Le ramassage des faînes (suite)


 

Les habitants semblent obtenir satisfaction au sujet de la journée de travail, mais ils devront verser leurs 12 litres de faînes.

 

03-Petition-a-l-empereur.jpgC’est ainsi que l’inspecteur des forêts de la couronne s’adresse au maire par une lettre du 5 décembre 1853: Afin d’assurer autant que possible la rentrée de la faîne qui est due à l’administration, je viens vous prier d’avoir l’obligeance de faire publier immédiatement dans votre commune, à son de caisse, que les permissionnaires qui n’ont pas encore livré leurs 12 litres de faînes à l’administration sont invités de le faire dans le délai de deux jours à partir de la présente publication, et que ceux qui n’auront pas obtempéré à cette invitation dans le délai précité, seront privés à l’avenir de toute concession de l’espèce“.

 

En 1857, en raison de la faible quantité de fruits, les permissions ne sont données qu’à condition de ne les ramasser qu’à la main. D’autre part, les habitants devront s’abstenir de ramasser et d’enlever la faîne un jour avant l’arrivée de l’empereur et durant tout son séjour à Compiègne. Cette année-là ce 50 centimes sont demandés à chaque permissionnaire.

 

3 novembre 1897En 1877 pour une permission de ramassage à la main, ce sont 15 litres de bonnes faîneset pour une permission à la vannette, 30 litres qu’il faut donner à l’administration.

 

En 1881, pour le ramassage à la vannette, chaque permissionnaire principal, doit donner 30 litres “de bonne faîne vannée” et pour chaque auxiliaire, 20 litres. Quant au ramassage à la main, chaque personne doit remettre 15 litres “de bonne faîne vannée“.


Chaque demande de ramassage devait être faite sur papier timbré. Pendant plusieurs années les autorisations semblent suspendues par l’administration forestière.

 

Il faut attendre 1893 pour voir une délibération du Conseil municipal de St Jean appuyer une lettre du maire de Béthisy St Martin qui : ” l’informe que le Conseil municipal de cette commune demande à l’administration des forêts d’autoriser le ramassage de la faîne, de réduire dans la plus grande mesure du possible, la quantité de faînes à lui fournir, et qui prie le conseil municipal de St Jean aux Bois de vouloir appuyer cette demande. PAGE 237À l’unanimité des membres présents le Conseil de St Jean s’associe pleinement à la demande formulée par le conseil de Béthisy St Martin, et prie M. le sous-préfet de bien vouloir user de toute son influence auprès de l’administration des forêts pour donner satisfaction à nos populations“.

 

En 1897, nous trouvons une lettre du député Noël au maire, qui l’informe que sur sa demande l’administration des forêts a bien voulu lever l’interdiction du ramassage des faînes et que celui-ci sera autorisé de nouveau dans les mêmes conditions que par le passé.

 

Le ramassage de la faîne disparaîtra progressivement, des produits de substitution à l’huile de faînes étant apparus. 


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