Sur quelques aspects de l’histoire de St Jean

La récente réédition du livre «L’abbaye et le village de Saint-Jean-aux-Bois» par les éditions «Le livre d’histoire» dans la collection «Monographies des villes et villages de France» donne l’occasion d’apporter quelques précisions complémentaires sur les écrits de l’abbé Dangu que nous livre le docteur Bresset quelques années plus tard.


La parution d’un ouvrage qui concerne la communauté compiégnoise, paru il y a quelques temps déjà, dans lequel figure un article sur Saint Jean aux Bois où je relève un certain nombre de points qui à mon avis méritent quelques réserves, bénéficiera de ces précisions.


DanguEn histoire rien ne peut être affirmé d’une façon définitive tant que les recherches effectuées sur un sujet ne peuvent être en totalité ou en partie remises en cause par de nouvelles découvertes. On ne peut également condamner d’une façon absolue les écrits de nos prédécesseurs, les documents à leur disposition en leur temps n’étant pas complets ou inexacts. Ainsi, on ne peut écrire de Claude Carlier qu’il nous donne «une interprétation fallacieuse» sur les origines de la maison de Cuise.


Lorsque Claude Carlier fait paraître son ouvrage sur «l’histoire du duché de Valois», nous sommes en 1763, il est évident que sur un aussi vaste sujet, les documents n’étant alors pas tous connus, que des inexactitudes apparaissent.


Ses écrits sur les origines de la maison de Cuise (Tome 1er-livre 1-21- pages 54 et la suite) s’appuient sur des études précédemment menées par Bergeron, le père Mabillon et Michel Germain. Donc Carlier n’écrit pas un texte basé sur ses seules connaissances.


Il est vrai que depuis les recherches se sont poursuivis, des documents dont ont ignorait la présence au 18e siècle sont apparus qui ont permis d’affinés certains points sur les origines de Saint Jean aux Bois. Pour autant tout ce qui a été écrit à une époque lointaine, même parsemé d’inexactitudes, ne peut-être considéré mensonger et bon à jeter aux orties. Il est un peu exagéré de dire que le texte paru dans le livre d’André Philippe «ruine» ce qui avait été écrit par Claude Carlier.


André Philippe publie en 1931 «L’abbaye de Saint Jean aux Bois, études archéologiques». Nous y trouvons en effet une notice sur les origines de Saint Jean, qui soit dit en passant n’est pas de lui mais du docteur Pierre Bresset (il faut rendre à César ce qui est à César), qui rétablit certaines inexactitudes basées sur des études plus récentes. Près de deux siècle séparent les deux textes et nombre d’historiens se sont penchés depuis sur le sujet.


Nous publions ce texte à l’attention de ceux qui, nombreux, aiment de temps à autre se pencher sur les origines du lieu qu’ils fréquentent ou qu’ils habitent.


André Philippe, archiviste-paléographe, conservateur du musée d’Épinal a mené ses études archéologiques sur l’abbaye de Saint Jean aux Bois dès les années 1920, en collaboration avec le docteur Bresset, historien et maire du village,. Un troisième personnage s’était joint à eux, qui par ses connaissances sur Saint Jean aux Bois facilita ces travaux par tous les moyens en son pouvoir. Il s’agit de l’abbé Dangu curé de St Jean de 1908 à 1913, auteur en 1911 du livre qui vient, par bonheur d’être réédité.


André Philippe et Pierre Bresset se connaissaient bien, en dehors de leurs relations d’érudits. Pierre Bresset n’est-il pas témoin au mariage de la fille d’André Philippe à la mairie de Saint Jean aux Bois avec Jacques Armand Roullet, artiste peintre, habitant St Jean?


C’est donc d’une collaboration très intime qu’est né l’ouvrage dont nous avons extrait les pages suivantes qui nous l’espérons, compléteront vos connaissances sur l’histoire de notre village.

 

A suivre demain les pages du docteur Bresset

 

Dans la préface à la réédition du livre de l’abbé Dangu, une faute de frappe donne 1885 comme étant l’année de sa naissance. Il s’agit en réalité de 1855. Prière de nous en excuser.


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