Mois : juin 2014

Festivités du 21 juin (4)

 

Le feu de la Saint-Jean.

 

Aussi loin que l’on remonte le temps le feu de la Saint-Jean est une tradition du village. 2014 n’a pas failli à cette coutume.

 

Ne retrouvons-nous pas cette information parue dans le Progrès de l’Oise du samedi 23 juin 1945 :

 

« Renouant la tradition interrompue par la guerre, le scoutisme Compiégnois va reprendre les feux de la Saint-Jean demain dimanche à Saint-Jean-aux-Bois, comme par le passé.

 

Le groupe Scout de france, les Eclaireurs Unionistes, la Troupe Guynemer de Compiègne et le Groupe de Margny y participeront et vous permettront de passer une agréable soirée.

 

Nous espérons que beaucoup de compiégnois se rendront à Saint-Jean dimanche soir, pour cette fête qui commencera à 21 heures et viendront ainsi encourager les scouts qui maintiennent les vieilles traditions de notre folklore régional. »

 

Il y a belle lurette que les scouts ont abandonné Saint-Jean et son feu, mais la municipalité et le comité des fêtes ont depuis longtemps repris le flambeau et allumé le brasier avec.

 

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Allumez le feu! Allumez le feu…

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Et c’est parti

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Discusion d’experts en incendies

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Quel beau feu Dominique nous a fait là.

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Le lendemain matin, seules les cendres restent du si beau feu de la veille. La cour semble bien vide, elle si animée quelques heures auparavant.


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Alors à l’année prochaine !

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Festivités du 21 juin (3)

 

Le repas.

 

Que de monde. Regrettons seulement que beaucoup de villageois n’aient pas pris la précaution de s’inscrire dans les temps impartis, ce qui a énormément compliqué la tâche des bénévoles de l’association pour satisfaire tous les présents.

 

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Visiblement Jacques a un pneu de crevé, ce qui inquiète Claudette

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Festivités du 21 juin (2)

 

Suite en photos du concours de boules

 

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Le Maire maître des anneaux

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Interdiction d’entrer et de jouer dans l’église

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Bon sang que la terre est basse !

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Dans un instant, le point de la Présidente

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Francine ne semble pas d’accord

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Que de boules, mais il s’agit de deux parties différentes

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Et voici la finale

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La discussion autour du point final

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La remise des coupes

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Congratulations

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Avec la Présidente

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Fin du concours 2014

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Festivités du 21 juin

 

La journée s’est déroulée en trois actes. Le premier débutant à 14 heures, le dernier se terminant à plus de minuit.

 

Le ciel clément a permis un bon déroulement de l’ensemble, sans crainte d’une averse inopinée.

 

L’abondance des images nous permet de revivre chaque acte dans son déroulement.

 

Tout d’abord, honneur au concours de boules.

 

Dès 14 heures les inscriptions et la formation des équipes permettaient de commencer le concours dans la bonne humeur mais aussi avec tout le sérieux du à une telle compétition.

 

Et sur la place du village, ce ne furent bientôt que tintements de boules et commentaires sur la réussite, ou le raté de tel ou tel lancé.

 

Les gravillons furent qualifiés de plusieurs noms d’oiseaux, quand une boule brusquement sur l’un d’eux, déviait de la trajectoire pourtant bien calculée par le lanceur.

 

Les malheureux cochonnets eurent droit aussi, à certains moments, à une averse de boules qu’ils n’avaient pas demandé.

 

On assista à quelques beaux coups, dont certains joueurs étaient eux-mêmes étonnés.

 

Etienne comptabilisait les résultats et veillait au bon déroulement du concours.

 

Face à la difficulté de choisir parmi les nombreuses photos, il nous a paru plus judicieux de toutes les publier sur deux jours.

 

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La place est encore vide

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Le stand des inscriptions

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Jean-Pierre cherche comment emmancher les tubes de son stand

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Le bûcher prêt pour ce soir

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Les tentes où se tiendra le repas

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Et c’est parti pour les parties

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Mais non ! C’est celle-là ma boule.

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Même aux boules ça papote.

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à suivre…

 

 

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Le château de La Brévière (8)

 

En 1952, le centre fut ouvert de juillet à septembre. La moitié de cette période fut utilisée par les organisations suivantes : Confédération internationale des associations d’éducation des travailleurs, Confédération internationale des syndicats libres, Confédération internationale des syndicats chrétiens, Alliance coopérative internationale. Les six semaines restantes permirent à l’U.N.E.S.C.O. de réaliser trois stages successifs de quinze jours, sous la direction du professeur G.D.H. Cole, de l’université d’Oxford.


Ces trois quinzaines touchèrent en moyenne 40 stagiaires représenta 14 pays d’Europe, et 12 du reste du monde, pour la plupart responsables régionaux  ou nationaux de la formation syndicale ou de l’éducation populaire.*


Au cours de l’été 1953 se tenait, sous la direction du même professeur, un deuxième stage.


C’est vers cette période que les suédois qui n’utilisaient ce bâtiment que deux mois dans l’année pour des séminaires syndicaux et comme centre de vacances pour les enfants de salariés, ont estimés à un moment donné qu’ils leur était difficile de poursuivre ainsi et qu’il serait plus judicieux d’en faire don à leur confédération française amie Force Ouvrière avec laquelle ils entretenaient une étroite collaboration depuis les années 1947/1950.


Ce don fut effectué, à ce que l’on croit savoir, sur la base du franc symbolique. Le seul souhait des suédois lors de la donation étant que le château serve de centre de formation des militants Force Ouvrière, ce qui d’après les constatations faites sur place, fut le cas durant de nombreuses années.


Olof-Aschberg-2-copie.jpgN’ayant pas connaissance des archives de F.O., il nous est impossible d’écrire sur la durée et les conditions exactes de l’accord passé avec le syndicat suédois. Nous pouvons supposer, le château étant fermé depuis quelques années et mis en vente, que cet accord était venu à expiration.


Quant à Olof Ascheberg, c’est en 1960 le 21 avril, qu’il décède à l’âge de 83 ans.


 


Les explications développées font référence à plusieurs études, tant en suédois qu’en français.

Nous les citons :

 

.http://unesdoc.unesco.org/images/0013/001337/133739fo.pdf

http://www.monde-diplomatique.fr/1954/09/LE_VEUGLE/21233

http://ns228795.ovh.net/notre-opinion/notre-opinion/gens-ch%C3%A2teau20111215.html

Sur l’aide aux réfugiés espagnols : Google Traducbreviere 2.webloc

Sur Olof Aschberg : Google Traduction 1.webloc


 



* Réf. : Le Monde diplomatique, l’U.N.E.S.C.O. et l’éducation des adultes ; septembre 1954.

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Le château de La Brévière (7)

 

Le château de La Brévière aux lendemains de la guerre.

 

En 1949 l’U.N.E.S.C.O. décide, sur la demande de plusieurs états membres de l’organisation, de convoquer la conférence d’Elseneur (Danemark) consacrée à l’éducation des adultes. C’est dans les perspectives établies à Elseneur que s’est déroulée l’action de la «Section de l’éducation des adultes».


C’est en 1951 que la conférence générale de l’U.N.E.S.C.O. décide que l’Organisation ouvrirait un centre international d’éducation des travailleurs. À titre d’essai, ce centre fonctionna pendant les trois mois de l’été 1952, au château de La Brévière.


Le château avait été donné en 1951 par Olof Aschberg et son épouse Siri à la «Landsorganisationen Sverige» (L.O. Organisation nationale de Suède) qui est une confédération syndicale suédoise fondée en 1898. Elle est liée au Parti social-démocrate des travailleurs et adhérente de la Confédération syndicale internationale et de la Confédération européenne des syndicats. C’est l’organisation syndicale majoritaire en Suède.


Le don fut reçu au mois d’avril 1951 par le président du syndicat Gustav Möller, le trésorier Gösta Eriksson et l’avocat Sonja Branting-Westerstahl en tant que secrétaire.


arbetarrorelsens-81-copie.jpgSuivant les accords passés entre les donateurs et le syndicats la gestion devait être confiée à une fondation nommée «Hjalmar Branting Institut», en souvenir d’une longue amitié entre le couple Aschberg et Hjalmar Branting (premier Premier ministre socialiste à être élu à des fonctions en Suède et en Europe) et le château devait être utilisé à l’effet d’y donner des cours et des conférences.


Nous ne nous étendrons pas sur la situation politique en Europe aux lendemains de la guerre, ce n’est pas le but de cette série d’articles chacun pouvant s’y reporter par ailleurs, sachons sim-plement qu’une reprise en mains du mouvement d’émancipation des travailleurs né durant les combats contre l’occupant nazi, était envisagée notamment par la social-démocratie.


C’est pourquoi, dit sous des mots appropriés, les buts de ces cours et conférences étaient les suivants :


«D’une part rassembler les experts en matière d’éducation des travailleurs afin de leur permettre d’étudier et de perfectionner leurs méthodes respectives, et d’autre part offrir aux organisations ouvrières internationales des facilités en vue d’organiser des cours d’été destinés à développer parmi leurs membres la compréhension internationale

à suivre…


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Le château de La Brévière (6)

 

Le château de La Brévière est mis, comme nous l’avons vu lors d’articles précédents, dès octobre 1933 à la disposition du Comité français de l’Union internationale de secours aux enfants (organisation patronnée par la Croix Rouge) pour qu’il y soit accueilli temporairement des enfants de réfugiés allemands. (Il s’agissait d’enfants de familles juives fuyant pour la plupart le régime nazi)


Après leur départ, au mois de février 1937, M. et Mme Aschberg mettent ce domaine à la disposition de «L’Œuvre du foyer suédois» pour les enfants de républicains espagnols, réfugiés en France. Pour cela ils font entièrement aménager le château à leurs frais, créant au sous-sol des lavabos-douches et installant dans les deux étages de l’immeuble des chambres pour les enfants et le personnel. Ce comité y installe dès le 4 février, 53 enfants de 5 à 14 ans, moitié filles, moitié garçons, orphelins pour la plupart, réfugiés de Madrid, évacué d’abord sur Valence puis en France.


P1010016L’inauguration de cette installation a lieu le mardi 23 février 1937, en présence de Mme Suzanne Lacore, sous-secrétaire d’état à la pro-tection de l’enfance, Mme Henning, ambassadrice de Suède, Mme Araquistan, am-bassadrice de la République espagnole, Mme Vorsberg, députée socialiste au Parlement suédois.


Trois institutrices espagnoles et une interprète sont à la disposition des enfants. Une dame, délégué du Comité français de secours aux enfants, Mme Hasse, qui avait déjà exercé le rôle de directrice avec les jeunes allemands, assure la mise en route de l’œuvre.

 

À leur tour, quelques enfants fréquenteront la classe de M. Condette, instituteur du moment à Saint-Jean : Merin Carmen et Francisco, Garcia Emilio, Lopez José et Rafael, Caballero José, Isabel Arthuro.…

 

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Le château à cette époque


Des rares informations que nous possédons sur la situation du château durant la guerre, il ne semble pas qu’il fut le théâtre d’une occupation par les troupes allemandes. La forêt de Compiègne ayant été déclarée territoire de chasse réservé à Hermann Göring, le château lui aurait été réservé pour son hébergement éventuel. Nous ignorons s’il y mit les pieds, même une seule fois.

 

 


 

Caricature de Mme Lacore parue dans Le Progrès de l’Oise du samedi 27 février 1937.

 

à suivre…

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Le château de La Brévière (5)

 

Suite des articles sur le château de La Brévière


La fille de Paul de Royer, héritière de son père, devenue semble-il propriétaire du château, le met en vente en 1928.

 

Le château est acheté par M. Olof Aschberg, banquier suédois. On ne connaît pas avec exactitude la date de la transaction. Toutefois, dès juillet 1928 son nom apparaît dans différentes lettres adressées au maire de Saint-Jean.

 

Par contre son nom n’apparaît dans aucun des recensements de la population de Saint-Jean, ce qui laisse penser que lui et sa famille n’habitaient pas le château. Le nom d’Aschberg n’apparaît que dans les matrices cadastrales.

 

A la fin des années 1920, Aschberg et sa famille s’étaient installés en France, où ils avaient acheté le château du Bois du Rocher à Jouy-en-Josas et une maison de ville sur la place Casimir Périer à Paris. Il est fort probable que ces deux endroits leur servaient de résidences habituelles. 

 

 

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Château du Bois du Rocher à Jouy-en-Josas acheté par Olof Aschberg à la fin des années 1920

 

Situons rapidement le personnage.

 

Né en 1877 en Suède, Olof Aschberg était devenu un homme d’affaires prospère et un banquier qui était internationalement connu pour ses sympathies à gauche et pour le rôle crucial qu’il joua en aidant financièrement les bolcheviks en Russie, avant et après la révolution d’octobre 1917, gagnant le surnom de «banquier bolchevique». En 1922, lorsque les soviétiques mettent en place leur première banque internationale sous le nom de Ruskombank constituée d’un syndicat d’anciens banquiers privés tsaristes et allemands, de banquiers suédois, américains et britanniques, les dirigeants soviétiques désignent leur partenaire de confiance en la personne d’Olof Aschberg à la tête de cette banque dont le conseil était composé des représentants des banques citées ci-dessus, ainsi que des représentants du gouvernement soviétique.


Il est allégué qu’une partie des fonds de la Ruskombank ont été détournés par Aschberg pour faire des investissements pour son compte personnel, qui a abouti à une accusation de détournements de fonds contre lui et son retrait en 1924 de son poste de chef de la Ruskombank.


Au déclenchement de la seconde guerre mondiale, Aschberg est interné dans le camp de concentration du Vernet d’Ariège, utilisé par les autorités françaises pour accueillir «Tous les étrangers considérés comme suspects ou dangereux pour l’ordre public». Toutefois, lorsque la France est envahie par l’Allemagne nazie en 1940, les autorités françaises, dont les origines juives d’Aschberg sont connues, le libère estimant que sa vie serait en danger… Il en profite pour s’enfuir avec sa famille au Portugal puis vers les Etats-Unis. Après la fin de la guerre il retourne en Suède.

 

Le 28 décembre 1956, Olof Aschberg et son épouse Siri donnent le château de Jouy-en-Josas à l’U.N.E.S.C.O. qui y tient des réunions d’experts et des séminaires de formation pour le nouveau siège et le personnel de terrain jusqu’en 1984.

à suivre…


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