Mois : février 2016

L’auberge de la rue des Meuniers

 

Le débitant qui figure sur le recensement de 1921 est Dassonville Albert et son épouse Soucaze Geneviève. Toutefois il tient l’auberge avant cette date puisqu’il figure sur la liste électorale arrêtée au 31 mars 1919. Il apparaît toujours sur le recensement de 1926 et à ce moment un débit de tabac a été annexé à l’auberge. Albert Dassonville décède le 22 mai 1927.

 

Le recensement de 1931 nous apprend que l’auberge est tenue par Angelergues Eugène et son épouse Sabatier Claudine. Nous le trouvons sur les listes électorales dès le 31 mars 1930. Ces deux derniers semblent avoir tenu l’auberge que peu de temps. Angelergues ne figure plus sur les listes de 1933.

 

Le recensement de 1936 nous donne Save Georges et Lejay Céline comme étant les nouveaux propriétaires. Leur arrivée à Saint-Jean remonte même avant cette date puisque des publicités à leur nom paraissent dans la presse locale dès 1934. Il semble bien que ce soit eux qui aient dénommé l’auberge « A la Bonne Idée ». 

L’auberge de la rue des Meuniers

Avant la guerre de 1939-45 de nombreuses personnalités et artistes fréquentaient l’auberge, tels André Breton, Dora Maar, Paul Eluard et Nusch. N’oublions pas Emile Carrara et la célèbre chanson « Mon Amant de Saint-Jean ».

L’auberge de la rue des Meuniers

Après la guerre la rumeur populaire faisait état de faits pas toujours clairs qui se seraient déroulés à l’auberge. Nous n’en avons écho qu’au travers d’une délibération du conseil municipal en date du 25 juin 1946 :

« Requête de Save Lucien à propos d’une demande éventuelle de grâce et de mise en liberté conditionnelle. Après lecture de la lettre du requérant, le conseil à l’unanimité se refuse de prendre toutes mesures tendant à atténuer la peine infligée au dit Save Lucien, peine réclamée par le comité de libération ».

 

Sur le recensement de 1946, c’est madame Lapeyre Yvonne qui est notée comme hôtelière. Au travers d’une délibération du conseil municipal en date du 20 novembre 1945, nous apprenons qu’une demande d’ouverture d’un bal public lui est accordée.

L’auberge de la rue des Meuniers
L’auberge de la rue des Meuniers
L’auberge de la rue des Meuniers

Après le décès de madame Lapeyre dans un accident de la route, sa fille reprend l’affaire.

 

C’est en 1964 que Michel Royer achète l’auberge. C’est ce qui occupera nos prochains articles.

à suivre…

Filed under: Non classé

L’auberge de la rue des Meuniers

Il n’est pas possible de fixer d’une manière précise le moment où est apparu dans la rue des Meuniers l’auberge qui deviendra des années bien plus tard « A la Bonne Idée ».

 

En dehors du moulin le plan de 1762 ne signale aucune construction hors l’enceinte de l’abbaye.

 

Si la matrice de l’an VII (1798 – 99) à travers la contribution personnelle et mobilière nous indique bien les noms de cinq cabaretiers à Saint-Jean, elle ne nous donne pas le lieu où se situaient ces établissements.

 

Il faut attendre une délibération du conseil municipal en date du 19 mai 1822 concernant l’alignement de la place communale (nom donné à l’époque à ce qui deviendra la rue des Meuniers) pour constater la présence d’un bâtiment à l’emplacement actuel de l’auberge, dont le propriétaire se nomme Leroy. D’après un acte de naissance en date du 23 mai 1821, il s’agit de Jacques François, époux d’Angélique Huet.

 

La présence de ce bâtiment est confirmée par le relevé cadastral de 1826, puis par le plan d’alignement de 1845, avec toujours comme propriétaire Leroy. Il s’agit toujours de Jacques François, qui apparaît alors comme aubergistes, lors du mariage de son fils François Victor le 15 octobre 1844.

 

Le recensement de 1854 nous indique que François Victor a repris l’auberge tout en étant voiturier. Son épouse étant Charlotte Sophie Bombars, recensée comme aubergiste. Ils apparaissent, toujours comme aubergiste sur les recensements de1856, 1861, 1866 et 1872.

 

Sur celui de 1881 c’est Victor Constant, fils de François Victor, avec son épouse Félicie Opportune Carluy, qui ont repris l’auberge. On les retrouve lors des recensements de 1886 et 1891.

L’auberge de la rue des Meuniers

Leroy Victor Constant décède le 14 avril 1894. Dès lors c’est sa veuve qui assure le tenue de l’auberge et qui devient pour le village « l’auberge de la mère Leroy ». On la trouve jusqu’au recensement de 1911. Nous savons qu’elle est toujours à Saint-Jean le 24 mars 1914, un de ses fils décédant chez elle. Nous perdons ensuite sa trace. Elle ne décède pas à Saint-Jean.

L’auberge de la rue des Meuniers

De nombreuses manifestations se déroulaient dans son établissement. Régulièrement y étaient organisé des concerts de l’harmonie, des concours de cartes, les bals de conscrits, diverses tombolas, etc…

L’auberge de la rue des Meuniers

à suivre…

Filed under: Non classé

Petite halte gastronomique

Petite halte gastronomique

 

Puisant dans ses souvenirs de chef étoilé, Michel Royer l’ancien patron de l’auberge « A la Bonne Idée », vient nous présenter un petit livre dans lequel il nous rapporte les recettes qu’il a concocté durant les nombreuses années qu’il a passé devant ses fourneaux.

 

Que dire de mieux que ce qu’il écrit dans la préface de cet ouvrage, dans laquelle il se remémore et nous fait partager une vie passée en cuisine.

Petite halte gastronomique

Deux recettes prises au hasard pour vous mettre l’eau à la bouche. Pour le reste allez donc à la Fontaine Saint-Jean, ou au petit Bazar de Pierrefonds pour acheter le livre pour le prix de 30€.

Petite halte gastronomique
Petite halte gastronomique

à suivre : Petite histoire de l’auberge au fil du temps …

Filed under: Non classé

Le legs Poulletier

 

Les archives communales sont en possession (série N) des actes de ventes successifs concernant la propriété de l’ancien couvent, compris entre celle de 1817, après le décès de Poulletier, et 1843, au moment où se fait le dernier morcellement de ce vaste périmètre.

 

Mais avant d’en donner connaissance, il est bon que vous puissiez lire la copie du testament de Charles Augustin Poulletier, ainsi que des suites données par la commune aux dispositions la concernant.

Le legs Poulletier
Le legs Poulletier
Le legs Poulletier
Le legs Poulletier
Le legs Poulletier
Le legs Poulletier
Filed under: Non classé

Qui était Poulletier? (suite)

 

Il démissionne de ce poste entre le conseil municipal du 11 fructidor An X (29 août 1802) et celui du 24 Vendémiaire an XI (16 octobre 1802). C’est par une simple phrase du préambule de la délibération du 24 vendémiaire que l’on apprend cette démission : « … les membres composant le conseil municipal de la commune de Saint Jean aux Bois, convoqués en vertu de la circulaire du sous-préfet de Compiègne en date du dix sept vendémiaire an onze réunis chez le citoyen adjoint de la commune, attendu la démission du citoyen maire ».

 

Le préfet Belderbusch nomme maire le citoyen Leduc, jusqu’alors adjoint, afin de remédier à cette démission.

Qui était Poulletier? (suite)

Charles Augustin Poulletier décède le 5 avril 1817, en son domicile de St Jean aux Bois à l’âge de 78 ans.

 

Par son testament ce sont les enfants Esmangard que Poulletier reconnaît comme ses seuls et légitimes héritiers.

 

Le samedi 27 décembre 1817 paraît dans le n°46 du mémorial administratif du département dé l’Oise, une ordonnance du roi datée du 28 novembre 1817.

 

Par cette ordonnance, le trésorier de la fabrique de St Jean aux Bois, et le maire de cette commune sont autorisés à accepter les legs faits au profit de l’église et des indigents de la dite paroisse, par le sieur Charles Augustin Poulletier aux termes de son testament olographe en date du 22 mars 1817.

 

Que laisse-t-il à l’église?

 

« Au nom de la très sainte trinité et écrit de ma main ceci est mon testament olographe.

Je lègue et donne en toute propriété à l’église de Saint Jean aux Bois, ma paroisse,

1° Pour son entretien une rente  annuelle de trois cents francs à prendre sur les deux inscriptions que je possède des plus fortes sommes que je possède sur le grand livre de la dette publique.

2° Une somme une fois payée de deux mille francs pour les réparations les plus instantes de ladite église.

3° Une somme de trois cents francs également une fois payée pour l’achat des linges les plus nécessaires aux besoins de la sacristie ».

 

Ce sont des sommes considérables pour l’époque, si l’on songe par comparaison, que les recettes moyennes de la commune ne dépassent rarement les trois cents francs.

 

Sa commune n’est pas oubliée.

 

Le 18 mai 1817, le Conseil municipal est convoqué par le maire en vertu de l’autorisation du Préfet, afin d’examiner les dispositions du testament de M. Poulletier qui concerne la commune.

 

Après que le maire en eut donné lecture, le Conseil constate que M. Poulletier donne aux habitants les plus nécessiteux le surplus de son approvisionnement de blé de charité. « Je lègue et donne aux plus nécessiteux des habitants de Saint Jean aux Bois le surplus actuel de mon approvisionnement de charité en blé pour la distribution continuer d’être faite aux plus nécessiteux ». D’après la déclaration qui a été faite par M. Esmangard de St Maurice son neveu et exécuteur testamentaire, cet approvisionnement consiste en cent vingt mines de blé, c’est-à-dire environ 57 hectolitres, ce qui est loin d’être négligeable. Cette quantité est à répartir suivant la liste qui en a été laissée par le testateur.

 

Le conseil municipal, en ce qui le concerne, par sa délibération « a été unanimement d’avis qu’attendu que cette donation était très avantageuse pour les habitants les plus nécessiteux de ladite commune, n’étant obligé à aucune charge, d’accepter la dite donation, et invite le maire de solliciter auprès de M. le préfet une ordonnance du roi pour la validité d’icelle ».

M. le maire est aussi invité à bien vouloir « supplier M. le préfet de solliciter auprès du roi ladite ordonnance pour le plus tôt possible attendu l’urgence« .

 

Dans la lettre du 20 avril qu’il adresse au sous préfet, accompagnée de la délibération, le maire écrit, « Je vous prie, M. le sous préfet de vouloir bien nous faire obtenir le plus tôt possible à la commune une ordonnance du Roi qui l’autoriserait à accepter ledit legs, nos pauvres nécessiteux ayant surtout besoin de blé dans le moment difficile où nous sommes ».

 

Dans une lettre au maire datée du 4 juillet 1817, le sous préfet de Compiègne, en adressant à celui-ci la liste des marguilliers nommés par l’évêque d’Amiens, lui demande d’inviter ceux-ci « à se réunir de suite et a prendre une délibération sur l’acceptation des legs faits par feu M. Poulletier à l’église et fabrique de votre commune, de laquelle délibération, vous les engagerez à m’envoyer promptement une expédition pour que je puisse transmettre le tout à M. le préfet qui sollicitera du gouvernement les autorisations nécessaires ».

 

L’ordonnance du Roi sera donnée le 26 novembre 1817 au château des Tuileries.

 

« Le maire de la commune et le trésorier de la fabrique de l’église de St Jean aux Bois, département de l’Oise, sont autorisés à accepter les legs faits au profit des indigents et de l’église de la dite paroisse par le sieur Charles Augustin Poulletier, aux termes de son testament olographe en date du 22 mars 1817 ».

 

Les nombreux travaux nécessaires à l’entretien de l’église utiliseront une grande partie de ces fonds. Ainsi en l’an 1833 le remplacement d’une poutre et des réparations à la toiture. Une somme de mille francs fut versée au moment de la restauration de l’église.

 

En fin de  testament Poulletier précise qu’il  « désire être enterré au dehors et en avant du grand portail de l’église ma fosse aura six pieds de creux au moins, et sera à mes frais recouverte en tombe de pierre de Senlis de manière à former une plate forme en avant le seuil de la porte ».

 

Ses cendres furent transférées en 1866 dans le cimetière communal. Sa pierre tombale que l’on voit encore, tournée vers le calvaire de l’abbé Brément est aujourd’hui en mauvais état. 

Filed under: Non classé

Qui était Poulletier?

 

Charles Augustin Poulletier est baptisé le jour même de sa naissance en l’église St Jacques de Compiègne le 18 février 1739. Fils légitime du sieur Philippe Hyacinthe Poulletier écuyer du Roy, commissaire ordinaire des guerres et de dame Madeleine Engadrem Esmangart de Beauval, le parrain est le sieur Charles Philippe Hyacinthe Poulletier, et la marraine dame Augustine Engadrem Esmangart. Voilà pour ses origines.

 

Augustin Poulletier est issu d’une famille que nous appellerions aujourd’hui de notables. Nous en trouvons plusieurs à la maîtrise de Compiègne au 17ème siècle. Nous avons vers 1768, un prêtre vicaire et ensuite curé du Crotoy, qui vient à St Jean à plusieurs reprises remplacer le curé prieur Dubois. Il assistera aux obsèques de ce dernier. Son frère Claude François a été président du tribunal civil de Compiègne de 1807 à 1810. Son neveu, du côté maternel, François Esmangard de St Maurice, était à la mort de Poulletier en 1817, adjoint au maire de Compiègne, membre du conseil d’arrondissement.

 

Lui-même durant sa vie active, est commissaire général et ordonnateur de la marine.

 

Quelques lignes écrites dans le registre des délibérations de la commune à la date du 17 frimaire An IV de la République (8 décembre 1795), nous apprend que Charles Augustin Poulletier, auparavant domicilié à Compiègne, demeure depuis le 1er juin à Saint-Jean-aux-Bois. Il habite dans une partie des anciens bâtiments du couvent qu’il avait acquis l’année précédente. Sa sœur, Marie Françoise, habite avec lui. Celle-ci décède le 13 juin 1808.

 

Dans son livre « Description du département de l’Oise« , édition de l’an XI (1803) Cambry — premier préfet de l’Oise — nous donne cette description du personnage. « Le village de S. Jean est au milieu de la forêt ; la colline par laquelle on y descend en venant de Pierre Fonts, assez rapide pour que nous fussions obligés d’enrayer : le pauvre village, les tourelles découvertes, l’abbaye dans un état déplorable, me disposèrent au changement dont j’allais être le témoin. Un ancien intendant de la marine, homme plein de lumières et de probité, que j’ai connu dans des jours plus heureux entourés du luxe de sa place, s’est retiré dans cet asile, où, fatigué des hommes, ami d’une retraite sauvage, absolue, il vit, travaillant de ses mains la terre, et n’ayant d’autre compagnon qu’un chien qui ne l’a pas quitté ; sa barbe avait six lignes de longueur (le pouce, 27 mm, était divisé en 12 lignes), ses cheveux gris étaient hérissés sur sa tête, ses vêtements participaient au délabrement de tout ce qui l’entourait : nous nous serrâmes la main en versant quelques larmes. Il est heureux encore dans cet état, car il est dégoûté du monde qu’il connaît, et sait vaincre par sa sagesse, par sa philosophie, par sa fermeté, par le travail, tous les regrets qui pourraient l’assaillir. Nous fîmes chez lui un repas très frugal, dans lequel il nous prodigua les restes de sa fortune passée ; quelques vins délicats, du vin de cap, des liqueurs de la Martinique, et d’excellent café moka ; nous le quittâmes, pressés par le temps, par la nuit, en souhaitant qu’un jour le gouvernement le rende (s’il veut y consentir) au monde, à la marine, qu’il peut servir utilement.« 

 

D’après ce que nous lisons par ailleurs, Poulletier ne devait quand même pas être dans le dénuement que nous donne à lire Cambry. A la lecture du testament qu’il laisse à son décès, l’on s’aperçoit qu’il disposait de revenus assez conséquents.

 

Ses fonds comptants, ses revenus en blé et autres grains sont importants. Il possédait une calèche et cheval.

 

A son service quatre domestiques et deux femmes, dont l’une semble avoir joué le rôle de gouvernante durant de très longues années, rendant « de bons, fidèles et loyaux services ».

 

Du 11 germinal An VI (31 mars 1798) au mois de messidor An 7 (juin-juillet 1799) est l’agent municipal chargé de l’enregistrement des actes d’état civil de la commune.

Nommé aux fonctions de maire le 24 germinal an VIII (14 avril 1800) par commission du préfet Cambry, il était sous Louis Aubé (maire précédent), officier municipal. Son activité se confond avec celle de son adjoint Leduc.

Qui était Poulletier?

à suivre…

Filed under: Non classé

La vente de l’ancien presbytère en 1794 (suite)

 

Comme écrit précédemment, c’est le 10 brumaire An 3 (31 octobre 1794) que la vente entre Jean-Baptiste Deschamps et Charles Augustin Poulletier intervint. Donc très peu de temps après l’adjudication du 29 prairial An 3 (18 juin 1794).

 

Un point nous échappe à la lecture de cette vente. Deschamps achète l’ancien presbytère 52 400 livres, tandis que la vente à Poulletier est faite sur la base de 50 000 livres. Sauf si les loyers compris dans la période allant du 18 juin au 5 novembre, auxquels il faut ajouter les 260 livres des fruits revenant à l’acquéreur, on ne s’explique pas pourquoi Deschamps aurait revendu à un prix inférieur cette propriété. Il s’agit là, vraisemblablement d’un accord les deux protagonistes dont certains éléments nous échappent.

La vente de l’ancien presbytère en 1794 (suite)
La vente de l’ancien presbytère en 1794 (suite)

Copies des divers reçus. (Archives communales)

La vente de l’ancien presbytère en 1794 (suite)
La vente de l’ancien presbytère en 1794 (suite)
La vente de l’ancien presbytère en 1794 (suite)
Filed under: Non classé

La vente de l’ancien presbytère en 1794 (suite)

 

La vente eut lieu suivant le calendrier fixé.

La vente de l’ancien presbytère en 1794 (suite)
La vente de l’ancien presbytère en 1794 (suite)
La vente de l’ancien presbytère en 1794 (suite)
La vente de l’ancien presbytère en 1794 (suite)

Dans les faits Jean Baptiste Deschamps, alors maire de la commune, ne servit que d’intermédiaire dans l’achat de l’ancien couvent puisque dès le 10 brumaire an 3 (31 octobre 1794) un acte de vente est passé entre lui et Charles Augustin Poulletier demeurant audit Compiègne.

 

On peut penser que Poulletier, issu d’une famille connue à Compiègne et dont plusieurs de ses membres occupaient d’importantes fonctions sous l’ancien régime, lui-même étant ancien intendant et contrôleur général de la marine, craignait sans doute, compte tenu de ses origines, de ne pouvoir directement être accepté comme adjudicataire et qu’il avait monté ce subterfuge en accord avec Deschamps. Poulletier disposait de revenus suffisamment convenables pour se rendre acquéreur de l’ancien couvent. Ce qui n’était certainement pas le cas de Deschamps.

 

Un avis figure dans les archives de la Société historique de Compiègne en date du 22 pluviôse an 10 (11 février 1802) qui informe le maire que la somme de 627 francs 9 centimes due au citoyen Poulletier pour la solde de retraite des trois premiers mois de l’année, lui sera remise par le payeur général de la marine, à charge par lui à la lui remettre. Soit un revenu annuel de plus de 1500 francs. Quelques années plus tard, Léré écrira  » Il avait une retraite de 2000 francs et un revenu de 8000 francs en bien-fonds« . Ce qui, pour l’époque n’était pas une somme négligeable.

La vente de l’ancien presbytère en 1794 (suite)

à suivre…

Filed under: Non classé