Les boulangers (suite)

Madame Levert

 

P1010060Pénétrant un jour dans la boutique, mon épouse se vit invitée à venir voir un carton sur une des étagères. Il s’agissait tout simplement d’une des chattes de la maison qui était venue faire ses petits dans la boîte de « Carambar ». A la question de mon épouse qui voulait savoir comment elle allait faire pour servir les enfants qui voudraient une de ces friandises, elle répondit tout simplement : « Ah, mais j’ai ouvert un autre carton ».

 

Chez les Levert tous les animaux vivaient en bonne intelligence. Le cheval, les poules, les canards, les chiens, les chats. Tous finissaient leur vie de leur belle mort.

 

Mon épouse a vu un jour un automobiliste écraser une canne de barbarie. Celui-ci est descendu de son véhicule, a ramassé la bête et est reparti sans que cela émeuve outre mesure madame Levert.

 

P1010061Les jeunes du village, rentrant de Compiègne où ils avaient passé la nuit, se souviennent des dimanches matin dans le fournil du père Levert où se tenaient alors des casse-croûtes mémorables.

 

Une autre anecdote, la dernière. Dans les années fin 50 au moment où la télé commençait à apparaître dans quelques foyers, le voisin des Levert, le père C… je crois, avait fait l’acquisition d’un poste. Robert Levert pour s’éviter le travail pénible du pétrissage avait acheté un pétrin entrainé par un moteur Bernard non antiparasité comme il se doit à l’époque. Et tous les soirs inévitablement lorsque Robert mettait en route son engin, le père C… sortait en gueulant qu’il ne pouvait plus regarder la télé, brouillée par les parasites du moteur.

 

Quand il fut à la retraite, le père Levert, riche d’un passé de 30 trente ans de tournées, connaissait un tas d’histoire de familles dont il aimait en raconter quelques unes, celles qui ne prêtaient à aucune conséquence, mais qui étaient bien amusantes.

 

A suivre

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