L’eau potable dans la commune (2)

Aussi, pour éviter de nouveaux désagréments le conseil décida-t-il la « construction d’une boîte protectrice du corps de pompe ». Ce qui fut fait au mois d’octobre 1927, avant l’hiver.


Corve-e-d-eau.jpgCependant les besoins en eau allant augmentant, le conseil s’alerte, comme ce fut le cas en 1928 durant une période de séche-resse, où l’eau du puits, bien que conservant une hauteur de 2m50, risquait à un moment de manquer.


Dans sa séance du 5 août 1928, le conseil envisage, « en cas de disette d’eau, de compter sur la source dite Fontaine Michaut située proche la route forestière de La Landeblin à 80m environ au sud du petit ru de St Nicolas, à 1400m de distance de St Jean et dont le débit était le 3 août dernier, après un mois de sécheresse de 1200 litres à l’heure ».


Source-Michaut-copie-1.jpgLe conseil charge le maire de prendre langue avec M. l’inspecteur Hauquier de l’administration forestière et celui-ci, par lettre du 16 août autorise les habitants de St Jean à puiser l’eau à ladite fontaine, sise en la 7ème série, parcelle n° 25, route de la Landeblin.


Plusieurs études avaient observées que la majorité des puits de la commune, de profondeur variable, n’étaient pas forés jusqu’au niveau de la nappe phréatique, laquelle est située à une vingtaine de mètres de profondeur. C’était de simples réservoirs alimentés par des infiltrations super-ficielles descendant des Petits Monts et de la Tête de St Jean. La qualité de l’eau s’en ressentait, ce qui n’empêche que la majorité des habitants en buvaient et qu’à notre connaissance il n’y a pas eu d’épidémie en raison de cela.


Puits-La-Brevie-re-1927-mod-copie.jpgEn ce qui concerne La Brévière, par exemple, des analyses d’eau effectuées le 28 août 1931, soulignent la présence de colibacilles, rendant la consommation de cette eau dangereuse pour les habitants.


Cependant le puits communal, malgré tous ces inconvénients, remplissait malgré lui, un rôle social. Il permettait aux femmes, car c’était le plus souvent elles qui allaient puiser l’eau, de se rencontrer et de bavarder, tout en leur permettant de souffler un peu. Cette eau était réservée en priorité aux besoins de la cuisine. L’eau était un luxe qu’il fallait préserver.


En 1931, en raison du mauvais fonctionnement de la pompe communale, le Conseil décide l’achat d’un seau et d’une chaîne en fer pour suppléer à la carence possible de la pompe.


Cependant les choses ne pouvaient en rester à cette situation qui devenait chaque jour d’un autre âge. La modernité qui déjà envahissait les villes ne pouvait être ignorée des petits villages. Les besoins aussi changeaient.

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