Le corbillard municipal

Lors de la session ordinaire du conseil municipal du 26 août 1934, un conseiller, monsieur Louis Tourneur demande à ses collègues leur avis sur « l’achat d’un corbillard comme il en existe dans les communes voisines. Le conseil décide de se renseigner sur le sujet afin de pouvoir prendre une décision lors d’une prochaine séance. Il charge M. le maire de demander ces renseignements ».


La même année, le 25 novembre, M. le maire donne lecture d’une lettre de son collègue de Vieux Moulin, par laquelle celui-ci lui donne les renseignements concernant l’achat d’un corbillard que sa commune a faite. Ce brancard mortuaire a été payé 975 francs à la maison Huchez à Compiègne, fin décembre 1932.


A la suite de quoi le conseil donne un avis favorable à l’achat d’un corbillard du même type et décide d’opérer un virement de crédits afin de prendre l’argent qui n’est pas prévu au budget primitif à l’article de l’entretien des bâtiments communaux.


Le conseil décide ensuite que ce brancard mortuaire sera rangé dans l’église et recouvert d’une housse pour le protéger.

 

A partir des années 1960, la pompe à incendie ayant été vendue, il sera garé dans le local de l’ancien matériel.


C’est vers les années 1965, les pompes funèbres assurant le plus souvent les services funéraires, que ce corbillard ne sera plus utilisé. Les souvenirs des anciens sont assez vagues sur le sujet.

 

Corbillard.jpg

 

 

Le témoignage de Michel T… : “J’ai en mémoire les obsèques de mes grands-parents en 1949 et 1959 (Monsieur et madame Legrand, les boulangers). Le cercueil était posé sur un plateau à bras supporté par deux roues cerclées de fer. La distance entre la maison des défunts et le cimetière étant courte à Saint-Jean, cela rendait les frais de transport très économiques”.

 

 

Nous n’avons pu savoir s’il était utilisé depuis La Brévière et Malassise.

 

D’après les articles de presse relatant certains enterrements, il apparaît qu’avant cet achat, du moins dans Saint-Jean, les cercueils étaient portés à bras d’hommes. Nous trouvons fréquemment écrit que les cordons du linceul était tenus par : suivaient alors les noms de personnalités du village suivant le rang du défunt.

9 réflexions sur “Le corbillard municipal”

    1. Je me souviens qu’il faisait un temps épouvantable et que l’on pataugeait dans la boue au cimetière.

      Est-ce qu’il existe encore ce corbillard?

      Bises

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