Mois : décembre 2015

De l’usage des prénoms

 

Il est devenu courant, de nos jours, d’entendre appelé des enfants par des prénoms qui quelquefois interrogent sur leur origine.

 

Il n’en fut pas toujours ainsi, jusqu’à une époque dans le fond pas si lointaine.

 

Aux lendemains de la révolution française des prénoms faisant référence à cet événement fleurissaient dans les registres de l’état civil.

 

Ainsi, au hasard des naissances sur les années allant de 1792 à 1796, nous notons à Saint-Jean des prénoms qui furent certainement difficile a porter par la suite par ceux qui en étaient affublés : Louis La Fleur Le Vasseur, Lafleur Rémi, Prairial Bara Leleu, Basilique Thermidor Lefèvre, Thermidor Langelez, Louis Vendémiaire Cornet, Pierre Lafleur Rossard. Lorsqu’il s’agissait du second prénom les conséquences étaient moins gênantes.

 

L’importante mortalité infantile de cette époque fit que la plupart de ces nouveaux nés, malheureusement, ne survécurent que peu de temps à leur naissance. Thermidor Langelez décède le 13 brumaire an 4 (4 novembre 1795), Prairial Bara Le Leu le 9 floréal an 6 (28 avril 1798), Louis Vendémiaire Cornet le 6 vendémiaire an 6 (27 septembre 1797), Pierre Lafleur Rossard le 20 messidor an 8 (9 juillet 1800). Basilique Thermidor Le Lefèvre se mariera le 14 novembre 1815 sous ce prénom.

 

Pour mettre fin à cette pratique, quelquefois fantaisiste, et pour revenir à des prénoms baptismaux plus en rapport avec la tradition, Napoléon, premier consul, fit édicter le 11 germinal an XI (2 avril 1803) une loi qui précisait dans son article 1er que :

 

« A compter de la publication de la présente loi, les noms en usage dans les différents calendriers, et ceux des personnages connus de l’histoire ancienne, pourront seuls être reçus, comme prénoms sur les registres de l’état civil destinés à constater la naissance des enfants ; et il est interdit aux officiers publics d’en admettre aucun autre dans leurs actes ».

 

L’article II, permettait « A toute personne qui porte actuellement comme prénom, soit le nom d’une famille existante, soit un nom quelconque qui ne se trouve pas dans la désignation de l’article précédent, pourra en demander le changement, en se conformant aux dispositions de ce même article ».

 

Ce qui n’empêcha pas de voir surgir un certain nombre de surnoms ou sobriquets non officiels qui pour certains prirent, toute leur vie, la place de leur véritable prénom ; bien souvent pour les distinguer de leur père ou de leur grand père portant le même prénom. Nous rencontrons à Saint-Jean des personnes dont le prénom usuel, n’avait rien à voir avec le prénom déclaré sur leur acte de naissance. Vous en avez peut-être en tête quelques uns.

 

Pour l’anecdote :

 

Cette loi permet de donner comme prénoms ceux qui figurent dans les calendriers (des saints, révolutionnaire, musulman, etc.), ou ceux de personnages connus dans l’histoire ancienne, à condition qu’ils aient existé et se soient manifestés avant le Moyen Age (sont ainsi autorisés : Achille, Vercingétorix, mais les dieux de la mythologie sont exclus). Le gouvernement consulaire fit dresser un répertoire des noms autorisés. On trouve parmi ceux-ci :

 

Pour les garçons :

Abédécales, Abide, Abscode, Acepsimas, Anstriclinien, Aphone, Aproncule, Bananuphe, Calépode, Canisius, Coconain, Cordule, Delcolle, Dorymédon, Eupsyque, Eusémiote, Frichoux, Gobdélas, Gorgon, Guthagon, Gabin, Havenne, Huldegrin, Injurieux, Ithamace, Keintegern, Lézin, Lupède, Ludon, Latin, Mappalique, Melchiad, Métromane, Moucherat, Nizilon, Némèse, Odilard, Oenillin, Onésiphore, Ouarlax, Palphètre, Pamphalon, Patape, Pèlerin, Pétronin, Philogon, Pipe, Proscidile, Quoamal, Rasyphe, Sabas, Smaragde, Syarèse, Télesphore, Théoïde, Théopiste, Théopompe, Triphon, Tripodes, Tychique, Ubède, Urciscène, Usthazades, Viedemial, Ynsigo, Zotoucque.

 

Et pour les filles

Agetine, Animaïde, Arcade, Avaugourg, Bertoarde, Bibienne, Conchinne, Crispine, Cuthburge, Dodoline, Dorothée, Dorphate, Édifrède, Égobille, Ensvide, Épicaride, Ésothéide, Godine, Golinduche, Guimfroye, Hérondine, Hune, Irmine, Kymescide, Lupite, Macarie, Mamelthe, Mazote, Mirlouriraine, Nossète, Obdule, Oringue, Panduine, Piste, Pompine, Porcaire, Rusticule, Sigouleine, Sosipatre, Supporine, Tatienne, Venefride, Yphenge, Zingue, Zite, Zuarde.

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Détendons-nous un peu

 

Venant d’acheter un appareil électro-ménager, je conserve la facture sur laquelle il est précisé que celui-ci est garanti durant une année.

 

Ainsi, il est assuré contre tous vices de fabrication et serait réparé gratis en cas de problèmes. Ce que je ne souhaite pas et réfléchi alors au temps que pourrait me durer cet appareil.

 

Et je me souviens alors avoir vu cela écrit quelques part et me rappelle qu’en 1842, lorsque le conseil municipal décida de remplacer la cloche de l’église, alors cassée, le fondeur de l’époque garanti pour une année celle qu’il livra à la commune contre tous vices de fabrication.

 

Là, c’est écrit noir sur blanc !

Détendons-nous un peu

Alors je fais le calcul.

 

Marie Sophie, depuis son premier son en 1843, est toujours en place sans une ride, du moins sans une fêlure, sonnant allégrement heures, angélus, messes, mariages et enterrements, depuis plus de 172 ans, alors si dans autant d’année je me sers encore de mon appareil je pourrai être satisfait des services qu’il m’aura rendu. 

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Adieux aux deux hêtres

 

Depuis près de quarante ans que je les voyais, sinon quotidiennement du moins plusieurs fois par semaine, me dominant de leur haute taille, ça me rend tout triste de ne plus les voir. De ne dominer à mon tour que les restes de leur splendeur.

Adieux aux deux hêtres
Adieux aux deux hêtres

Evidemment, lorsque je passais près d’eux, ils ne me parlaient pas. Mais la forêt à tant de choses à dire à celui qui sait l’écouter.

 

C’est sûr, dira-t-on, il est nécessaire que la forêt se régénère, que les plus vieux arbres laisse la place aux jeunes plans, qui à leur tour deviendront grands et robustes.

 

N’empêche, ce n’est pas sans nostalgie qu’on les voit ainsi partir.

 

Quarante ans, pour nous humain, c’est un long moment de notre vie qui part avec eux. Que de faits se sont produits durant ce temps. Le village a bien changé, s’est transformé.

 

Tous les anciens Solitaires qui, depuis, nous ont quitté. Des plus jeunes les ont remplacé. Ainsi va la vie. Et la tête reste pleine de souvenirs.

 

Ces hêtres, peut-être que leurs grumes vont connaître une autre vie. Elle verront, qui sait, d’autres cieux, voyagerons, pourquoi pas, jusqu’en Chine ; visiterons des fabriques de meubles, de chaises ou plus vulgairement de caisses.

 

Il faudra se faire à l’idée de ne plus les voir. Quand même, c’est un sacré vide à leur place !

Adieux aux deux hêtres
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Noël 2015

Noël 2015

Et en attendant voyez comment une équipe aux mains expertes prépare la maison du village pour vous acceuillir.

Noël 2015
Noël 2015
Noël 2015
Noël 2015
Noël 2015
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Noël 2015
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