Le presbytère

V – Le presbytère


4.gifEntre les premières réflexions sur la nécessité d’avoir un presbytère dans la commune et la réception définitive des travaux qui a lieu le 24 février 1841, près de sept années se seront écoulées.


Cela s’explique par diverses raisons. La mise en état de la place publique avec la mise en adjudication et la vente des arbres qui s’y trouvaient. L’établissement de l’avant-projet, des plans définitifs et du devis estimatif. La mise sur pieds du financement et les adjudications.


PAGE-26-1Ce qui freinait le plus l’aboutissement du dossier provenait des lenteurs administratives. Tout ce qui est énuméré ci-dessus devait recevoir les approbations de la hiérarchie épiscopale, des autorités préfectorales, voir ministérielles. Compte tenu des réserves émises sur tel ou tel aspect du projet, il était nécessaire de revenir quelquefois plusieurs fois sur des décisions prises par le conseil municipal, revoter et renvoyer les nouveaux dossiers qui étaient réexaminés. Il s’agissait le plus souvent d’un contrôle tatillon.


Enfin, après plusieurs allers-retours commune/préfecture, le dossier est approuvé par le préfet le 21 décembre 1837. Les travaux commenceront aussitôt.


Le puits sera creusé en 1843 à une profondeur de 18 mètres. PAGE-27-1Les 40m3 qui en sont extraits participeront au rebouchage de la mare de la grande cour. 


 

Le premier curé à emménager dans ce presbytère sera M. Fortin qui arrive à St Jean début 1842. Il quittera la commune dans le courant de l’année 1846.


PAGE-28-3Il sera suivit en 1846 par Alexandre Brément, Puis en 1860 par Gilbert Hauvert ; en 1863 Jean Rayé ; en 1870, Jean-Baptiste Ledru ; en 1885, Paul Padoy ; en 1894, Jules Maurier, qui ne reste que quelques mois ; 1895 Lucien Sinot ; en 1908, François Dangu ; en 1913, Isambart Dalmace. Ce prêtre sera le dernier curé résident de la paroisse.


P1010056.gifAlexandre Brément est le sculpteur de la croix du cimetière et des fonts baptismaux.


François Dangu, effectuera de nombreuses recherches sur les origines de Saint Jean et de son abbaye. Il publiera en 1911 le livre “L’abbaye et le village de Saint Jean aux Bois“.


Les travaux terminés et le nouveau plan d’alignement établi, le surplus de terrain compris entre cet alignement et l’ancien est vendu en 1848 aux particuliers riverains.

 

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