Page d’histoire

Pendant plus de six siècles, St Jean aux Bois est intimement lié à la présence et à la prospérité de son abbaye.


15-copie-1.gifCouvent de femmes, ordre de Saint Benoît, fondé en 1152 par la Reine Adélaïde, veuve de Louis VI le Gros, sur l’emplacement d’une ancienne maison royale, (certains parlent de l’ancien Palais de Cuise), jusqu’en 1634 date à laquelle elles échangent leur abbaye avec celle des chanoines de Royallieu, devant l’insécurité qu’elles éprouvent, seules au milieu de la forêt.

Peu après leur arrivée, les chanoines adoptent l’ordre de Saint Augustin.

Les habitants laïcs, alors peu nombreux, sont exclusivement au service des religieux (domestiques, fermiers…)


2 L’exploitation forestière se développant, notamment après la réforme Colbert, le métier de bûcheron devint progres-sivement l’activité principale des habitants. L’apport de nouveaux arrivants, attirés par ce métier, fait que la population prend de l’importance et que bientôt naît le village de St Jean aux Bois.

  

Parallèlement d’autres métiers se développent (tisserand, potier, tailleur d’habits, menuisier, marchand de bois, vacher …) La culture du chanvre prend de l’importance.

En 1761, le nombre restreint de religieux, ne permet plus à l’abbaye de fonctionner normalement. Rattachée à celle de Saint Léger de Soissons, son extinction est prononcée.

 

 4Jusqu’à la révolution, n’apparaissent pas de notables changements. Le village compte alors 26 maisons groupées autour de la ferme. Entre 1791 et 1793 elles sont vendues comme biens nationaux, avec le moulin et les bâtiments conventuels très dégradés.

 

En 1792, les habitants de St Jean et du hameau de La Brévière, qui jusqu’alors était totalement indépendant ayant sa propre municipalité, décident de ne former qu’une seule commune. Malassise, alors simple lieu-dit, prend de l’expansion.

En 1794, le village prendra, pour une courte période, le nom de « La Solitude ». D’où le nom de solitaires qui, encore aujourd’hui, reste pour désigner ses habitants.

Cet ensemble se développe et ceux-ci sont jusqu’à 450 vers 1850.


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Le village aura son école publique, son lavoir communal et plusieurs lavoirs individuels, un four banal, deux fermes, ses étables, ses « toits à porcs ». Plus tard, ouvriront pour quelque temps, une école religieuse de filles et un bureau de poste.


Le moulin de l’ancienne abbaye deviendra dans les années 1880 la boulangerie du village, point de rencontre des habitants jusqu’à sa fermeture en 1984.

 

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Des auberges et des estaminets, certains forts anciens, sont des points d’assemblées. Des sociétés se créent (Société de secours mutuel, Société musicale avec fanfare, une brigade de sapeurs pompiers, des sociétés de tir, de gymnastique, de boules). Une bibliothèque est créée.


Toutes ces activités, ainsi que les métiers traditionnels perdureront jusqu’au milieu du 20e siècle. Aujourd’hui la vie associative continue d’y être très active.


De nos jours les activités professionnelles et scolaires des 350 habitants les appellent hors de la commune. Le village n’est plus que le lieu où ils résident. Cela n’enlève rien aux charmes du pays, et ses habitants sont heureux de vous accueillir et de vous souhaiter la bienvenue.

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