1835-Construction d’un presbytère

Dès demain nous commencerons à publier un article, qui s’étalera sur plusieurs jours, sur ce qui fut la première importante réalisation du conseil municipal des années 1835-1845, puisqu’il s’agit de la construction du presbytère.


Certain pense encore que cette imposante et somptueuse bâtisse située à l’angle des rues des Plaideurs et des Meuniers, comparée à celles plus modestes qui l’entourent, pouvait trouver son origine comme étant la demeure d’un ancien seigneur du lieu ou d’un fortuné bourgeois.

 

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Il n’en est rien. Il s’agit plus simplement de l’ancien presbytère dont la construction s’étale sur plus de dix années, 1834-1845, c’est-à-dire entre le moment où en germe l’idée et l’emménagement du curé chargé des âmes de la paroisse.


Des nombreux documents qui composent ce dossier, une centaine, répartis entre les archives départementales et communales et dont nous reproduisons les plus importants, on se rend compte des difficultés qui ont émaillées le parcours des élus pour faire aboutir le projet.

 

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Car à l’époque, toute délibération, toute décision du conseil municipal, devait avant tout commencement d’exécution, obtenir l’approbation du préfet voir, comme nous le verrons, du roi sous forme d’une ordonnance.


Le moindre document, par exemple un simple mandat de paiement à un entrepreneur, nécessitait la signature du préfet.


Cela n’allait pas sans ralentir considérablement l’avancement des dossiers et la réalisation des travaux lorsqu’il en était question. Vous pourrez penser que si ces contrôles tatillons n’existent plus, les dossiers n’avancent pas plus vite aujourd’hui. En cause en général les questions liées au financement des travaux.

 

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Mais même en ces temps là, cette question restait un problème, non des moindres, qu’il fallait résoudre. Pour l’essentiel, en dehors de quelques subventions qu’un ministère plus particulièrement intéressé à un projet pouvait éventuellement délivrer, c’est la commune qui s’autofinançait. Et comme les ressources ordinaires constituées par les impôts communaux suffisaient tout juste à assurer la couverture des dépenses courantes, il fallait trouver la solution du côté des contribuables les plus importants de la commune, en leur demandant de bien vouloir accepter de payer les dépenses qui sortait de la gestion ordinaire du conseil. C’est pourquoi ceux-ci étaient convoqués simultanément avec le conseil municipal pour participer aux délibérations lorsque leur participation financière était sollicitée.


C’est l’histoire de la naissance de cette bâtisse, prévue dès l’origine comme presbytère, que nous allons vous conter.


Nous aborderons ensuite, comment aux lendemains de la loi de 1905, la commune en assura la gestion, puis dans les années 1930 pourquoi elle décida de s’en séparer.

 

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Lettre par laquelle le sous préfét de Compiègne demande au préfet d’accorder l’autorisation au maire de délivrer un mandat de paiement à l’entrepreneur des travaux de construction du presbytère.

à suivre…

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