Mois : septembre 2013

Le vitrail de la Passion — Le supplice du christ (8)

 

Deuxième groupe


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Médaillon central

 

Jésus devant Pilate (VI), Le portement de Croix (VIII)

 

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Tableau inférieur

 

Jésus devant Pilate (VI)

 

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Le portement de Croix (VIII)

 

Le Christ, vêtu seulement d’une tunique, marche vers la gauche, et porte l’instrument de son supplice. Devant lui, Simon de Cyrène saisit la croix à deux mains, pour la porter à son tour, comme il en a été requis. Derrière le Christ, un soldat, qui tient son épée contre son épaule, paraît pousser Jésus de la main. Dissimulé aux trois-quarts par Simon, un homme porteur d’une échelle, précède le groupe.

 

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Même remarque que précédemment, l’encrassement du vitrail ne permet pas de distinguer correctement la scène.

 

La Mise au Tombeau (IX), Le Suicide de Judas (X)

 

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Tableau supérieur

 

La Mise au Tombeau (IX)

 

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Là encore l’encrassement ne permet pas de distinguer correctement une partie de la scène, en particulier les visages et la partie supérieure du Christ.

 

Trois personnages accomplissent la cérémonie funèbre. Le Christ est étendu, au-dessus d’un sarcophage, le torse nu, et enveloppé dans un linceul depuis la ceinture jusqu’aux chevilles, les pieds sont découverts. Le haut du corps est soulevé par Joseph d’Arimathée, et derrière le tombeau, la tête inclinée, se tiennent Marie-Madeleine et Marie de Cléophas, l’une d’elles portant un vase à parfums. Cette représentation est conforme aux textes évangéliques.

 

Le décor représente l’entrée de la grotte sépulcrale ; un linteau irrégulier est porté sur trois colonnettes surmontées de chapiteaux à crochets. Deux de ces colonnettes sont torses. Au sommet du médaillon apparaît la muraille crénelée de Jérusalem, dominée par deux tours ; le sarcophage est orné de trois arcades cintrées simulées.

 

Le Suicide de Judas (X)

 

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à suivre…

 

 


 

Communiqué

Un lecteur adresse au site le commentaire suivant, qui compte tenu de son intérêt, mérite d’être publié avec la réponse que nous sommes en mesure d’apporter : « Très intéressant, mais votre Maurice Thiéry n’a pas écrit de livre sur James Cook. C’est mon père, Maurice Thiéry, né en 1988( ?) à Roye et mort à Londres en 1947, qui l’a écrit en 1929. Le livre lui avait été commandé, car il avait écrit un livre sur Bougainville. L’édition de la Découvrance a changé le titre, en l’appelant « James Cook, sa vie, ses voyages », mais a reproduit en page 2 le titre original de l’édition Pierre Roger « La vie et les voyages du Capitaine Cook ».

Dans nos articles nous nous efforçons de puiser à des sources fiables les affirmations que nous apportons. Il se trouve que celles concernant Maurice Thiéry proviennent pour l’essentiel du musée Alfred Danicourt de Péronne auquel sa veuve avait offert en 1945 les archives qui lui restait de son époux. Ce musée, par l’autorisation de son conservateur, nous avait permis d’en faire référence.

Nous avons donc cité Maurice Thiéry sur la base de sources fiables.

Afin de nous assurer que ce que nous avons écrit est exact, nous sommes allé sur le site de Gallica  qui confirme que Maurice Thiéry, 1862-1935 (le notre) a bien écrit le livre intitulé « James Cook » que nous citons dans notre article. Ce livre a été mis en ligne le 3 février 2011.

Nous ne mettons pas en doute les affirmations de notre lecteur, seulement il aiguise notre curiosité. Deux auteurs de même nom avec deux livres sur le même sujet n’est pas une affaire banale et nous aimerions tous qu’il veille bien nous apporter plus de précisions, que nous publierions, afin de répondre à nos attentes.

Nous l’en remercions par avance.

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Association de gymnastique volontaire

Mardi dernier 24 septembre s’est tenue l’assemblée générale de l’Association de Gymnastique volontaire de Saint-Jean-aux-Bois.

 

Comme chaque année l’assemblée générale marque la reprise des cours de la nouvelle saison.

 

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L’ordre du jour comprenait six questions à débattre et à adopter :

L’approbation du compte rendu de la précédente assemblée.

Le rapport moral de l’année 2011-2012.

Le rapport financier et le projet de budjet.

L’élection du bureau de l’association.

Les projets d’activité 2012-2013.

Les questions diverses.

 

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Monsieur Jean-Pierre Bohm, adjoint, représentant le Maire absent pour des raisons dues à son mandat, salua l’assemblée en son nom et au nom du conseil municipal.

 

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Les cours reprendront jeudi prochain 3 octobre à 18 heures 30 à la Maison du village. Tous ceux, soucieux de leur forme, sont invités à rejoindre les cours qui se déroulent toujours dans le sérieux et la bonne humeur.

 

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Le vitrail de la Passion — La Cène (7)

La Prière à Gethsemané (IV) et le Baiser de Judas (V).

 

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La Prière à Gethsemané (IV)

 

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Le Baiser de Judas (V).  

 

Jésus se tient au milieu du groupe; vêtu d’une robe jaune et d’un manteau bleu foncé ; son nimbe est rouge à croix verte. A gauche, deux soldats, coiffés d’un casque ovoïde, accompagnet Judas, qui n’est pas nimbé. Le traite pose un baiser sur la joue du Christ dont il tient le poignet avec sa main droite, tandis qu’il pose l’autre sur l’épaule de la victime. A droite du tableau, Pierre a saisi par les cheveux Malchus, le serviteur du grand-prêtre Caïphe et, de son épée, lui tranche l’oreille.

 

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Tableau encrasé qui ne permet pas de distinguer correctement la scène. 

à suivre…


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Le vitrail de la Passion — La Cène (6)

Le médaillon est entouré de quatre scènes : Jésus (I) et les Scribes (II), la Prière à Gethsemané (IV) et le Baiser de Judas (V).


Jésus (I), les Pharisiens et les Scibes (II).

 

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Cette scène occupe les deux demi-médaillons inférieurs du vitrail. Dans celui de gauche, Jésus, vêtu d’une robe blanche et d’un manteau rouge, la tête entourée d’un nimbe jaune à croix verte, étend le bras droit, l’index levé, vers le groupe des Pharisiens et des Scribes ; de la main gauche il tient un phylactère déployé. Il est accompagné de trois de ses disciples, dont deux seulement sont visibles ; de l’autre on aperçoit que la partie supérieure de la tête et du nimbe ; le personnage le plus rapproché de Jésus tient un livre appuyé contre sa poitrine.

 

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Jésus, les Pharisiens

 

Dans le compartiment symétrique sont groupés les Pharisiens et les Scribes, au nombre de cinq ; deux d’entre eux sont coiffés de bonnets rigides, ovoïdes et côtelés , un autre a ramené sur sa tête, en manière de chaperon, un pan de son manteau ; deux portent des phylactères ; les gestes indiquent chez les uns la menace, chez les autres la protestation.

 

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et les Scribes

à suivre …

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Le vitrail de la Passion — La Cène (5)

Il est malaisé, poursuit André Philippe, de préciser le sens dans lequel se déroule la suite des scènes. Nous ignorons en effet dans quel état se trouvait le vitrail avant sa restauration et quelle a été la part d’invention chez l’artiste qui a exécuté le travail. Quoi qu’il en soit, nous serions étonnés que l’erreur commise relativement à la place aujourd’hui assignée à l’Ascension (André Philippe parle toujours au moment où il a vu le vitrail en 1930) fût imputable au verrier du XIIIème siècle ; d’autre part, certains morceaux modernes bouleversent, par leur plac, l’ordre logique généralement observé dans les vitraux du même genre, et empêchent de dire si la verrière devait se lire de gauche à droite dans chaque registre, ou alternativement de gauche à droite et de droite à gauche.

 

La Passion est un sujet qui a été fréquemment traité par les peintres verriers du Moyen-Âge.

 

Pour la description du vitrail, nous le diviserons en cinq groupes ; de bas en haut, nous étudierons d’abord dans chaque groupe, le médaillon central, et nous ne tiendrons compte que des parties anciennes.

 

Premier groupe — La Cène.

 

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Médaillon encrassé

 

L’artiste a représenté le Christ et huit de ses disciples. La table occupe presque toute la largeur du médaillon ; à cette table sont assis les convives, sauf Juda. Le Christ est au milieu, trois apôtres sont à sa droite et quatre à sa gauche ; parmi ceux-ci, jean est assis à côté du Maître, sur la poitrine duquel il appuie la tête. En avant, seul Judas, presque de profil, tend la main vers le plat posé au milieu de la table et dans lequel se voit un poisson (1). La nappe, à ornementation losangée avec un point dans chaque losange, retombe en avant en petits plis. Le couvert se compose de deux hanaps, d’un plat et d’un couteau qui paraît analogue à ceux dont on se sert aujourd’hui. Outre le poisson, les mets consistent en une galette ronde et en deux moitiés d’une autre analogue.

 

L’expression et les poses des personnages dénotent un grand souci de la vérité et un espect des textes sacrés. La composition offre, en dépit des imperfections de détail et des maladresses dans le dessin, un sens de mouvement et une grande varité d’attitudes.

 

Jésus incline la tête à droite et appuie sa main gauche sur l’épaule de Jean. Les Apôtres se tournent vers lui, et semblent, de la main, esquisser un geste de dénégation. Deux d’entre eux tiennent une coupe en main. L’artiste a choisi l’instant où le Christe désigne celui qui le livrera (2).

 


(1) Le poisson symbolique ne se voit plus que rarement à l’époque gothique. A Laon, il figure également sur la table de la Cène ; c’est un lien de parenté entre les deux verrières.

(2) Cette pose effondrée de Judas est caractéristique ; elle peint, d’une manière réaliste, l’inquiétude et son remords naissant. Ces sentiments sont encore rendus plus sensibles au tympan de la porte principale de la cathédrale de Strasbourg. La Cène y est traitée d’une manière très comparable à celle de la peinture sur verre de Saint-Jean. Judas seul est accroupi en avant de la table, les autres personnages sont debout derrière elle.

à suivre…

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De Venise à Saint-Jean-aux-Bois – Concert du 21 septembre

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En cette rentrée 2013-2014, les mots de bienvenue du président de l’association « Des orgues pour Saint-Jean »

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Monsieur Graham O’Reilly nous présente le programme et les interprêtes de la soirée

Ensemble Vocal de Pontoise direction de Graham O’Reilly

Ensemble Impérial Brass avec Alain Rémy

Denise Wolfcarius, continuo

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Salut final

Et rendez-vous dimanche prochain

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Exposition Claude Larosa

Affluence vendredi soir pour le vernissage de l’exposition de l’Association « Saint-Jean-aux-Bois et les Arts » dont l’invité est cette année Claude Larosa.


Quelques photos pour vivre et revivre cet événement.

 

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L’exposition; l’artiste vous accueille

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Claude Larosa devant deux de ses toiles

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Le vernissage

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Les mots de Bienvenue du président de l’association

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Et du maire de Saint-Jean

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L’artiste retrace le parcours de son œuvre

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Le vin d’honneur en plein air

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Quelques vues sur l’exposition

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Mieux connaître Claude Larosa? : www.claude-larosa.com

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Le vitrail de la Passion (4)

Le troisième médaillon, écrit André Philippe, devait originairement représenter la Résurrection. C’est en réalité l’Ascension qui y figure ; il y a eu erreur dans la transposition avec le cinquième médaillon.(Nous avons vu que cette erreur avait été rectifiée en 1945 par Grüber) Une seule scène ancienne l’accompagne : Jésus dans les Limbes. Les soldats endormis, qui occupent deux panneaux, et les Saintes Femmes au tombeau sont modernes.

 

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Le quatrième quadrilobe montre les deux disciples se dirigeant avec Jésus vers Emmaüs ; il est cantonné de l’apparition de Jésus à Madeleine, de Jésus au lac de Tibériade (moderne), de l’incrédulité de Thomas et du repas d’Emmaüs (moderne).

 

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Enfin, dans le cinquième et dernier médaillon, Jésus dans une gloire elliptique soutenue par deux anges, morceau moderne, occupe la place de l’Ascension ; (Rectifié, même remarque que dessus) au-dessous les Apôtres regardent le Maître qui disparaît à leurs yeux, et au-dessus, deux anges balancent des encensoirs. Le groupe des Apôtres de gauche est moderne.


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à suivre…

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Le vitrail de la Passion (3)

Assemblage 2Les titres soulignés sont ceux, de bas en haut et de gauche à droite, des parties anciennes de la verrière :


Jésus et les scribes (deux scènes symétriques),


La Cène (médaillon),


Le baiser de Judas,


Jésus portant sa croix,


La Mise au Tombeau,


L’Ascension (Médaillon),


Jésus dans les limbes, 


Jésus et Marie-Madeleine,


Les disciples faisant route avec Jésus vers Emmaüs (médaillon),


L’incrédulité de Thomas,


Les Apôtres le jour de l’Ascension,


Deux anges thuriféraires.

 

Étoile


La verrière se compose de cinq médaillons quadrilobés et de vingt demi-médaillons.


Les vingt-cinq sujets forment donc cinq groupes. Chacun des cinq médaillons, ayant été réservés par l’artiste à une scène qu’il a considérée comme capitale, est cantonné de quatre épisodes se rattachant à cette scène.

 

Étoile

 

Le groupe le plus complet, au bas de la fenètre, se compose, en médaillon central, de la Cène, accompagnée de la discussion de Jésus avec les scribes, du baiser de judas et de la prière à Gethsémané (moderne).

 

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Le médaillon placé directement au-dessus est consacré au supplice du Christ ; il est moderne, mais il remplace très probablement la même scène ancienne. Autour se groupent : Jésus devant Pilate (moderne), Jésus portant sa croix, le suicide de Judas (moderne), la Mise au Tombeau.

 

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à suivre…

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Le vitrail de la Passion (2)

Le sanctuaire possède seul des vitraux. Un vitrail légendaire occupe le fenètre centrale du chevet, et les quatre fenêtres latérales sont garnies de grisailles de différents dessins. Le tout date du XIIIe siècle.

 

Le vitrail de la Passion

 

« La verrière est consacrée à l’histoire du Christ depuis la Cène jusqu’à l’ascenssion. Elle a toujours occupé l’emplacement où nous la voyons aujourd’hui, comme le prouvent les dimensions de l’ensemble, la disposition logique des tableaux et l’absence de toute trace des modifications qu’aurait entraînées ce transfert« , écrit A. Philippe.

 

Il poursuit: »C’est, en outre, à cette place d’honneur que se trovent le plus généralement les vitraux qui ont la Passion pour sujet. Nous n’en citerons comme preuve que la Sainte-Chapelle de Paris, les cathédrales de Laon, de Lyon, de Sens, d’Auxerre, de Reims, etc… » Cette dernière que nous avions pu admiré lors de notre voyage d’il y a deux ans.

 

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Il saute aux yeux de tout observateur qu’il y a une inversion au niveau des médaillons 3 (L’Ascension) et 5 (Jésus Sanctifié) sur le vitrail tel qu’il se présente aujourd’hui par rapport au relevé fait par André Philippe en 1930. Ce n’est pas lui qui s’est trompé dans son relevé, il a reproduit ce qu’il a vu à ce moment. Nous avons retrouvé une photo qui date de la fin du XIXe siècle ou du début du XXème. Bien que de mauvaise qualité, comparé au relevé d’André Philippe, on peut se rendre compte que les médaillons sont aux mêmes emplacements. Ce qui laisse penser que l’inversion est ancienne et pourrait dater de la restauration des vitraux qui a été faite en 1868. Lors de la repose de ces vitraux en 1955, le Maître verrier Grüber, expert en ce genre de travaux a, sur la base de ses connaissances et de documents, remis les médaillons à leur place. André Philippe avait noté cette anomalie, soulignant que le « médaillon de l’Ascenssion n’a pas été maintenu à sa place primitive et logique« .

Vitrail central

 

Comme nous l’avons souligné, le vitrail a connu des restaurations au cours du XIXème siècle et sur les vingt-cinq sujets qu’il renferme, quotorze seulement sont ancien.

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