Catégorie : Patrimoine

Tour du village

  

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 La rue des Abbesses. Cette rue épouse le fossé qui sur l’extérieur enserrait l’abbaye.  


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La petite cour, la place du village, la mairie, la rue du Parquet, le cimetière et le lavoir.


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Mante religieuse

Mante religieuse


Cet insecte assez impressionnant est une mante religieuse. On n’en rencontre que très rarement en forêt de Compiègne. D’ailleurs dans cette région elle fait partie des insectes protégés. De toutes ces années que j’ai passé ici, c’est la deuxième fois que j’en rencontre il me semble. Aussi n’ais-je pas manqué au plaisir de la photographier. Pour cela je l’ai posé sur un volet de la maison afin de mieux faire ressortir ses belles couleurs vertes.


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 P1010090Cet insecte est carnassier et très vorace se délectant de tout autre insecte passant à la portée de ses pattes. En voyant cette mante je me dis que si de tels monstres, ayant la taille d’un cerf ou d’un sanglier, peuplaient la forêt, il ne ferait pas bon s’y aventurer seul. Présentement je pourrai dire adieu à mes promenades solitaires à la recherche des champignons par crainte d’être pris pour un insecte.

Il lui arrive même de dévorer le mâle qui la féconde pendant ou après l’acte. Alors là je frémis plus encore en pensant qu’il y a belle lurette que je ne serai plus de ce monde !

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La petite branche

P1010090.JPGLa petite branche

Ce matin j’ai ramassé une petite branche cassée.

Elle gisait là, inerte sur le sol du chemin.

Ce n’était pas encore une branche morte, mais je n’ai pu la sauver et c’est dommage.

Oh oui ! Quel dommage !

Regardez comme elle était avancée pour son âge. Elle semblait avoir un bel avenir devant elle cette petite branche.

Regardez, comme elle connaissait déjà plusieurs lettres de l’alphabet.


1    2    3    4    5  


Le A ; et le b ; et le d ; et le p ; et le q, et qui sait en y regardant de plus près quelques autres peut-être.

En géométrie elle semblait également posséder de solides bases. Voyez comme l’angle droit, les parallèles et autres perpendiculaires n’avaient plus de secret pour elle.

A présent elle gît sur une feuille de papier, là où elle aurait certainement tant voulu écrire.

Ah oui c’est vraiment bien dommage de briser une carrière qui promettait d’être si brillante. Que la nature est parfois cruelle.

Oh oui ! Quel dommage !

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La salle capitulaire

LA SALLE CAPITULAIRE (fin XIIe siècle)

 

La salle capitulaire, aussi appelée salle du chapitre, était le lieu dans lequel se réunissaient les religieuses bénédictines pour délibérer sur les affaires de la communauté. Elle se trouvait contiguë au cloître et incluse dans les bâtiments conventuels. Ceux-ci s’étendaient sur une cinquantaine de mètres, dont un bâtiment de deux niveaux de 27 mètres de long. Ils étaient aménagés sur le côté sud de l’église. Ils comprenaient, entre autres, le dortoir, les cellules et le réfectoire.


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On remarque les traces de ce bâtiment sur le mur de la nef au dessus de la salle capitilaire (voir la photo).

Devant la salle capitulaire existait un cloître, démoli à une époque indéterminée. Deux bancs de pierre existent toujours le long du mur de l’église, seuls vestiges de ce cloître .


27La construction de la salle capitulaire est contemporaine à tous les bâtiments de l’abbaye.

Après 1794, les diverses utilisations qui sont faites de ce bâtiment, (orangerie, écurie pour chèvres et mulets, remise de pompes à incendie, etc.) contribuèrent à sa dégradation.

L’inscription de cette salle à l’inventaire des monuments historiques date de 1849. Peu de temps auparavant, en 1847, la commune en avait fait l’acquisition.

Suite à l’effondrement de la toiture au mois de juin 1888 des travaux de restauration seront entrepris dès l’année suivante.

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La porte de la ferme

LA FERME DE L’ABBAYE (XII au XVIIIe siècle)

           

          Cette porte marquait l’entrée de la ferme de l’abbaye. Contemporaine au couvent, cette ferme était le lieu où logeaient les quelques laïcs exclusivement au service des abbesses. Il est le seul vestige de la ferme conservé dans son état d’origine.

 

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 8.jpgCette ferme se composait de maisons d’habitations, d’une grange très importante dont on voit les vestiges sur l’une des cartes postales, d’un abreuvoir, de plusieurs étables et écuries, d’un colombier. La cour intérieure était appelée la basse-cour.

 

        A partir des années 1680, les chanoines louèrent la ferme, ainsi que les terres de l’abbaye, à des fermiers. L’exploitation forestière se développant, de nouveaux habitants, souvent des membres des familles déjà sur place, arrivèrent et formèrent cette corporation de bûcherons qui peupla St Jean durant plus de deux siècles. Ces nouveaux arrivants furent logés dans des maisonnettes louées par les religieux dans des conditions d’hygiène et de salubrité déplorables.


  P1010023.JPG 15.jpgLa particularité de St Jean résidait dans le fait que les maisons et les terres, appartenaient à l’abbaye. La moindre location, d’un logis ou d’un lopin de terre, devait passer par un bail consenti par le prieur.

 

Lorsqu’en 1761 les religieux quittèrent Jean, un chanoine resta sur place afin de gérer les biens de l’abbaye. Il était considéré comme le seigneur du lieu. C’est ainsi que nous le trouvons nommé dans les documents de l’époque.


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           En 1791, lorsque les biens du clergé furent déclarés bien nationaux, terres, habitations et dépendances, ce furent les occupants des lieux qui les acquirent.


 Cour de la ferme 1928Cet endroit, resté longtemps dégradé, comme on peut le constater sur des photos du début du 20e siècle, est aujourd’hui restauré.


Cette cour est communément appelée aujourd’hui « La petite cour ». La communication avec le reste du domaine public qui lui est appelé « Grande cour » se fait par le passage au-dessous du porche.

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La porte de l’abbaye

LA PORTE FORTIFIée ( fin du XVe début du XVIe siècle)

 

  Durant le Moyen-Age, une muraille de défense entourait le monastère, ainsi qu’un fossé alimenté par les rus des Planchettes et de Saint Nicolas.


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Cette ancienne construction, postérieure à l’église, remonterait à la seconde moitié du XVe ou début du XVIe siècle.

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Elle était dotée de deux tours à mâchicoulis et de deux ponts-levis. Un pour les piétons qui passaient par la poterne, l’autre pour les charrois, qui pénétraient dans la grande cour par la porte voutée. Ils furent remplacés vers 1700 par un pont de bois. Une porte à deux battants protégeait l’accès de l’enceinte la nuit.


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Les anciennes cartes postales et les photos actuelles nous montre un monument qui n’a pratiquement pas changé d’aspect depuis cette époque ancienne.


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C’est vers 1750 que fut construit un pont de pierre, à doubles arcatures, qui donne encore accès de nos jours à l’intérieur du village.

 

Au pied de ce pont se trouvait un lavoir dont nous voyons encore les pierres plates utilisées par les lavandières pour frotter le linge.

 

 26bis.jpg 43Cette porte est restée jusqu’en 1931 le seul accès à la Grande Cour du lieudit Le Village. Elle fut classée monument historique en 1889 et restaurée en 1897. Le poète Léon Duvauchel, résidant du village, s’employa à faire aboutir ces travaux.

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L’église abbatiale

L’église abbatiale (XIIIe siècle)

La construction de cette église fut entreprise, par les abbesses bénédictines dès le début du 13e siècle. Elle fut édifiée en deux étapes sur un même plan : le chœur avec le transept, et enfin la nef.


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L’église comportait un clocher de bois ou de pierre, comme on peut le voir sur un tableau, peint en 1736 par Jean-Baptiste Oudry.

Isolées au milieu de la forêt, les abbesses, pour des raisons de sécurité demandent en 1631 à quitter St Jean. Elles remplaceront à Royallieu1 les chanoines de l’ordre de Saint Augustin qui eux viendront à St Jean aux Bois en 1634.


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En 1761, avec l’extinction de la communauté des chanoines, ce bâtiment devint église paroissiale.

La pureté de son architecture intérieure et ses vitraux en grisaille en font notamment sa renommée.

 

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Peu entretenu par les religieux durant leur séjour à St Jean, les affres du temps aidant, l’église présentait de nombreuses dégradations au début du 19e siècle. En 1817 un violent orage enleva une partie de la toiture. Des travaux importants s’avérèrent nécessaires pour sauver le bâtiment. Il faudra attendre 1865 pour que sa restauration soit entreprise ; elle durera plus de vingt ans. En 1849 l’église est inscrite au répertoire des monuments historiques.

 

25 L'église                         1-copie-2 

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Violet le Duc vint à cette époque y faire quelques croquis.

La toiture en ardoise fut refaite et remplacée en 1992 par une couverture en tuiles plates.

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A gauche de l’entrée nord se trouve un tombeau arqué supposé être celui d’Agathe de Pierrefonds. C’est devant ce monument que se trouvait le cimetière communal. Ce n’est qu’en 1860 que celui-ci sera déplacé sur l’emplacement actuel.


1 Royal lieu aujourd’hui quartier de Compiègne. Lieu d’internement de triste mémoire d’où partir durant la dernière mondiale des milliers de déportés en direction de l’Allemagne nazie.

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Présentation de Saint Jean aux Bois (Oise)

Niché au cœur de la forêt de Compiègne dans l’Oise, Saint Jean aux Bois mérite que l’on s’y attarde quelques instants.

Situé à 10 kilomètres de Compiègne et à 5 de Pierrefonds, vous aurez vite fait de repérer le village sur une carte.


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28 La vieille portePour connaître St Jean, le plus simple c’est de se promener dans le village. Ensuite vous aurez tout loisir d’admirer ses environs. C’est ce que nous vous proposons de faire.

Nous aborderons ensuite dans ce blog les sujets les plus divers concernant le village, habitants, la forêt.

Vous y êtes. Alors en route.


10 Rue des Abbesses

Bien que minuscule, perdu dans l’immensité de la forêt, St Jean aux Bois à la particularité de faire admirer trois monuments classés.

Tout d’abord son église abbatiale datant du 12e siècle, la salle capitulaire qui la jouxte, l’entrée de l’ancienne abbaye constituée d’une porte fortifiée, qui se situait côté nord de l’enceinte en grande partie disparue. La porte de l’ancienne ferme de l’établissement religieux date de la même époque.


Franchissons cette porte et pénétrons dans le cœur du village.

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