Léon Duvauchel (5)

Au mois de juin 1882, un drame rapporté par “Le Progrès de l’Oise“ et “L’Écho de l’Oise“ se passe dans la commune.

 

Bran de judaUn jour de ce mois, un vendredi pour être plus précis, le bruit courait qu’une jeune femme de la commune, Anaïs B… âgée de 38 ans, manouvrière dans le pays, avait accouché clandestinement.

Ces bruits s’étant répandus rapidement, l’autorité locale s’en émut et le garde champêtre prit des renseignements qui leur permirent de penser que cette rumeur était bien fondée.

Comme souvent en pareils cas, certains, animés d’intentions les plus charitables, s’empressèrent d’en informer la gendarmerie de Pierrefonds.

Bran-de-Juda-2.jpgApprenant que les gendarmes de Pierrefonds étaient saisis de l’affaire, l’infortunée Anaïs B… courut jeter son enfant dans l’étang de Sainte-Périne puis s’y précipita à son tour et se noya.

Ce drame provoqua une vive impression à Saint-Jean“.


Ce fait divers tragique inspire à Léon Duvauchel un texte qu’il intitule :

 

Bran de Judas Simple fait divers

 

Le 28 décembre 1889, il publie dans “Le Progrès de l’Oise“ “L’heure de la soupe“ que nous avons publier pour illustrer une photo de Jean-Pierre Gilson.

 

Tous ces poèmes et textes constitueront la matière d’un volume de vers : La Clé des Champs en 1881.


Le-livre-d-un-forestier-1.jpgCe seront ainsi, jusqu’en 1902, pas moins de 257 poèmes regroupés en plusieurs recueils : Le Coffret, Les Étreintes, Les Sourires, La Clé des Champs, Paris – Banlieue, Normandie et Bretagne, Pour mon Pays, Poèmes de Picardie, Les Faines.

 

Les textes seront pour la plupart repris dans “Le livre d’un forestier“ terminé à Saint Jean le 2 novembre 1891 et qui paraît en 1892. (Ed. A. Savine, Paris, 328 p.)

 

Ce seront ces romans et essais :

1881 – Joseph Bara, son histoire et sa légende. (Impr. A. Derenne, Paris, 13 p.)

1881 – La Clé des champs (Ed. A. Lemerre, Paris, 176 p.)

1886 – La Moussière, écrit de juin 1883 à octobre 1884. (Ed. A. Lemerre, Paris, 270 p.)

1889 – Le Tourbier (Mœurs picardes). (Ed. A. Savine, Paris, 315 p.)

189 ? – Pauline Féburier (Études parisiennes)

1890 – Le Portrait. (Ed. A. Savine, Paris, 24 p.)

1894 – Chez Nous. (Paysages de France). (Ed. A. Lemerre, Paris, 141 p.)

1895 – M’zelle. (Médaille d’honneur de la Société d’Encouragement au bien) (Ed. A. Lemerre, Paris, 299 p.)

Théâtre-11897 – L’Hortillonne (Mœurs picardes), terminé à St Jean le 21 septembre 1895. (Ed. A. Lemerre, Paris, 296 p.)

1897 – L’Héroïne, poème (Ed. M. Poullin, Péronne, 8 p.)

1898 – Pour mon pays ; trois poèmes (J. Bara, Rouget de Lisle, Marie Fouré) (Ed. A. Lemerre, Paris, 36 p.)

1900 – Les Horizons de Paris (Ed. Société libre d’édition des gens de lettres, Paris, 238 p.)

1900 – Préface d’une Étude sur Pannelier, Seigneur d’Anel. d’Arthur Bazin.

1902 – Poèmes de Picardie : Vers les aïeux ; les faînes (Ed. J. Maisonneuve, Paris, 201 p.)

Après sa mort seront édités :

1905 – Poésies de Léon Duvauchel (1869-1902) rassemblées par sa fille Jeanne. (Ed. A. Lemerre, Paris, 447 p.)

1908 – Théâtre de Léon Duvauchel : Jean Sauvegrain, Le Chapeau Bleu, Mademoiselle Molière, L’Absente. (Ed. A. Lemerre, Paris, 242 p.)

 

(à suivre)

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