Le château de La Brévière (2)

 

M. Paul François de Royer sera maire de Saint-Jean du 24 mai 1900 au 17 mai 1908.


Sa fille Marie de Royer épousera le mercredi 18 décembre 1901 en la basilique Sainte Clotilde à Paris, monsieur Fernand de Valroger.

 

Clément de Royer, fut l’un des dirigeants du mouvement bonapartiste sous la troisième République. A ce titre le numéro de « L’Écho de l’Oise » du mardi 28 juillet 1893 nous rapporte l’information suivante : « M. Clément de Royer a fait, la semaine dernière, à Fécamp, à l’occasion de la fête annuelle de la Société de secours mutuels, une éloquente conférence pour laquelle il avait pris pour texte la devise « La France aux Français ! »

À la suite de cette conférence, qui a obtenu le plus franc succès, on a annoncé la candidature de M. Clément de Royer contre l’opportuniste Lechevallier, soutenu par le préfet juif Hendlé, dans la première circonscription d’Yvetot.

Inutile de dire que toutes nos sympathies sont acquises à M. Clément de Royer ».

 

M. Paul-Henri Ernest de Royer Dupré décède à Paris le 13 décembre 1877.

 

La construction du château de La Brévière fut commandée par madame veuve de Royer, sur un terrain acheté par son défunt mari. Les travaux commencèrent en 1885.


La presse du 8 novembre 1885 nous informe que « Mme de Royer, veuve de l’ancien ministre de l’Empire, et qui possède une fortune considérable, vient de confier les soins de cette habitation à l’architecte Garnier, le même qui a construit l’Opéra », mais ne nous dit pas pourquoi ce fut M. A. Bourgeois le véritable maître d’œuvre.


Plusieurs délibérations ainsi que des lettres de l’architecte figurent aux archives communales, notamment un arrêté du maire qui fixe les limites de propriété entre la commune et M. de Royer.

 

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25 février 1887.  Arrêté du maire portant délimitation de la propriété sise à La Brévière, appartenant à Mme de ROYER. (Registre des arrêtés folio 8 et 9bis).


Par délibération en date du 22 mai 1887 le conseil municipal adopte une délibération par laquelle : « il accueille favorablement la demande d’autorisation formulée par madame veuve de ROYER, propriétaire à La Brévière, de placer sous le chemin vicinal n°1, de St Jean aux Bois à La Brévière, un tuyau destiné à conduire les eaux pluviales provenant de son château dans un terrain lui appartenant situé en face de sa propriété et où elles seront recueillies dans un bassin construit à cet effet, sous réserve expresse que les intérêts de la vicinalité seront en tous points sauvegardés et que l’administration compétente n’y apportera aucun obstacle. »

 

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à suivre …

3 réflexions sur “Le château de La Brévière (2)”

  1. Merci pour ces informations intéressantes. Concernant la profession de foi de Clément de Royer, je me permets de préciser que le slogan “la France aux Français” avait, à l’époque, une toute autre
    signification que celle que l’on imaginerait aujourd’hui. Le parti bonapartiste était favorable à “l’appel au peuple” (référendum) ; dans ce cadre, “la France aux Français” signifiait que les
    Français auraient dû être les seuls dépositaires de la souveraineté nationale.

    1. niddanslaverdure

      Merci de ces précisions que je ne pouvais développer dans l’article. J’aurai pu cependant préciser “A situer dans le contexte du moment”.

      Les lecteurs pourront se reporter à votre commentaire.

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