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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 05:30

 

Les commissions scolaires étaient en fait l’application d’une circulaire préfectorale en date du 25 avril 1882. Cette circulaire entrait dans le cadre de la loi du 16 juin 1881 sur l’instruction primaire. Le conseil municipal avait été amené à en délibérer.

Instruction publique (archives suite)

L'assemblée générale de la caisse des écoles du 3 juin 1934 s’attache surtout à la désignation des membres qui animeront la caisse des écoles. Messieurs Langelez Arthur, maire, président de droit ; Tourneur Louis, adjoint, vice-président ; le docteur Bresset, délégué cantonal ; Lemaire Henri, Tourneur Aimé et Cléry Alexandre, membres de la commission scolaire ; Blotière Arsène, secrétaire ; Bobinet Benjamin et Condette Jean, instituteur, trésorier. Ce bureau essentiellement composé d’hommes s’adjoint cependant hors cadre, un certain nombre de femmes, pour la circonstance appelées « Dames patronnesses ». Mesdames Veuve Langelez Désiré, Hammel, Lanoé, Pinnington, Melle Basselart.

 

Ce registre s’étend du 3 juin 1934 au 25 mars 1960, date de sa clôture.

 

Dès le départ la caisse des écoles se montre très dynamique, initiant des activités dont certaines peuvent s’étendre aux habitants du village. Ainsi lors de sa première réunion, le 25 juin 1934, le comité décide : « qu’il sera fait une distribution de prix à la fin de l’année scolaire avec fête enfantine et tombola ».

 

L’instituteur, M. Condette, « soumet le projet d’achat d’un appareil Ciné Pathé Baby pour permettre de parfaire l’instruction et offrir quelques loisirs intéressants à ses élèves, cette acquisition ainsi que la location des films seraient faites sous le patronage de la société Radio-ciné de Compiègne dont un membre monsieur Beuzard, directeur de l’école Pierre Sauvage, viendrait de temps en temps faire des démonstrations avec un appareil plus important et à la présentation desquelles les habitants de la commune pourraient assister ; après discussion le projet de M. Condette est pris en considération et mis à l’étude ».

 

Dans sa séance du 15 octobre 1934, l’instituteur présente aux membres du comité de la caisse des écoles l’appareil cinématographique. « Après avoir fait dérouler aux yeux des assistants une série de films traitant de différents sujets artistiques, historiques, géographiques et même comiques très intéressants, M. l’instituteur démontre tout ce qu’il pourrait tirer d’instructif et de récréatif pour ses élèves des films très variés qu’il aurait à sa disposition… Le comité très satisfait du fonctionnement de cet appareil, l’état de la caisse permettant actuellement son acquisition donne mission à M. l’instituteur de l’effectuer ainsi que la confection d’un écran et l’abonnement aux films ».

 

Une séance cinématographique peut ainsi être présentée lors de l’assemblée générale du 31 mars 1935 « qui fait la joie de l’assistance ».

 

Lors de la séance du 5 juillet 1935, le maire, président, donne lecture de la lettre de monsieur Arsène Blotière par laquelle « il lui demande de bien vouloir accepter sa démission de secrétaire ».

 

Monsieur Blotière qui avait très mal pris le fait de ne pas avoir réélu conseiller municipal lors des scrutins des 5 et 12 mars précédents, avait estimé « que si on ne lui faisait pas confiance pour être élu au conseil municipal, il n’y avait pas de raison pour qu’on lui fasse confiance comme secrétaire de la caisse des écoles ». Aucun candidat ne se manifeste pour le poste de secrétaire.

 

« Pour les jeux devant avoir lieu le jour du 14 juillet sur la place communale, le comité émet le vœu de voir les enfants de 12 à 15 ans faire une course de bicyclette à laquelle sera attribuée des prix en rapport avec l’âge des concurrents ».

 

La fête scolaire est fixée au 21 juillet 1935.

 

Lors de l’assemblée générale du 16 février 1936 qui a lieu dans la salle de classe « au milieu d’une assistance nombreuse » des films sont projetés dont Crainquebille d’Anatole France. « La séance est levée au milieu de la satisfaction générale ».

 

C’est donc la surprise de lire le compte rendu suivant quelques jours plus tard :

 

Instruction publique (archives suite)

Comme quoi tout ne baignait pas dans l’huile à Saint Jean aux Bois.

 

à suivre…

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 14:29

 

1 R 1

1 Caisse des écoles — Registre des délibérations

 

Les archives communales concernant l’enseignement, dont nous venons de donner un aperçu à travers les registres d’appel journalier, renferment quantités d’autres documents les plus divers qui, consultés donnent une foule de renseignements à la fois sur les élèves et à travers eux sur les familles de la commune.

 

Toutes ces archives sont classées dans la série R, enseignement, sciences, etc., elle-même divisée en série 1R (Instruction publique) divisée en sous-séries de 1R1 à 1R15 et 2R (Sciences, lettres et arts) comprenant la sous-série 2R1 (Monuments historiques)

 

Au travers les articles qui vont suivre, c’est la série 1R et ses sous-séries, qui va être présentée avec quelques exemples à l’appui. Entrer dans le détail risquerait d’être fastidieux, chaque sous-série pouvant comporter plusieurs dizaines de registres.

 

La sous-série 1R1 est intitulé « Caisse des écoles et Registre des délibérations ».

 

La première partie de ce registre conserve les délibérations de la commission scolaire. Il s’étend du 2 mars 1884 au 21 février 1909 et comporte les 48 P.V. de la commission.

 

La première délibération donne le ton de celles qui suivent. Il s’agit sur la base du contrôle des registres d’appel, de noter l’absence de certains élèves pour lesquels le motif n’a pas été signalé par les parents et en conséquence de leur infliger les peines prévues à cet effet.

Instruction publique (archives)

La seconde partie du registre concerne la caisse des écoles. La première délibération date du 3 juin 1934. Il s’agit d’un rappel de la dernière réunion de la commission scolaire de 1909 et de la création d’une caisse des écoles en 1910, qui n’a en réalité jamais fonctionnée. 

Instruction publique (archives)

Dans les faits cette création était le résultat d’une délibération en date du 27 juin 1909 à la suite d’un vœu du sous-préfet tendant à voir s’établir une caisse des écoles dans la commune. Le conseil avait, semble-t-il accédé à ce souhait sans grande conviction, bien qu’il en ait élu les membres devant composer le bureau. A la suite de quoi nous ne trouvons aucune trace concernant l’activité de cette caisse des écoles.

à suivre …

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 05:30

 

Mardi 7 octobre 1879 — Echo de l’Oise

 

Dans le numéro de ce jour de 1879 nous lisons cet article :

Les registres de présence dans les écoles

Les registres d’appel et de présence étaient depuis longtemps une obligation que l’instituteur se devait d’exécuter chaque jour.

 

Les premiers registres trouvés dans les archives de la commune remontent à l’année scolaire 1857/1858. Nous donnons ci-dessous un extrait de celui-ci.

Les registres de présence dans les écoles
Les registres de présence dans les écoles
Les registres de présence dans les écoles
Les registres de présence dans les écoles

Il est intéressant d’y retrouver les noms de toutes ces familles qui composaient alors le village et ses hameaux. En ce mois de novembre 1857 ce ne sont pas moins de 61 élèves qui fréquentent l’école communale, des plus petits aux plus grands. L’instituteur avait fort à faire avec cette ribambelle d’enfants qui s’entassaient dans une seule pièce.

 

Vous remarquerez aussi que l’école n’était pas gratuite. La colonne « Payants » étant cochée pour la plupart des élèves. Les gratuits étaient très restreints et concernaient des familles vraiment indigentes, comparées aux autres qui pourtant n’étaient pas fortunées.

 

La commune conserve dans ses archives les registres d’appel journalier, de compositions et de notes mensuelles des années suivantes : de 1857 à 1860 ; manque 1861 ; 1862 à 1865 ; manque 1866 ; 1867 ; manque 1868 ; 1869-1870 — 1870-1871 ; 1871 à 1873 ; manque 1874 ; 1875 ; manque 1876 ; 1877.

 

Ainsi que les registres d’appel et de présence des années suivantes : 1877 et 1878 ; 1879-1880 ; manque 1880-1881 — 1881-1882 et 1882-1883 ;  1883-1884 à 1886-1887 ; manque 1887-1888 ; 1888-1889 et 1889-1890 ; manque 1890-1891 à 1892-1893 ; 1893-1894 à 1899-1900 ; manque 1900-1901 à 1903-1904 ; 1904-1905 et 1905-1906 ; manque 1906-1907 ; 1907-1908 à 1909-1910 ; manque 1910-1911 à 1912-1913 ; 1913-1914 à 1915-1916.

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 05:30

 

Nous avons retrouvé dans les archives du docteur Bresset une copie, de la main d’un anonyme, d’un article écrit par Marie Antide Poirson, inspecteur des forêts de la couronne, en poste dans la forêt de Compiègne à ce moment, paru au mois de décembre 1842.

 

Le même Poirson qui, avec son épouse Louise Virgine Calabre, baptisèrent Marie-Sophie le 4 décembre 1842. (voir article du 14 septembre 2011 – La cloche)

 

La richesse des documents conservés par Gallica/Bibliothèque de France, nous a permis de retrouver rapidement cet articles paru dans les « Annales forestières ».

Première page de la copie

Première page de la copie

Sur le "Gros Chêne de Saint-Jean"
Sur le "Gros Chêne de Saint-Jean"
Sur le "Gros Chêne de Saint-Jean"
Sur le "Gros Chêne de Saint-Jean"
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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 05:32

 

Christian Delage, Président de l'association "Des orgues pour Saint-jean", nous informe que :

 

Sur une idée de Valérie Thuleau et de Pierre Lefranc, tous deux professeurs au Conservatoire de musique de Compiègne dirigé par Alain Rémy, l’abbatiale de Saint-Jean-aux-Bois accueillera dimanche prochain, jour de la fête des pères, à 18h, de nombreux élèves (environ 60 au total) qui auront plaisir à se produire devant leurs professeurs et leurs parents… et vous-mêmes qui serez les bienvenus!

 

Au programme, des acteurs et des productions très variés :

 

- 2 chorales, « Arabesque » et « La Villanelle ».

- 4 solistes de la classe de chant.

- 2 instruments: violoncelle et grand orgue avec, au passage, un petit intermède pédagogique illustré de ce nouvel instrument.

- des auteurs prestigieux: Bach, César Franck, Léo Delibes, Rossini, Louis  Vierne…

 

L’entrée sera libre, et le spectacle donné à titre gracieux par tous ces élèves et leurs professeurs.

Leur plaisir sera le vôtre.

Bienvenu à cette super fête des pères à Saint-Jean!

 

Jacques Bouteiller et Christian Delage

Concert en l'abbatiale
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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 05:30

 

C'est avec le dévelopement de la circulation automobile, aux lendemains de la guerre de 1914-1918 qu'apparaissent dans les villes les premiers panneaux de signalisation. L'usage de l'automobile se développant, ceux-ci se mettent à envahir les villages et les campagnes les plus reculés de l'hexagone. (on disait à l'époque "les panneaux indicateurs")

 

Saint-Jean n'échappe pas au phénomène, et c'est en 1924 que les premiers fleurissent.

 

Lors du conseil municipal en date du 24 août : 

Panneaux de signalisation

Ainsi, dans la séance du 9 novembre 1924 :

Panneaux de signalisation

Ces panneaux, dont le caractère publicitaire était évident, étaient proposés gratuitement aux communes qui acceptaient où refusaient. C'est ce qui se passe à Saint-Jean quand le conseil municipal, de nouveau sollicité, décide dans sa séance du 8 février 1925 que :

Panneaux de signalisation

Aucune photo, s'il en fut faites, ne nous reste de ces panneaux.

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 05:32

 

Nous avons publié (voir « Un peu d’histoire » du 30 octobre 2013) la liste des habitants soumis à l’impôt du aux troupes prussiennes.

 

Sans avoir le détail de ce que dût subir la commune, nous en retrouvons la trace au travers de quelques documents conservés.

 

Ainsi une délibération du conseil municipal en date du 8 janvier 1871 qui l’oblige à aménager le budget pour faire face aux dépenses occasionnées par l’occupation prussienne. 

Un peu d’histoire : il y a 245 ans

Ces dépenses seront compensées en 1874 par le ministère de l’intérieur comme nous le voyons par la délibération ci-après par laquelle le conseil demande l’autorisation de vendre ces indemnités.

Un peu d’histoire : il y a 245 ans

Certains habitants percevront aussi quelques compensations. Nous apprenons à la lecture du rapport fait par le préfet de l’Oise lors de la 2ème session du conseil général en 1875 que celui-ci « Demande le vote d'une somme de 765frs,75c. représentant le montant de la location du 1er octobre 1870 au 31 décembre 1871 de la brigade de gendarmerie de Saint Jean aux Bois, pour indemniser les propriétaires du logement fourni par eux à cette brigade ».

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 05:31

 

Après avoir traité longuement il y a quelques temps de la « Bonne idée » et de l’auberge de la mère Leroy qui l’avait précédée, il y a déjà bien longtemps, j’ai omis de vous signaler qu’en 1887, deux artistes peintres domiciliés à Paris BOUDIER Édouard et SCHREIBER Charles Baptiste, avaient été les témoins lors de la déclaration de la naissance d’Édouard Constant LE ROY le 24 octobre.

Compléments d’information
Compléments d’information
Compléments d’information

Ces deux peintres séjournaient assez souvent dans la région. Nous n’avons pas trace des œuvres de Schreiber. Par contre plusieurs tableaux et croquis de Boudier figurent dans le catalogue du musée Vivenel à Compiègne. Un certain nombre de ceux-ci représente des vues de St Jean et de ses alentours immédiats.

Un croquis de Boudier

Un croquis de Boudier

Bien que nous n’ayons aucun texte qui le prouve on peut penser que s’ils acceptent d’être les témoins de la naissance du fils de l’aubergiste c’est qu’ils séjournaient chez lui lors de leurs séjours dans la région et avaient noué avec la famille Leroy des liens d’amitié.

 

Edouard Constant Le Roy décèdera relativement jeune, le  24 mars 1914 âgé à peine de 27 ans.

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 05:35

 

Dans le numéro XXIV des "Annales archéologiques" de 1864, Louis Sauvageot, publie une étude sur le prix que pourrait coûter la construction de l'église abbatiale, si elle devait être construite à cette époque.

 

C'est assez curieux de lire cette étude.

 

Toutefois ce qui nous rassure c'est de lire qu'à ce moment, Louis sauvageot donnaît à l'église une espérence de vie de six siècles. Ce qui laisse à nos successeurs de belles heures à écouter l'orgue  en concert.

 

Vous remarquerez que figure sur les croquis de l'époque, une flèche au-dessus du transept.

Coût de l'église abbatiale
Coût de l'église abbatiale
Coût de l'église abbatiale
Coût de l'église abbatiale
Coût de l'église abbatiale
Coût de l'église abbatiale
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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 05:30

29 juillet 1745 décès de B. Hervé Philippe VIRIER, chanoine régulier   

Défunts enterrés dans l’église (3)
Défunts enterrés dans l’église (3)

14 mai 1747 décès de Jean SAVARY

Défunts enterrés dans l’église (3)

8 novembre 1759 décès du R. P. Antoine PARIER

Défunts enterrés dans l’église (3)

24 janvier1761 décès de Jean Michel PATIN  

Défunts enterrés dans l’église (3)

22 janvier 1762 décès de Jean Baptiste PAULIN

Défunts enterrés dans l’église (3)

3 avril 1762 décès de François DARCHIN

Défunts enterrés dans l’église (3)

Ouvrons une parenthèse pour préciser que François Darchin, originaire de Morienval, était au service de l’abbaye depuis de nombreuses années. Marié à Saint-Jean avec Marie Anne Fillon le 5 juin 1725, il fut employé à la ferme comme laboureur pour devenir à partir de 1742 le fermier en titre de l’abbaye. A la suite du décès de son épouse le 2 octobre 1747, il continue, en 1749 le bail de la ferme en association avec son fils François. Il terminera ses vieux jours au service des quelques chanoines qui peuplent encore l’abbaye. 

 

5 mai 1770 décès de Charles Eugène DUBOIS

Défunts enterrés dans l’église (3)

Charles Eugène Dubois fut le dernier prieur inhumé en l’église. Resté sur place après 1761 pour assurer la gestion des biens de l’abbaye, c’est à ce titre qu’il prit place dans le chœur de l’église. Son successeur, le curé Bonvalot, n’eut pas ce privilège, la révolution étant passée par là, lui permettra de jouer un rôle qu’il n’avait certainement pas envisagé au moment de sa nomination au mois de juin 1770.

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