Mardi 29 juillet 2014 2 29 /07 /Juil /2014 07:24

 

L'enseigne immaginée par Léon Duvauchel pour l'auberge de Vaudrampont date du 12 octobre 1884.

 

Ces deux photos sont donc postérieures à cette date, disons vers 1890.

 

A l'époque quoi de plus simple que de s'installer sur le devant de l'auberge pour déguster tranquillement son oranginade!

 

Et la circulation ? Qu'elle circulation ? Ce n'est tout de même pas la cariole du père Contant qui va géner. D'ailleurs son cheval est attaché le temps qu'il fasse quelque chose à l'intérieur, et comme il n'est jamais pressé le temps de prendre une seconde tournée sera bien accordé.

 

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Peut-on imaginer de telles scènes de nos jours, juste après le virage qui propulse des engins venant de Compiègne, parfois à plus de 80 kilomètres heure.

 

Certains diront que c'est pour la photo qu'ils se sont ainsi installés. Admettons. Mais ils semblent tout de même peu soucieux de voir arriver un bolide qui anéantirait en un instant ce paisible moment de détente.


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Lundi 28 juillet 2014 1 28 /07 /Juil /2014 07:27

 

Les travaux de réfection du ponceau de la route tournante des étangs de Saint-Jean, en sortie de l'ancien étang, qui avait bien souffert lors de l'orage du 5 juillet 2012, sont terminés.

 

Le chantier dont nous vous avons entretenu et montré plusieurs photos (8 mars 2014) n'a pas encore, maintenant qu'il est achevé, bénéficié de la présentation de sa phase finale.

 

En voici donc quelques vues.

 

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L'état du pont après l'orage

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Et après sa réfection

 

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Vendredi 25 juillet 2014 5 25 /07 /Juil /2014 07:05

 

Pour le Noël 1938, le PROGRÈS DE L’OISE du jeudi 5 janvier 1939, nous rapporte l’information suivante :

 

C’était fête dimanche dernier à l’Auberge de la jeunesse de Sainte-Périne où les Ajistes, sur l’initiative de leur si dévouée Mère aubergiste, offraient un arbre de Noël aux élèves de l’école communale de Saint-Jean-aux-Bois.

 

A 14h30, sous la conduite de leur instituteur, garçons et fillettes s’installent dans une des salles de l’Auberge où un magnifique sapin, richement orné et dont les branches ploient sous le poids des jouets, attire tous les regards…

 

C’est le Père Noël en personne qui, après avoir raconté de bien belles histoires, commence la distribution, aidé dans ce travail par une dame dont l’activité et le dévouement sont depuis longtemps connus dans notre commune.

 

 

Après des récitations et des chansons, le Chant des Adieux termine cette charmante petite fête, de laquelle chaque enfant emporte avec de nombreux jouets, livres et bombons, le meilleur souvenir.


 

Le même PROGRÈS DE L’OISE du mercredi 8 février 1939 nous apprend que 70 réfugiés espagnols sont placés à l’Auberge de jeunesse.


Ces réfugiés, au nombre de 1600 arrivés en gare de Creil le 4 février, avaient été répartis dans différentes localités de l’Oise dont 306 à Compiègne, et de là dans diverses communes du canton, dont 70 à Sainte-Périne.

 

C’est la dernière fois que la presse fera état de l’Auberge de jeunesse, la guerre entraînant sa fermeture.

 

Nous n’avons aucun écho sur une possible réouverture aux lendemains de la guerre. Il est fort probable que la maison redevint poste forestier.

 

Notons qu’à l’époque de son ouverture, l’Auberge n’a pas suscité que des approbations élogieuses, puisque nous trouvons dans les archives du docteur Bresset une note manuscrite sur le poste forestier de Sainte Périne, dont l’auteur inconnu écrit ceci, propos dont nous lui laissons la responsabilité :

« … permettez-moi de protester, mais un peu tard, contre la façon désinvolte dont un architecte qui se pique d’être directeur d’une agence départementale des monuments historiques, a saboté les derniers vestiges de la chapelle de l’Hermitte lors des travaux d’aménagement du poste forestier de Ste Périne en auberge de la jeunesse, peu avant la dernière guerre. »


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Jeudi 24 juillet 2014 4 24 /07 /Juil /2014 07:12

 

La Gazette de l'Oise du mercredi 21 septembre 1938 nous donne le compte rendu de cette manifestation.

 

 

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L’Auberge de la Jeunesse de Sainte-Périne à Saint-Jean-aux-Bois, n’a plus besoin d’être présentée aux lecteurs de « La Gazette de l’Oise ». Ce coin particulièrement agréable de la forêt fut le témoin, samedi et dimanche derniers, d’une magnifique fête de jeunesse à laquelle deux cent vingt adhérents des Auberges, jeunes filles et jeunes gens s’étaient donnés rendez-vous. L’annonce de ces réjouissances champêtres, feu de camp le samedi soir avec partie musicale et danses, représentation théâtrale le dimanche après-midi, avait au surplus attiré plus de six cents visiteurs.

 

Le mouvement « Ajiste » (néologisme déjà bien connu pour désigner cette organisation chaque jour plus sympathique des clubs d’usagers des Auberges de la Jeunesse) encore trop peu répandu en France, a marqué dimanche un sérieux pas en avant, montrant cette jeunesse citadine heureuse de vivre en plein air, sainement, simplement, ses heures de loisirs nouveaux.

 

 

Tout autour de l’Auberge, c’était une floraison de tentes : notre cliché a dû se borner à en saisir quelques-unes.

 

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Une très belle fête à Sainte-Périne 

 

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Les deux grands animateurs « Ajistes » de la représentation de dimanche et la gracieuse « Guizou » et son partenaire, le sympathique « Ramuntcho »

 

C’est une très belle fête en deux parties qui s’est déroulée samedi et dimanche dernier à l’auberge de la jeunesse de Sainte-Périne, créée, on nous permettre de le rappeler, grâce aux interventions de M. Mellenne, qui ont d’ailleurs trouvé la plus accueillante compréhension aussi bien auprès de la direction générale des Eaux et Forêts au ministère de l’agriculture qu’auprès de l’inspection régionale et de M. Heurteau, en particulier.

 

A cette occasion la grande foule des usagers était accourue, tant est grande et solidement établie déjà la renommée de l’auberge de Sainte-Périne.

 

Le samedi après-midi, une épreuve sportive était organisée entre les ajistes et le soir, un feu de camp était prévu.

 

Ce spectacle nocturne, dans un cadre tel que celui de la clairière où s’élève l’ancien poste forestier, ne pouvait manquer d’attirer les amis de la nature et de la jeunesse ; de fait cent cinquante visiteurs se joignirent aux ajistes spectateurs. Autour de la flamme se renouèrent les traditions aussi vieilles que le monde, des chants, de la musique et des danses, empruntant seulement au modernisme leurs moyens d’expression, spectacle toujours nouveau en son renouvellement, spectacle toujours goûté, qui révéla en tout cas à bon nombre de nos concitoyens, le charme des accents de l’harmonica.

 

La soirée se termina par l’embrasement de l’auberge, réalisé grâce au généreux concours de l’artificier compiégnois, M. Maillet.

 

Dimanche après-midi, ce fut encore bien autre chose : l’attrait de la fête promise, l’occasion de faire connaissance avec le milieu « ajiste » trop peu connu encore, le temps exceptionnellement engageant, tout contribua à attirer la grande foule des visiteurs. Plus de cinq cents entrées furent enregistrées !

 

C’étaient encore les productions « ajistes » qui constituèrent l’élément principal du spectacle qui allait se dérouler sur l’estrade dressée sous un bouquet d’arbres fort opportunément situé. Productions renforcées de la plus heureuse façon par le concours d’une artiste de belle réputation, « Kiliz » aux tyroliennes toujours impeccables que l’on applaudit aussi bien sur les scènes parisiennes qu’aux micros de la T.S.F., par celui des amateurs du Comité des Loisirs Compiégnois, enfin par celui des petits réfugiés espagnols, hébergés au château de La Brévière par la généreuse entr’aide du peuple suédois.

 

 

Le spectacle, certes nous ne le décrirons pas, il n’était que de le voir pour l’apprécier, en même temps que pour rendre hommage aux réelles qualités montrées par tous les acteurs.

 

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à suivre…

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Mercredi 23 juillet 2014 3 23 /07 /Juil /2014 07:20

 

Le 14 septembre 1938 c’est le PROGRÈS DE L’OISE qui donne l’information suivante :

 

Nous rappelons à nos lecteurs que la fête sylvestre organisée dans le parc de l’ancienne abbaye de Sainte-Périne aura lieu samedi et dimanche prochains.

 

Les répétitions du spectacle de variétés présenté le dimanche à 14h30 se poursuivent activement et il ne fait aucun doute que tous ceux qui feront le déplacement passeront une journée délicieuse dans un des coins de notre forêt les plus poétiques.

 

Le comité d’organisation a pu s’assurer la précieuse collaboration de la célèbre tyrolienne qui a fait courir tout Paris au théâtre Mogador pour voir « L’Auberge du cheval blanc » : Kiliz. C’est dire que le 18 elle électrisera littéralement le public.

 

Nous ne voulons pas révéler tous les détails du programme ; ajoutons seulement qu’un charmant corps de ballet prêtera également son concours dans des danses et chants espagnols, que deux sympathiques ajistes « Gizou et Ramuntcho » joueront à leur manière (qui est originale) la commère et le compère de la revue et que, pour contenter les plus difficiles, on pourra même applaudir… un orchestre auvergnat.

 

 

Souhaitons qu’un soleil radieux vienne éclairer cette charmante fête sylvestre.

           

 

La GAZETTE DE L'OISE du samedi 18 septembre 1938 apporte d’autres précisions.

 

Amis de la jeunesse, amis de la nature

c’est vous tous que l’on attend ce soir

        et demain à la Fête Sylvestre de l’auberge

        de la jeunesse de Sainte-Périne !

 

"C’est aujourd’hui et demain qu’à lieu la fête sylvestre organisée par le Club des Usagers de Compiègne à l’ancien poste forestier de Sainte-Périne (commune de St-Jean-aux-Bois).

 

En voici le programme détaillé :

 

Samedi 17 septembre, à 15 heures : rallye pédestre en forêt de Compiègne, exclusivement réservé aux membres des Auberges de la Jeunesse, avec départ et arrivée à Sainte-Périne.

 

Le soir, à 21 heures : grand feu de camp ajiste avec chants et divertissements. Entrée 2 francs.

 

Dimanche 18 septembre, à 14 h. 30 : les ajistes Gizou et Ramuntcho présenteront un spectacle de variétés avec la célèbre vedette « Kiliz », du théâtre Mogador, qui remporta un si vif succès dans « L’Auberge du Cheval Blanc », un charmant ballet espagnol, et quelques jeunes artistes du Comité des Loisirs de Compiègne.

 

 

Les prix d’entrée ont été fixés à 5 francs pour les chaises (nombre limité) et à 3 francs pour le promenoir. Demi-tarif pour les enfants au-dessous de quinze ans.

 

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L’Auberge de la Jeunesse de Sainte-Périne, « la plus belle que je connaisse depuis que je suis Ajiste » disent de nombreux visiteurs de toutes nations dans le modeste « cahier d’or » de cette incomparable retraite sylvestre, vue ici du bord de l’étang qui s’allonge devant sa façade.

 

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Autre aspect de l’ancien poste forestier, construit sur les vestiges d’une vieille abbaye, vu de l’arrière.

 

à suivre…

 


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