Les registres d’état civil (suite)

5ème article


Les mariages célébrés à Pierrefonds


Decade.jpgLa loi du 13 fructidor an IV (30 août 1796) oblige les petites communes, en l’An VII & l’An IX, — 1er vendémiaire an VII (22 septembre 1798) – 1er vendémiaire an IX (23 septembre 1800) — à ne plus célébrer les mariages, ceux-ci devant être célébrés au chef-lieu de canton du domicile. À cette époque Saint n’est plus rattaché au canton de Compiègne mais à celui de Pierrefonds.

 

De plus les mariages ne pouvaient se tenir que chaque décadi (le 10e jour de chaque décade)


C’est pourquoi on ne trouve que très peu de jeunes gens de Saint Jean s’étant mariés durant cette période (3 mariages seulement)


C’est également la raison pour laquelle on ne trouve aucun acte de mariage sur les registres d’état civil de la commune au cours de ces deux années.


Le cas particulier de La Brévière (Paroisse du Crucifix)


Rappelons que La Brévière, bien que proche de Saint Jean, était un lieu-dit qui n’était pas rattaché à ce dernier mais dépendait de l’hospice Saint Nicolas au pont à Compiègne.

 

À l’époque La Brévière constituait une entité bien à part dont les rapports avec Saint Jean étaient pratiquement inexistants. Sur le plan administratif les communes dépendaient d’un découpage très complexe. St Jean dépendait du doyenné de Viviers. Sur le plan judiciaire St Jean était dans le ressort du bailliage de Villers-Cotterêts. Il dépendait du présidial de Soissons et de la coutume de Senlis. St jean dépendait de la prévôté foraine de Choisy.

 

Plan-de-la-Breviere-du-3-octobre-1783-copie-copie-1.jpgPar rapport à l’administration civile St Jean était dans la généralité de Soissons et dans l’élection de Crépy en Valois. La Brévière était de la généralité de Paris et dans l’élection de Compiègne.

 

Les religieuses de St Jean ne possédaient que quatre arpents environ de marais en ce lieu. Au moment de l’échange avec les religieux de Royallieu, ces terres restèrent leur propriété. Nous avons trouvé trace d’un bail accordé à la veuve de Gilles Tourneur le 20 novembre 1739.

 

Le reste des terres était rattaché au domaine royal. Dès 1177 Louis le Jeune résidant au château de Compiègne, accorde aux habitants de La Brévière, des privilèges qui furent plus tard confirmés par le roi Charles VI.

 

Si pour des raisons pratiques depuis 1650 tous les actes concernant les habitants de La Brévière étaient enregistrés à Saint Jean, un fait curieux apparaît à leur lecture concernant l’année 1681. Celle-ci ne contient que très peu d’actes, ce qui à première vue n’a rien d’extraordinaire. Ce qui l’est moins c’est leur rédaction. En effet les rares actes contenus dans les registres de Saint Jean sont très brefs ou incomplets et comportent un ajout qui attire l’attention du genre :  “… ses père et mère demeurant au lieu de La Brévière paroisse de Ste Corneille de Compiègne”. Pour les actes de Sainte Périne nous lisons :  “Ste Périne paroisse du crucifix “.

 

Cette année 1681 ne comporte que des actes de baptêmes. Aucun mariage ni décès.

 

Cette année 1681 est encadrée des années 1680 et 1682, où pour chacune d’elles aucune anomalie particulière n’est décelée. Alors pourquoi cette année 1681 si différente, avec surtout ces actes de La Brévière intitulés “Paroisse de St Corneille” et de Ste Périne “Paroisse du crucifix”?

 

(à suivre)

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