Mois : avril 2014

Inventaires après décès

 

Les archives communales renferment un certain nombre d’inventaires après décès qui s’échelonnent de l’année 1717 à l’année 1788.


L’inventaire après décès, dressé généralement par un notaire, énumère, en les prisant, la totalité du patrimoine du défunt, à commencer par ses meubles et objets les plus banals, l’acte étant dressé au domicile, pièce par pièce. Ce qui donne une idée assez précise des anciens intérieurs et de l’état de pauvreté ou de richesse des défunts.


A Saint-Jean la plupart des inventaires figurant dans les archives, sont établis par l’instituteur qui en est le dépositaire avant dépôt chez le notaire.


Dressé quelques jours après le décès ou lors du remariage du parent survivant, généralement à la demande du conjoint survivant, du tuteur des enfants mineurs ou de l’enfant majeur, il permet de répartir les biens du défunt en toute connaissance de cause entre les héritiers.


C’est le cas de l’inventaire de Jean Deschamps dressé le 17 janvier 1717.


Jean Deschamps, bûcheron, demeurant à Saint-Jean-aux-Bois, époux de Simone de la Fontaine, né le 30 octobre 1667 à Saint-Jean, décède le 20 août 1714.


Simone (de) La Fontaine (ou Lafontaine selon les actes) était originaire de Pierrefonds. Elle avait épousé Jean Deschamps en cette localité le 23 octobre 1696. De ce mariage étaient nés plusieurs enfants dont la majorité décède en bas âge. Cependant quelques uns survivent.


Après le décès de Jean Deschamps, sa veuve épouse le 18 janvier 1717 Florent Magnant à Saint-Jean-aux-Bois. C’est dans la perspective de préserver les intérêts des enfants survivants du premier mariage, alors mineurs puisque le plus âgé n’a que 14 ans et le plus jeune un peu plus de cinq ans, que les frères du défunts exigent l’établissement de cet inventaire avant la date du mariage.


Cet inventaire, qui est celui d’un milieu modeste, nous montre que les bûcherons de Saint-Jean, ne vivaient pas, malgré tout, dans un grand dénuement.


Outre les ustensiles d’usage courant assez nombreux, le ménage possédait une vaisselle somme toute importante puisqu’elle est estimée à 80 livres (à titre de comparaison la vache estimée plus loin ne l’est que pour 30 livres). Les meubles comprennent, outre les lits et couchettes, « une paire d’armoires de bois de chêne et de bois de fault fermants à clé, un pétrin de bois de chêne, deux coffres de bois de chêne fermants à clé, un grand et un moins grand », une petite table et une autre petite table ronde de bois de chêne, ainsi que plusieurs bancs de chêne.


Quelques objets de valeur sont inventoriés comme « une croix d’or et une bague d’or et une alliance de fille d’or et une chaîne d’argent ». (probablement provenant de la dot de la jeune mariée)


Les effets personnels sont détaillés ainsi que du linge divers « et huit draps de toile de chanvre, dix serviettes de toile de chanvre, et deux serviettes de lin ».


L’inventaire fait encore état dune pièce de vin, de trois porcs, d’une vache sous poil roux, d’un âne sous poil gris, d’un cent et demi de foin, le tout estimé à 125 livres. L’estimation comparée des effets personnels des époux à celle des animaux, souligne que le linge et habits représentaient une grande valeur.


Il est fait état d’une somme de 560 livres dont 180 de rente. L’inventaire est estimé globalement à 1180 livres. Ces 560 livres en argent soustraites, les biens matériels se montent à 620 livres. Cela correspond à la valeur estimée des inventaires d’autres bûcherons qui oscillent entre 450 et 600 livres.

 

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Vente Leduc (2)

 

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La vente de la deuxième journée ne voit pas de meubles et objets particuliers adjugés. En définitive cette vente rapportera peu ; 698 livres 05 sols. La vente la plus importante consistant en une herse tricycle avec dents de fer adjugée 24 livres. Celle arrivant juste derrière consistant en une carriole neuve à deux roues emportée pour 17 livres.

 

M. feu Leduc devait être un homme cultivé puisque nous trouvons dans cette vente :

Trente-sept volumes adjugés à François Boutanquoi, bûcheron demeurant à Saint Jean.

Dix-huit volumes dépareillés adjugés à Louis Labbé de Pierrefonds.

Vingt-deux volumes dépareillés adjugés à Félix Levasseur, bûcheron garde vente demeurant à Saint-Jean.

Vingt-deux volumes adjugés à Jean François Renard, bûcheron demeurant à La Brévière.

Vingt-cinq volumes adjugés à Théodore Langelez, bûcheron demeurant à La Brévière.

Cent quarante cinq volumes de la bibliothèque des romans adjugés à Jacques Leroy aubergiste demeurant à Saint-Jean.

Comme nous le constatons la majorité des acquéreurs sont des habitants de Saint-Jean.

 

Les enchérisseurs de l’ensemble sont en majorité des habitants de Saint-Jean. Toutefois il est curieux de constater l’attrait que présentent ces ventes puisqu’au hasard des adjudications nous trouvons des acquéreurs de Compiègne, Jaux, St Germain, Cuise, Fresnoy, La Croix, St Sauveur, Orrouy, Pierrefonds, Morienval, Vieux-Moulin, Pondront.

Nous trouvons même un adjudicataire de Courbevoie dans la Seine, Jean François Meunier, marchand revendeur, pour six gravures.

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Vente Leduc

 

La succession de M. Leduc, outre tous les biens fonciers et les valeurs, laissent de nombreux meubles et objets moins intéressants qui ne semble pas retenir l’attention des héritiers. Une vente aux enchères publiques à donc lieu à Saint-Jean le dimanche 19 mai 1844 en la demeure du défunt.

 

Devant l’importance de cette succession le vente se déroule en deux fois, la seconde ayant lieu le lundi 27 mai, même lieu.

 

Nous ne donnerons connaissance que de la première vente.

 

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à suivre…

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Legs Alexandre Leduc (4)

 

La rente de 150 francs étant faite sur le moulin et les terres attenantes et ceux-ci ayant été vendu par les héritiers de M. Leduc, l’acquéreur M. Leroy se trouve être débiteur de cette rente. Ce dernier souhaite régulariser cette situation.                            

 

Le conseil est donc amené à débattre de cette question dans sa séance du 21 mai 1854.

 

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Le dernier épisode de ce legs interviendra au moment de l’application de la loi de 1905  concernant la séparation des églises et de l’état.


C’est l’arrêté du 13 décembre 1906 de mise sous séquestre des biens ayant appartenu aux établissements du culte.


Vu la loi …..Sont placés sous séquestre, à partir de ce jour,…. les biens de toute nature ayant appartenu :


A la fabrique de l’église paroissiale de St Jean aux Bois, et notamment les biens suivants : a) Inscription de rente 3% de 420 fr., section 8, n° 0.473.134.


Article3. – Les anciens représentants légaux de la fabrique de l’église paroissiale, les anciens représentants légaux de la succursale de St Jean aux Bois seront tenus, à première réquisition par lettre recommandée, de remettre immédiatement au receveur des domaines à Compiègne les espèces en caisse, les valeurs en portefeuille, les titres de propriété, les titres de créances et de rentes, les baux, marchés, et enfin tous documents concernant les revenus et affaires de l’établissement supprimé, à l’exception des documents de comptabilité nécessaires pour rendre le compte de gestion prévu à l’article 7 du décret du 16 mars 1906.

 

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Legs Alexandre Leduc (3)

 

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Nous ne trouvons pas trace de la délibération du conseil de fabrique dont il fait référence ici.

 

A cette délibération du conseil, le sous préfet de compiègne fait un certains nombres de remarques conseillant au conseil d’en adopter une nouvelle qui tiendra compte de ces observations.

 

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Pour se conformer à ces instructions le conseil municipal adoptera dans sa séance du 27 avril la délibération suivante :

 

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Le 6 juillet 1847 le sous préfet s’adresse au maire en ces termes :


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Puis le 11 août 1847 :

 

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Nous n’avons pas connaissance de la délibération du conseil de fabrique dont il est ici question dans le lettre du 11 août 1847, ni des réponses faites à celle du 6 juillet précédent, mais nous pouvons penser que les choses furent réglées dans ce sens puisque par arrêté du ministre de l’instruction publique et des cultes du 3 juillet 1848, le legs est autorisé.

 

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à suivre…

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Legs Alexandre Leduc (2)

 

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Seule la rente annuelle et perpétuelle de 150 francs léguée à la fabrique de l’église de Saint-Jean-aux-Bois nous intéressera dans cette étude, les autres parties restant d’ordre familiale et privé.

 

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Il ressort des minutes du greffe du tribunal civil du troisième arrondisement du département de l’Oise, sis à Compiègne que :

 

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Dans sa séance du 4 août 1844, les membres du conseil municipal, « après avoir pris connaissance de l’article portant cette rente ainsi que des charges et conditions auxquelles la dite rente est faite, ont été d’un commun accord, vu l’avantage qu’il y ont reconnu pour la fabrique, d’accepter.


En conséquence ils acceptent et autorisent la fabrique à accepter le dit legs fait par M. Leduc Alexandre Georges, avec toutes les charges qui y sont jointes. »

à suivre…

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Legs Alexandre Leduc (1)

 

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C’est par cet acte d’état civil établit le 9 mai 1844 que nous constatons le décès d’Alexandre Georges Leduc, maire de Saint-Jean-aux-Bois, célibataire sans enfants.                                                                                                                                   

Sans héritiers directs, Alexandre Georges Leduc, sentant vraisemblablement ses forces déclinées, avait rédigé un testament comme il le précise lui-même « Fait et écrit de ma main à Saint Jean aux Bois, le vingt-neuf avril mil huit cent quarante-quatre« . Testament qu’il dépose en l’étude de Maître Desmarest, notaire à Compiègne, par lequel il réparti l’ensemble de ses biens, dont une rente de 150 francs faite à la fabrique de l’église de Saint-Jean.


Bien qu’il écrive dans son testament  » ma fortune était peu importante« , Leduc possédait sur Saint-Jean et Malassise une bonne partie des terres cultivables et des prés. Par exemple le moulin lui appartient mais aussi toute la partie arrière de celui-ci, comprise entre le chemin du Parquet, le chemin des plaideurs et les limites de la forêt.                                                                                 

                          

Alexandre Georges Leduc, maire de la commune, en exercice lorsqu’il décède le 9 mai 1844, est issu d’une famille, dont le grand père est un bourgeois de Compiègne, et sa grand mère, Marie Simone Picard de Moncourt, de la paroisse de St Clément du diocèse de Senlis.


Son grand oncle maternel Nicolas Hyacinte Picard de Moncourt est curé de Venette.


Nous retrouvons, par ailleurs au sein de la famille, Jean Alexandre Le Duc (ainsi écrit à ce moment) ancien procureur de la maison des Célestins de Saint Pierre et desservant de Saint Clément, et Pierre Jean Marie Charmolue conseiller du roy receveur des consignations du baillage de Compiègne.


Son père, Georges Joachim Le Duc , gendarme du roy, qui épouse le mardi 5 avril 1785 Thérèse Bonvalot, fille majeure de Pierre Antoine Boniface Bonvalot conseiller du roy à la chancellerie près le président de la ville de Salins en Franche Comté, n’est autre que le frère d’Antoine Bonvalot, prieur curé de St Jean aux Bois. C’est ce dernier qui  donnera la bénédiction nuptiale aux nouveaux époux.


C’est sans doute, ce qui les détermine à choisir St Jean comme lieu de leur résidence.


De ce mariage naîtra le dimanche 29 juin 1788, Alexandre Georges Le Duc 


Au moment de la constitution en commune de St Jean aux Bois, Georges Joachim Le Duc , père, est élu maire le 27 novembre 1791. Par la suite, il occupe plusieurs fonctions municipales jusqu’au 20 octobre 1802, où, par arrêté préfectoral, il est nommé au poste de premier magistrat. Il occupera cette fonction jusqu’à sa démission en 1813.


C’est alors son fils qui est désigné, maire de la commune, toujours par arrêté du préfet.


Il prête le serment de fidélité exigé par la loi le 29 juin 1813.


Il sera renouvelé dans cette fonction en 1821, 1826, 1831, 1834, 1837, 1840 et 1843. C’est à ce moment, vers la fin de l’année 1843 débuts 1844, que la maladie l’éloigne de ses activités municipales. Toutefois un dernier grand dossier voit le jour sous sa gouverne. Celui de la construction d’une « maison d’école ». (l’actuelle marie)

 

C’est dans cette brève période qui précède sa mort qu’il rédige son testament le 29 avril 1844. Celui-ci et son enveloppe sont déposés au rang des minutes de M. Louis Victor Desmarest, notaire à Compiègne.

 

Son ouverture a lieu le 10 mai 1844 à sept du matin dans le cabinet et devant Jean Marie Raymond Lanusse, président du tribunal civil de première instance de Compiègne assisté de son greffier.

 

L’intégralité des documents reproduits dans cet article concernant cette succession figurent dans les archives départementales de l’Oise et dans les archives communales de Saint-Jean-aux-Bois dont ils sont extraits.

à suivre…


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Les œufs de Pâques

 

Il n’y a pas à dire, lorsque les choses sont bien organisées à l’avance tout de déroule tellement mieux. Le rendez-vous de cette chasse aux œufs de Pâques 2014 était fixée à onze heures.

 

Le matin le ciel qui, les jours précédents était radieux, faisait plutôt grise mine en ce jour. La météo, toujours optimiste, n’avait-elle pas annoncé de la pluie même.


Aussi, dimanche matin, dès 11 heures, alors que les enfants du village s’égaillaient dans les allées et sur les pelouses de l’arborétum afin de dénicher les œufs en chocolat éparpillés un peu partout, d’un seul coup le soleil déchira les nuages.

 

Faire ainsi apparaitre l’astre du jour au moment précis où il doit l’être relève d’une sacré dose de préparation.

 

Alors, pendant de longues minutes se furent des va-et-vient sans fin sur ce vaste terrain où les plus chanceux, revenaient vers la brouette, les mains chargées de ces précieux trésors.

 

Et voilà ce que ça donne en photos :

 

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Joyeuses Pâques 2014

 

Marie-Sophie, que je n’avais pas vu depuis le premier janvier dernier, n’a rien perdu de son inaltérable jeunesse.

 

M’inquiétant de sa santé, après ce long hiver passé dans les courants d’air, elle me répondit que tout allait bien.

 

Elle ajouta même dans un sourire malicieux :


— « Comme tu peux le voir, j’ai toujours autant de battant ». et elle ajouta :


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— « Placé comme je suis, je regrette beaucoup de n’avoir pu voir, hier, tous ces enfants chercher les œufs que je leur avais jeté par poignées. Heureusement, je pourrai les voir demain sur ton site. Je t’avouerais que j’aime bien, pendant mes heures de repos, regarder tes photos, même celles des années passées.


— « Mais pour la brocante, alors là! C’est le rêve. Aux premières loges toute la journé.


— Tu diras aussi aux organisateurs du concert de dimanche dernier et aux artistes, que j’ai beaucoup apprécié leur programme. De là où je suis c’est une peu de musique céleste que j’entends.


— Sur ce je vous souhaite à tous de bonnes fêtes. »


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Un visiteur particulier à Saint-Jean

 

Si Saint-Jean-aux-Bois peut s’enorgueillir d’avoir accueilli depuis des temps reculés des personnages illustres dans les domaines les plus divers, dont à l’occasion il nous est agréable de rappeler le passage, il en est certains par contre dont on ne peut se flatter de les avoir reçu en nos murs. 

 

C’est le cas de Jacques Doriot, comme le titre « Le Progrès de l’Oise » du mercredi 16 juin 1937 reçut au restaurant « A la Bonne Idée ». Même si à l’époque Jacques Doriot ne manifesta encore que timidement les idées qui le pousseront à la collaboration extrême avec l’occupant nazi, il n’empêche que nous ne retiendrons pas sur nos registres sa venue à Saint-Jean. Il ne s’agit que d’une information liée au passé de notre village que chacun retiendra comme il l’entend.

 

Voici la copie de l’article qui lui est consacré. La photo est de très mauvaise qualité.

                                                                                                                                                                                                    

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