Un bureau de poste à Saint-Jean (3)

Rapport du maire devant le Conseil municipal

 

Devant le Conseil municipal du 19 avril 1925  le maire fait le point suivant concernant le bureau de poste :

L’établissement de facteur receveur a été créé par arrêté ministériel du 26 août 1914. L’immeuble où il est installé a été acheté le 9 juin 1921. Les travaux d’installation commencés en septembre 1923 étaient à peu près terminés en mars 1924. Le bureau a été ouvert le 1er avril 1924.

Boîte aux lettres St JeanLes mémoires des entrepreneurs ont été examinés et approuvés le 4 décembre 1924. Le solde des dommages de guerre accordé pour les travaux a été versé en espèces dans la caisse du receveur le 10 avril 1925. Les travaux d’installation ont été entrepris avec 1° Les ressources communales disponibles pour 8 901 fr. — 2° Une indemnité pour dommages de guerre pour 11 987 fr., total : 20 888 francs.

Les comptes approuvés et signés par la commission des bâtiments du Conseil municipal, l’architecte et les entrepreneurs accusent une dépense de 20 063,70 francs, non compris les honoraires de l’architecte à 5 % qui s’élèveront à 1000 francs environ. Le coût du grillage est de 138 francs. On peut dire que le devis n’a pas été dépassé. L’immeuble ayant été acheté 4 000 francs, plus les frais, la commune a donc dépensé pour cette installation 4 500 fr. plus 8 901 fr., soit 13 401 francs. L’immeuble

étant loué par l’administration 360 francs par an, il s’en suit que déduction faite des contributions et de l’assurance, le taux du placement revient à 2,50 %.

Le facteur receveur, le courrier de l’après-midi, les frais de gérance de la cabine téléphonique sont payés par l’administration des P.T.T.. Seul le traitement du porteur de télégrammes (100 fr. par an) reste aux frais de la commune“.

 

Boite aux lettres MalassiseSuite à des inondations survenues au mois de juillet 1927 (débordement du ru des Planchettes), des améliorations sont apportées à l’immeuble par quelques travaux complémentaires.

 

En 20 ans, les besoins de correspondre et d’échanger avaient totalement changés et l’installation de ce bureau de poste correspondait à une nécessité, puisque dans la première année du 1er avril 1924 au 31 mars 1925, il fut distribué dans l’agglomération 180 télégrammes messages et avis d’appel, 24 à La Brévière et 10 à Malassise.

 

Le 13 février 1927, le maire rend compte au Conseil “que par décret du 2 novembre 1926 a été prescrite dans le délai d’un an la transformation en agence postale des établissements de facteurs receveurs dont le nombre des opérations postales, télégraphiques et téléphoniques de guichets n’atteint pas en moyenne les vingt par jour. Comme l’établissement de St Jean n’atteint qu’une moyenne de douze opérations journalières, il y a lieu d’envisager sa transformation“.

 

En dernier ressort l’établissement de facteur receveur de St Jean ne sera ni supprimé ni transformé pour deux raisons :

1° Parce qu’il est un établissement municipal.

2° Parce qu’il est situé à plus de 6 km du bureau de poste le plus rapproché.

 

Diverses personnes se succèderont à la distribution des télégrammes. En 1929 la rétribution était fixé de la façon suivante : pour l’agglomération de St Jean aux Bois à un forfait de 100f par an ; pour La Brévière, Ste Périne, St Nicolas de Courson : 1f,45 par télégramme. Pour Malassise 1f, pour l’étang de St Jean et le poste de La Landeblin : 1f,45 par télégramme.

 

En 1942, des travaux importants de rénovation sont entrepris dans le bureau et le logement du receveur.

 

l-ancienne-poste-2.jpg

 

En 1966, dans sa séance du 15 février, le conseil est amené à examiner une proposition de l’administration des postes. Celle-ci mettrait à l’essai, compte tenu de l’activité trop réduite du bureau, une nouvelle formule qui permettrait l’ouverture d’un guichet au public pendant deux heures par jour, la distribution étant assurée par un préposé de Pierrefonds.

 

En ce qui concerne le service téléphonique et télégraphique, ils seraient assurés à partir d’une cabine publique dont le gérant serait recruté par la commune.

 

Le bureau de poste de St Jean continuera à rendre des services jusqu’à ce 23 novembre 1974 où il sera supprimé définitivement.

 

Une simple cabine téléphonique sera alors installée près de la mairie en 1978. L’équipement téléphonique des particuliers s’étant considérablement développé et la modernisation du réseau en fibre optique feront qu’elle disparaîtra en 2011.

 

Cabine-et-facteur.jpg

 

Quant au courrier, c’est le bureau de Cuise-la-motte qui en assurera les distributions et relevées.

 

Pour la petite histoire, ce n’est qu’en 1946 que la mairie sera équipée du téléphone après que le Conseil, par une délibération en date du 20 novembre, eût décidé de le faire installer et voté les crédits nécessaires le 22 décembre suivant.

3 réflexions sur “Un bureau de poste à Saint-Jean (3)”

    1. niddanslaverdure

      Le travail à diminué du côté de la correspondance c’est vrai, mais les envois postaux, paquets, colis etc. ont fortement augmenté.

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