Autres traces de peinture

 

Outre les clés de voûtes présentées hier, quelques traces primitives de peinture subsistent en quelques endroits.

 

Rappelons que les chanoines qui ont occupé l’église durant près de deux siècles, avaient transformé l’église en recouvrant notamment ces peintures d’une épaisse couche vraisemblablement de chaux.

 

C’est ce qu’il ressort d’une lettre que l’architecte chargé de la restauration de l’église en 1865, Max Mimey, écrit au maire de l’époque M. Bombard.

Autres traces de peinture

 

Le 11 octobre 1865, une nouvelle lettre lui est adressée

 

« J'ai beaucoup regretté l'autre jour ce qui a été fait au bas de la nef de St jean. Je pense que l'entrepreneur aura mis le plus d'activité possible à réparer son malheureux malentendu et poussé le plus possible le "débadigeonnage" de tout l'intérieur de l'église en suivant bien mes instructions soit :

1° de ne tailler aucune pierre.

2° "de débadigeonner" les arcs, nervures et en laissant bien partout où il en trouvera les peintures quelconques.

3° enfin nettoyer, laver et gratter simplement les murs.

Vous voudrez bien veiller à ce que mes instructions soient suivies rigoureusement. On a déjà fait assez de mal sans le savoir. »

 

Le 16 novembre suivant dans une lettre que le maire adresse à l’architecte, il lui précise que « Le grattage et le lessivage de l’église se poursuivent toujours à peu près dans les mêmes conditions. »

 

Le 15 décembre 1865 M. Mimey écrit au maire lui demandant de « faire nettoyer le dessus des voûtes, et si je puis d’ici quelques temps aller à St Jean aux Bois, je vous donnerai avis. Je serai bien aise de voir par moi-même ce qu’est l’intérieur de l’église depuis qu’elle est nettoyée……en tout cas nous verrons cela au beau temps. »

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que l’architecte n’était pas souvent sur son chantier et se reposait un peu trop sur le maire pour suivre des travaux délicats pour lesquels ce dernier n’avait pas les compétences nécessaires. M. Mimey aura beau jeu de se plaindre par la suite, que le grattage des murs n’avait pas été fait correctement avec des instruments inappropriés.

 

Le résultat se constate aujourd’hui, peu de traces des peintures anciennes subsistent. Contentons-nous de ce qui en reste pour nous imaginer ce qu’elles pouvaient être à l’origine.

Autres traces de peinture
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