Paul Merwart

Paul (ou Pawel) Merwart, artiste peintre franco-polonais, faisait partie du cercle des amis de Léon Duvauchel.


ETUDE-BIOGRAPHIQUE--Impression-recto-verso--10-co-copie-1.jpgC’est Paul Merwart qui fit le portrait de Léon Duvauchel, que nous avions exposé en 2002, grâce à l’obligeance de monsieur Blanchegorge, conser-vateur du musée Vivenel à Compiègne qui en a la propriété.


Au mois de juin 1882, Léon Duvauchel dédie un poème à Paul Merwart, « D’après nature » écrit à La Brévière.


Paul Merwart, né à Marianowka en Pologne, alors partie de l’empire russe, le 25 mars 1855 est mort lors de l’irruption de la montagne Pelée à Saint Pierre de la Martinique le 8 mai 1902. Il précéda de peu Léon Duvauchel mort le 20 juin suivant.


Son père était un français résidant en Pologne, marié à une polonaise. Paul passe sa jeunesse en Pologne, voyage en Europe, fait des études en Autriche et en Allemagne, puis s’installe en France. Plaque_Paul_Merwart-2C_13_avenue_Frochot-2C_Paris_9.jpegDe 1877 à 1884, il est étudiant à l’école des Beaux-Arts de Paris.


Introduit dans le milieu colonial par son frère Emile, gouverneur des colonies, il devient le peintre officiel du Ministère des colonies puis de celui de la marine.


Nombre de ses peintures figurent des sujets exotiques inspirés par les colonies françaises.


Il avait son atelier au 13 rue Flochot dans le 9ème arrondissement.


Athanase Fossé (2)

La-Moussiere-copie-1.jpgAu Salon de 1896 sera exposé le buste de La Moussière dont nous présen-tons le dessin et le buste peint par Duvauchel.


Au Salon de 1898 A. Fossé présente un haut relief représentant Jeanne d’Arc sortant des flammes du bûcher, enlevée, délivrée par la mort. En 1899 c’est un groupe destiné à symboliser le but de l’association La Dotation de la jeunesse de France, société philanthro-pique, que celle-ci lui avait commandé. L’année suivante c’est la statue du bienfaiteur de cette association.


En 1900 il faut ajouter une statue représentant la République de Libéria exposée à l’exposition universelle de 1900.


Scupture de FosséMentionnons en outre des cariatides pour un hôtel particulier de l’avenue de Tourville à Paris, la décoration du pavillon central de l’hôtel de ville d’Amiens, une cheminée monumentale en pierre pout l’hôtel du prince Roland Bonaparte.


L’énumération forcément incomplète et l’examen rapide des œuvres d’A. Fossé montrent l’existence laborieuse de ce statuaire de valeur dont le succès est venu récompenser les efforts persévérants.


Nous ne serions oublier le monument dédié à son cher ami Léon Duvauchel, inauguré en 1903, dont nous reparlerons plus longuement.


Athanase Fossé décède en 1923. Il sera inhumé dans le cimetière d’Allonville pour lequel il avait sculpté le monument aux morts de la commune en 1920.


De nombreuses œuvres peuvent être vues à Amiens (Hôtel de ville, musées, cimetière de la Madeleine) et à Paris.

 

Source : Silhouettes picardes de Maurice Thierry et divers.

Pour en savoir un peu plus sur Athanase Fossé :

http://urp.ffct.org/PP2011/Avril%202011/Page%202.pdf

http://europeana.eu/portal/record/03919/88341916EF357F7308959BD1B759E8AE02CC3686.html?start=7&query=d%C3%A9fil%C3%A9+14+juillet

Pour en savoir plus sur Jean-Baptiste Jupille :

http://www.joinville-le-pont.info/article-4938558.html

 

Petit rappel pour samedi et dimanche

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Brocante-1-copie


Athanase Fossé

Léon Duvauchel aimait la société. Ainsi nous sont parvenu quantité de rencontres faites à « La Moussière« . De nombreux amis, plus ou moins célèbres, venaient lui rendre visite. Parmi ceux-ci, quelques-uns, lui étaient plus particulièrement chers ; c’est le cas du sculpteur picard Athanase Fossé, « un pays » comme on dit. Ce dernier lui moula le buste de « La Moussière » en l’honneur de l’héroïne de son roman et de la demeure qui porte ce nom.

 

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Athanase Fossé


Sculpteur français, né le 7 janvier 1851 à Allonville dans la Somme, d’une famille de commerçants. De bonne heure sa vocation artistique s’affirma. Comme il manifestait le goût le plus vif pour le dessin, vers sa quatorzième année, il alla suivre à Amiens les cours de l’école des Beaux-Arts. Matin et soir, par tous les temps, il accomplissait à pieds les sept kilomètres qui séparaient son village du chef-lieu du département. Devant une aussi ferme résolution, les parents de Fossé lui laissèrent suivre son penchant.


A. FosséEn 1874, il partit pour Paris étudier la sculpture à l’école des Beaux-Arts. Ses progrès furent rapides, car deux ans plus tard, il faisait son premier envoi au Salon, avec le buste du sculpteur picard Caudron, aujourd’hui au musée d’Amiens. L’année suivante, il exposait un buste en plâtre de la République française qui se trouve aussi au chef-lieu du département de la somme.


Dès lors, la production de ce vaillant artiste ne va plus s’arrêter et chaque année verra éclore des œuvres fortes et gracieuses.


Dès la trentaine commence la série des œuvres originales, avec sa Jeanne d’Arc prisonnière, commandée par la ville du Crotoy.


En 1882, c’est la Vague. Cette ravissante figure est personnalisée par une jeune et belle femme nue, au corps élégant et souple, suivant les ondulations du flot qui la porte.


L’année suivante Fossé expose au Salon son Bûcheron. En 1883 ce sera La Bayadère, danseuse orientale esquissant un pas chorégraphique.


Billet-de-5-francs.jpgLe berger Jupille luttant contre un chien enragé, fut très remarqué au Salon de 1887. (Jean-Baptiste Jupille, 2ème vacciné contre la rage par Louis Pasteur ; ajoutons pour l’anecdote que la plupart d’entre vous ont eu un jour entre les mains la repro-duction de cette sculpture sous la forme du billet de 5 francs émis en 1966, reproduit ci-contre).


En 1888, A. Fossé expose la Nuit du 4 décembre. Ce groupe traduit en plâtre le vers de Victor Hugo, dans les Châtiments « L’enfant avait reçu deux balles dans la tête ».


En 1892, ce sont Les Cerises et en 1894, on put admirer un groupe en plâtre : L’Explorateur.


En 1895 c’est Marie Fouré dont nous avons traité de l’inauguration.


Inauguration de la statue de Rouget de Lisle (2)

 

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La carte postale de l’auberge Perdu et le discours de Jacques Lecomte proviennent de nos archives.

Tous les autres documents nous avaient été adressés par la mairie de Choisy-le-Roi en 2002 lors des journées Duvauchel organisées pour marquer le centenaire de sa mort. Nous renouvelons encore nos remerciements.


Inauguration de la statue de Rouget de Lisle

LÉON DUVAUCHEL PARTICIPE À PLUSIEURS INAUGURATIONS DE MONUMENTS OÙ SONT DÉCLAMÉS SES POÈMES, ET ÉCRITS EN MÉMOIRE DES HONORÉS.

 

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Le 23 juillet 1882, à l ‘occasion de l ‘inauguration du monument à la mémoire de Rouget de Lisle, mort à Choisy-le-Roi le 27 juin 1836, M. Davrigny de la Comédie Française lit le poème intitulé :  » Rouget de Lisle « .

Ce poème sera repris par Mme Louise Daubrive, du Théâtre Libre, aux fêtes du centenaire de « La Marseillaise  » le 24 avril 1892.

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 Avis Souscription

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à suivre