Classification des chemins de 1840 (Les vicinaux)

Au fil du temps s’était créé un réseau de chemins plus ou moins important, lié aux diverses activités humaines et reliant entre eux les différents points d’habitats. Déjà un certain nombre de ces chemins avaient vu leur classification modifiée au fil du temps en fonction de l’importance de la circulation qui était devenue la leur.


Il devenait nécessaire à un moment donné d’établir une classification qui officialiserait sur un territoire donné l’ensemble des chemins existants.


Le 25 décembre 1840, le conseil municipal de la commune est donc appelé à se prononcer sur le tableau des chemins existants sur le territoire de la commune de Saint-Jean-aux-Bois, formé en exécution de l’arrêté de M. le préfet du département de l’Oise en date du 20 janvier 1840.


Après que ce tableau fut déposé durant un mois, de manière à ce que les habitants puissent en prendre connaissance et déposer dans le même délai les réclamations et observations qu’ils auraient à faire, c’était au conseil de donner son avis.

 

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Sont classés chemins vicinaux :


1° Le chemin de Pierrefonds à La Croix-Saint-Ouen et à La Brévière, par Saint-Jean, dit chemin des Plaideurs. Sa largeur est fixée à six mètres.

 

2° Le chemin de Saint-Jean à Compiègne, dit chemin des Meuniers. Sa largeur est fixée à huit mètres.

 

3° Le chemin de La Brévière à la route départementale n°17, dit chemin des Potiers. Sa largeur est fixée à six mètres.

 

4° Le chemin de Malassise. Sa largeur est fixée à cinq mètres.

 

5° Le chemin de Saint-Jean au chemin rural n°7, dit chemin de Villers-Cotterêts. Sa largeur est fixée à huit mètres.

 

Si on se réfère à la définition du dictionnaire, les chemins et sentiers sont qualifiés de “Vicinaux” lorsqu’ils mettent en communication des villages entre eux. Leur origine est si ancienne qu’elle échappe à la mémoire des hommes. C’est probablement lorsque les premiers groupements humains sont apparus que les individus se sont trouvés des besoins communs et qu’ils ont tracé des voies pour aller chercher de l’eau, du bois, pour aller aux champs, etc.

 

 

Depuis bien des modifications sont intervenues, certaines portions de ces routes et chemins sont passés dans la voierie départementale, d’autres dans la voirie communale, tout en conservant leur nom d’origine.


Apparemment aucune autre modification, du moins les archives communales n’en font pas mention, n’est venue bouleverser ce classement. Historiquement, sauf avis contraire, celui-ci reste d’actualité pour apprécier la désignation et l’appartenance donnée aux routes et chemins selon celles établies par l’arrêté préfectoral du 30 juin 1841.

 

 

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