A propos de mariages

 

1837-L'ÉCHO DE L'OISE (Titre)

 

En 1837 un journal s’intitulant “Le LITHOGRAPHE” est fondé à Compiègne. En mai 1839 il devient “L’Écho de l’Oise”

 

Dans la rubrique réservée aux nouvelles du canton, des faits divers qui se sont déroulés dans les communes sont rapportés dans cette rubrique. C’est ainsi que Saint Jean aux Bois est cité pour la première fois le mardi 24 septembre 1839.

 

Un mort bienheureux

 

Jean Alexis Langelez, bûcheron, à 56 ans n’était pas de ceux qui font un détour pour ne pas entrer au cabaret lorsque celui-ci se trouve sur leur chemin.

 

Aussi, lorsque au mois de septembre 1839 sa nièce convolât en justes noces, vu-t-il là l’occasion de faire bombance et d’arroser généreusement ce bel événement. Pendant deux jours, entraîné par l’ambiance générale, il fit ripaille et but maintes pintes de vin qui, s’il n’était pas d’un grand cru, descendait bien le gosier et savait désaltérer ceux qui, comme lui, ont souvent soif.

 

Pour lui ce serait là un événement dont on parlerait longtemps et c’est ainsi qu’après l’avoir célébré joyeusement il se coucha, rêvant sans doute danses et festins ; aux bras de Morphée, notre homme préféra sans doute ce soir là, s’endormir dans ceux de Bacchus et de Dionysos réunis pour l’occasion, tant et si bien que le lendemain matin lorsque son fils tenta de le réveiller pour aller travailler, ce dernier fut bien obligé de constater qu’il s’était définitivement endormi dans les vignes du seigneur.

 

L’Écho de l’Oise du mardi 24 septembre qui rapporte ce fait divers nous précise que : « son jeune fils qui avait couché avec lui, voulant l’éveiller et ne pouvant y réussir, reconnut qu’il n’existait plus. »

 

 

L’article de l’Écho de L’Oise est assez bref :

 

Jeudi dernier le nommé Langelet, âgé de 56 ans, après avoir célébré joyeusement pendant deux jours les noces de sa nièce, se coucha, rêvant sans doute danses et festins ; mais le lendemain, son jeune fils qui avait couché avec lui, voulant l’éveiller et ne pouvant y réussir, reconnut qu’il n’existait plus.

 

 

Le même journal nous rapporte, le vendredi 15 janvier 1864, une audience du tribunal de police correctionnelle de Compiègne tenue le 13 janvier précédent.

 

La vie à Saint Jean n’était pas toujours paisible et sans histoire comme nous pourrions le penser. François Elie Renard, âgé de 27 ans, bûcheron à La Brévière, ayant demandé la main d’une jeune fille du lieu, pris fort mal que le sieur Perdu eut mal parlé de lui, dans le but de lui faire manqué son mariage. Le dit Perdu soupçonné de l’avoir fait afin de favoriser son propre frère auprès de la demoiselle en question.

 

François Elie Renard n’y alla pas par quatre chemins et Pan ! envoya son poing dans la figure dudit Perdu.

 

Le tribunal ne sembla pas admettre cette façon de régler le différent puisqu’il condamna Renard à 16 francs d’amende.

 

On ne sait pas de qui la jeune fille eut à son tour le coup…de foudre !

 


6 réflexions sur “A propos de mariages”

  1. Très intéressant de savoir qu’au milieu du 19 ème, il y avait déjà une presse caustique et qui s’ntéressait aux faits divers et racoleurs… c’était un peu le “Oise Hebdo” de l’époque! et St Jean
    déjà, retenait l’attention,pas banal en effet.

    Question: Robert, as-tu des documents sur un autre canard ” le progrès de l’Oise”” apparu beaucoup plus tard et qui est disparu vers les années 1965 ?

    1. Pas tout à fait “Oise Hebdo”. Il relatait tous les événements du canton dont les faits raportés.

      Je t’apporte plus de précisions par mail.

  2. robert peux tu trouver des photos de la rue des abbesses  a ma connaissance je n ai pas grand chose et j aurais bien aime voir l evolution de cette partie du village   merci 
    c est super  ce site je me sens moins eloigne de vous  saint jean me manque

    1. Fabienne. Dès que j’ai un instant je m’occupe de toi. Mais fais-moi parvenir ton adresse mail c’est là que je te les enverraient. La mienne robert.labille@orange .fr

      Bien amicalement et bises

      Robert

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