Dans les nombreux documents qu'il nous a légués, Léré traite assez longuement de l'extraction de glaise à La Brévière par le sieur Langlois et de sa fabrique de poterie qu’il possédait à Compiègne1.
Il nous en donne une première description le 5 mars 1817, puis une seconde le 8 janvier 1818. Voici ce
qu'il écrit : "La seule fabrique de poterie de Compiègne est tenue par le Sieur Langlois et est située rue des vaches. Elle est très ancienne. La glaise est employée à la fabrique de
poterie, de tuiles, de briques et de carreaux. La terre employée pour la poterie est d’une nature argileuse. Elle se tire depuis un temps immémorial, 300 ans, à ce que dit Monsieur Langlois, dans
la forêt de Compiègne, près de La Brévière, à la route de Longpont, grande route de Morienval, avec la permission du gouvernement, donnée par le conservateur, en vertu d’un ancien droit
d’usage.

Le terrain sur lequel se trouve la glaisière n’est éloigné des dernières maisons de La Brévière que d’environ 500 pas. Il forme un monticule de 22 pieds de hauteur (7m12) qui s’étend vers les Grands Monts et vient se terminer au carrefour de La Brévière. Quant à ses prolongements latéraux j’en ignore l’étendue.
L’ouverture que j’ai vue, et dans laquelle je suis descendu, est faite à l’angle formé par les routes de Morienval et de Longpont. C’est un trou, en forme de puits de 2 pieds 6 pouces de diamètre (80cm) et profond de 15 pieds 6 pouces (5m) dans lequel on descend, non pas avec une échelle, mais au moyen d’excavations dans la glaise même, à droite et à gauche, suffisantes pour placer le pied et servant d’échelon.

Lorsque l’on est au fond du puits on descend une marche pour arriver dans les chambres. Il y en a à peu près dix faites depuis 15 ans ; avant on tirait la matière d’un autre endroit. Sa profondeur n’est pas considérable. Elle ne passe pas 21 à 22 pieds (environ 7m) ; on ne peut en tirer que 5 pieds d’épaisseur (1m60) qui peuvent être employés à la poterie, et le concessionnaire est tenu à laisser des piliers de la même largeur que le volume des terres qu’il enlève.
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1. Léré. Archives de la bibliothèque St Corneille. VDC 197/XV 6 et VDC 71.
Le 5 novembre 1944, le maire explique au Conseil qu'il y a nécessité de renouveler la concession des
passages sur différents chemins de la forêt de Compiègne.
Le Conseil
considère que "la lettre de l’inspecteur ne donnant pas une base suffisante aux droits revendiqués et pour lesquels on n’a jamais payé depuis un temps immémorial, ajourne sa décision jusqu’à
plus amples renseignements".
Nous ne verrons plus son camion
blanc aux raies rouges sillonner les rues et


Et puis il y avaient les souvenirs, lui qui avait connu les anciens, depuis longtemps disparus. Ceux à qui ils venait livrer les commandes avec son vélo et son
panier depuis Morienval quand il était tout gamin. A l'époque le danger de la route n'était pas présent comme il l'est aujourd'hui.


