Le vitrail

Le vitrail a 7 m 60 de haut et 1 m 30 de large. Il se compose de cinq médaillons quadrilobés de 0 m 65 dans leur grand axe. Chacun d’eux est cantonné de quatre portions de cercle de 0 m 57 de hauteur sur 0 m 47 de largeur, sauf au sommet, où les deux compartiments ont une forme irrégulière commandé par l’amortissement de la fenêtre en arc brisé.

 

P1080620 copieUne bordure de 0 m 15 encadre l’ensemble, les panneaux secondaires lui sont tangents par leur partie circulaire. Les quadrilobes alternent verticalement avec des rosaces à deux rangs de feuilles.

 

La surface ménagée entre les médaillons et la bordure est occupée par une mosaïque. Ce procédé décoratif, auquel les verriers donnaient fréquemment une place considérable, sert ici uniquement à combler les vides. Cela résulte des proportions de la fenêtre, très étroite pour sa hauteur, et du nombre de scènes que l’artiste a voulu traiter.

 

Rosaces.jpgL’armature en fer se compose d’un double cadre étrésillonné ho-rizontalement par quatre barres. Entre ces barres, cinq châssis quadrilobés qui sertissent les grands médaillons, sont maintenus hori-zontalement et verti-calement par des ferrements rivés aux sommets des lobes, au châssis extérieur et aux barres intermédiaires.

 

Le système est complété par une série de tringles plus minces disposées horizontalement, assujetties au châssis, à l’intérieur ; ces supports secondaires, auxquels tient par quelques attaches la mise en plomb, assure une grande liaison à toute la surface, tout en lui conservant une souplesse suffisante, et permet à cet écran, relativement fragile, de résister aux poussées des plus grands vents.

 

Le bâti est d’un dessin simple, agréable et décoratif, et qui souligne adroitement, en les isolant, les différents tableaux.

 

Fond médaillonFond médaillon-copie-1Le fond sur lequel se détachent les médaillons, est très réduit. C’est une mosaïque formée de carrés bleus saphir, encadrés de rouge ; le petit carré que produit l’intersection des bandes d’encadrement est blanc, chargé de quatre feuilles.

 

Il a été démontré par maints auteurs que le rayonnement intense du bleu ne pouvait être atténué que par un dessin opaque ou écran, dont on couvrait plus ou moins la surface du verre, et qui ne laissait à la lumière que quelques parties claires à traverser. C’est à cette seule condition qu’il était possible de mettre côte à côte des surfaces bleues et des surfaces rouges, sans obtenir des tons violacés et froids. Cette méthode a été suivie dans l’exemple qui nous occupe ; dans les carrés bleus, se voient alternativement un quatre feuilles et un carré placé sur sa diagonale ; l’écran est formé d’un treillissé noir.

à suivre…

 


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