Mois : février 2012

L’ancienne sacristie (2)

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Les deux salles voûtées étaient indépendantes ; le rez-de-chaussée correspondait avec le croisillon par une porte, dont l’ouverture avait nécessité la suspension sur un culot de la retombée de l’une des nervures de la voûte.


La démolition de l’ancienne sacristie et la construction de la nouvelle (un article lui sera consacré) ont modifié l’ordonnance de toute la partie du croisillon qui leur est contiguë. La porte à été murée, et par contre, une ouverture a été percée dans la mur de fond de l’ancien passage, occupé par la sacristie actuelle.

 

Enfin, dès le XVIIIe siècle, probablement, la ruine des bâtiments du premier étage, avait nécessité, dans le mur de fond du croisillon, à plusieurs mètres au-dessus du sol, l’ouverture d’une autre porte, à laquelle on accédait P1000828-copie-1par un escalier de bois, et qui desservait l’étage supérieur de l’ancienne sacristie.

 

On voit cette disposition conservée encore au milieu du XIXe siècle, sur une lithographie de l’église de Saint Jean, exécutée par Arnout, d’après C. Perrint, pour l’ouvrage de Lambert de Ballyhier déjà cité. (voir cette litho ci-contre où nous voyons distinctement cet escalier de bois.)

 

Ce bâtiment fut très certainement détruit au moment de la restauration de la salle capitulaire (1882/1883). Si l’on regarde le croquis de Max Mimey on s’aperçoit que l’un des contrefort prend appui dans la mur de la salle capitulaire.

 

 

 

       

Porte obstruée P1000835 



Source : Extraits de « L’abbaye de Saint Jean aux Bois » étude archéologique d’André Philippe.

Louis Sauvageot. Annales archéologiques. Tome XXIV. 1864.

 

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L’ancienne sacristie

Cimetiere-et-abside-3-1.jpgRegardez bien cette photo qui a été prise en 1888, peu de temps après que la couverture de la salle capitulaire ne se soit effondrée. Des lattes sont posées prêtes à recevoir des tuiles. La restauration n’est pas commencée à cette date.


Nous voyons que le cimetière est un peu plus occupé par les tombes que sur l’une des photos présentée hier. Nous voyons également le mur de séparation. Mais ce qui retient notre attention, c’est le bâtiment accolé au croisillon sud du transept, situé entre la tourelle et la salle capitulaire.


Sur le plan relevé par Max Mimey (premier architecte chargé de la restauration de l’église) en 1853, et sur les dessins du même architecte, nous voyons que, dans l’angle formé par le mur du croisillon sud du transept et la salle capitulaire s’élevait un petit édifice, en forme de tour rectangulaire, épaulé par des contreforts plats à un seul talus et orné d’une corniche de dents de scie ou de pointes de diamant (Il est malaisé de se prononcer sur des dessins à aussi petite échelle).

 

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Cette construction se voit également sur une photographie de la Commission des Monuments historiques (celle ci-dessus), et elle paraît par son appareil, avoir été édifiée en même temps que l’église.

 

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Louis Sauvageot (membre de la Commission des Monuments historiques) en a laissé une description succincte ; books-1.jpegil la désigne, à juste titre, sous le nom de sacristie : « La sacristie et son étage supérieur, ancien chartrier, auquel on accède maintenant par un escalier de bois, n’ont rien de particulier ; ils sont tous deux voûtés, et l’on devine aisément, derrière les armoires actuelles, les portes de communication avec les bâtiments adjacents« .


« D’après les documents graphiques déjà cités, il est aisé de voir que cette sacristie fut édifiée en même temps que le croisillon auquel elle était adossée« , écrit André Philippe. Il poursuit : c’est en effet de ce croisillon dont l’architecte s’est préoccupé et non du mur de la salle capitulaire, contre lequel la sacristie venait buter, en aveuglant très probablement une des fenêtres ; en second lieu, un solin horizontal (que l’on voit bien sur la photo actuelle) marque, au transept, l’ancien affleurement de appentis, et l’assise qui porte ce solin fait partie intégrante de l’appareil.


Photo : Saint Jean aux Bois. Eglise , Abside.  Ministère de la culture.  Auteur : Durand Eugène (Photographe).  Négatif noir et blanc Support verre. Réf. APMH 00009226. Avec l’aimable autorisation de monsieur J.D. Pariset, directeur de la médiathèque de l’architecture et du patrimoine.


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Démolition du mur du cimetière.


Cimetière et église-1Lors de l’aménagement du nouveau cimetière à partir des années 1860*, une partie de l’ancien mur de l’abbaye n’avait pas été démoli. Il s’agissait de celui qui séparait le nouveau cimetière de l’abside de l’église. Les photos ci-jointes, assez anciennes, nous le montre tel qu’il se présentait, pour la première quelques années plus tard, si l’on en juge par la place encore inoccupée par les tombes, la seconde plus récente.


Sur l’une comme sur l’autre le mur apparaît bien fatigué. Compte tenu de son âge des réparations continuelles étaient nécessaires pour le maintenir dans un relatif bon état.


Aussi lorsqu’au mois de décembre 1973 le conseil fut de nouveau amené à discuter de nouvelles et coûteuses réparations à y effectuer, celui-ci décida de le supprimer encouragé en cela par l’architecte des bâtiments de France.

 

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Les travaux furent entrepris et rondement menés dans le courant du premier trimestre 1974 et le résultat fut apprécié de tous les habitants. Non seulement il donnait une perspective plus grande au cimetière, mais il dégageait l’église et la partie donnant vue sur l’arrière de la salle capitulaire.

 

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(voir le pourtour de l’église l’aménagement du nouveau cimetière 7 décembre 2011)

Deux photos anciennes

Saint Jean aux Bois. Eglise , : extérieur, abside, croisillon sud.  Ministère de la culture.  Auteur : Lefèvre-Pontalis (historien.  Négatif noir et blanc Support verre. Gélatino-bromure.  Réf. APLP007527. Avec l’aimable autorisation de monsieur J.D. Pariset, directeur de la médiathèque de l’architecture et du patrimoine.

Saint Jean aux Bois. Eglise , Côté sud-est.  Ministère de la culture.  Auteur : Enlart Camille (historien).  Négatif noir et blanc Support verre. Gélatino-bromure.  Réf. APMH 00029924. Avec l’aimable autorisation de monsieur J.D. Pariset, directeur de la médiathèque de l’architecture et du patrimoine.


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Dora Maar

 

Henriette Théodora Markovitch, née le 22 novembre 1907 à Paris, est la fille unique de Joseph Markovitch architecte croate qui s’installe en 1896 à Paris et de Julie Voisin originaire de Tours.


En 1910, la famille part pour Buenos Aires. En 1926, elle revient à Paris.


imgres.jpegDora Maar, pseudonyme qu’elle se choisit, suit les cours de l’Union centrale des arts décoratifs et de l’école de la photographie. Elle s’inscrit également à l’académie Julian, à l’école des Beaux-Arts qui a l’avantage d’offrir le même enseignement aux femmes qu’aux hommes. Dora Maar fréquente l’atelier d’André Lhote ou elle rencontre Henri Cartier-Bresson.


L’atelier cesse ses activités, et Dora Maar part, seule, à Barcelone puis à Londres où elle photographie les conséquences de la dépression économique consécutive à la crise boursière de 1929 aux Etats-Unis. A son retour, et avec l’aide de son père, elle ouvre un autre atelier au 29 rue d’Astorg (Paris 8e).


Début 1930, elle installe un atelier de photographie rue Campagne-Première (Paris 14e) avec Pierre Kéfer, photographe et décorateur pour le film de Jean Epstein, La chute de la maison Usher (1928). Elle fait la connaissance de photographe Brassaï avec qui elle partage la chambre noire de l’atelier. Dora Maar rencontre Louis-Victor Emmanuel Souger, photographe travaillant pour la publicité, l’archéologue et directeur artistique du journal L’Illustration (1930).


En 1932, elle a une liaison avec le cinéaste Louis Chavance. Dora Maar fréquente le groupe Octobre, formé autour de Jacques Prévert et Max Morice après leur rupture avec le surréalisme.


Sa première exposition personnelle est organisée à la Galerie Vanderberg à Paris. Par l’intermédiaire d’une association d’extrême gauche, Masses, dirigée par René Lefèvre et administrée par Jacques Soustelle, ouverte aux marxistes et non marxistes, avec le soutien, notamment, de Simone Weil, elle rencontre Georges Bataille membre de cette association. Après les manifestations fascistes du 6 février 1934 devant l’Assemblée nationale, elle signe le tract Appel à la lutte rédigé à l’initiative d’André Breton.


Fin 1935, Dora Maar est engagée comme photographe de plateau sur le film de Jean Renoir, le crime de monsieur Lange. C’est à cette occasion que Paul Eluard lui présente Pablo Picasso. Leur liaison durera près de neuf années, sans que Picasso ne rompe pour autant sa relation avec Marie-Thérèse Walter, avec qui il a eu une fille, Maya.


File-Dora_Maar-copie-1.gifDora Maar photographie les étapes successives de la création de Guernica, tableau que Picasso peint dans son atelier de la rue des Grands Augustins de février à mai 1937. Parallèlement, elle est le principal modèle de Picasso qui la représente le plus souvent en larmes. Elle-même réalise plusieurs autoportraits intitulés La Femme qui pleure.


Sa liaison avec Picasso s’achève en 1943, bien qu’ils se revoient épisodiquement jusqu’en 1946. En 1944, par l’intermédiaire de Paul Eluard, Dora Maar rencontre Jacques Lacan qui la soigne de sa dépression nerveuse. Picasso lui achète une maison à Ménerbes, dans la Vaucluse. Elle s’y retire, y vit seule, se tourne vers la religion catholique, rencontre le peintre Nicolas de Staël qui habite le même village.


L’œuvre peint de Dora Maar est resté méconnue jusqu’à la vente posthume, organisée en 1999, qui fit découvrir au public et aux professionnels une production très personnelle qui n’avait jamais quitté son atelier. Dora Maar abandonne la photographie pour la peinture aux côtés de Picasso.


C’est à partir de la douloureuse séparation d’avec Picasso qu’apparaît vraiment Dora Maar peintre. Les œuvres tragiques figuratives comme Portrait d’Eluard ou Autoportrait à l’enfant (1946), traduisent dans une palette sombre la douleur des années d’après guerre.


Après des années de lutte entre dépressions et mysticisme, l’enfermement volontaire de Dora Maar avec ses souvenirs connaît une brève embellie dans les années 60 à 70, avec des Grands formats abstraits aux couleurs chatoyantes. Mais c’est à partir des années 80 que le peintre s’exprime pleinement dans ses multiples tableaux du Lubéron.

 

Elle décède le 16 juillet 1997 à Paris.


Source : extraits de Wikipédia http://fr.wikipédia.org/wiki/Dora_Maar



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Paul Eluard

 

Paul Eluard, poète de l’avant-garde et ami des cubistes, dadaistes et surréalistes, est né le 14 octobre 1895 à Saint Denis. En 1913, il a rencontré sa première femme, une jeune russe, Helena Diakonova qu’il appelait Gala. Eluard a publié son recueil « Premiers Poèmes«  la même année. La grande guerre a beaucoup touché le poète. Il a connu le Front en 1917 et il a fini la guerre avec des nouvelles idées pacifiques.

 

 

eluard paulEluard a fait la connaissance d’André Breton et Louis Aragon en 1919 et ensemble ils participaient au mouvement Dada. Il a rencontré Max Ernst à Cologne en 1921 et ils ont produit « Répétitions » et « Les malheurs des immortels » révélés par Paul Eluard et Max Ernst en 1922. La même année Eluard, Aragon, et Breton rompaient avec les Dadaistes. Eluard faisait partie activement du mouvement surréaliste, fondé par Breton en 1924 avec le premier « Manifeste du surréalisme. » Comme les autres surréalistes il a choisi d’adhérer au parti communiste en 1926. Eluard avec les autres surréalistes prenait une position contre les dangers du fascisme.


 

« L’ami des peintres« , Eluard s’est lié avec Picasso, Ernst, Dali, Man Ray comme des amis et pour illustrer ses recueils. En même temps il s’inspirait de leurs peintures. Il a écrit les préfaces des expositions artistiques de Paul Klee, Man Ray, Max Ernst et des autres.


 

« L’amour la poésie », un recueil dédié à Gala est publié en 1929, la même année qu’il a rencontré Nush (Maria Benz) qui allait devenir sa deuxième femme en 1934. Eluard resta proche de Gala pendant le reste de sa vie.


 

Fichier-Paul_-C3-89luard.jpegEluard s’est éloigné des surréalistes pendant les années 1936-1937 et a rompu avec le groupe en 1938. Pendant l’occupation allemande de la deuxième guerre mondiale, Eluard faisait partie de la résistance. Il participait à la littérature clandestine à la tête du Comité national des écrivains zone Nord. « Poésie et Vérité«  (1942) a été publié avec le fameux poème « Liberté« . Se cachant dans un hôpital psychiatrique, en Lozère, Eluard continuait de publier jusqu’à la libération de la France en 1945.


 

Pere-Lachaise-Eluard--copie-1.jpegLa douleur de la mort de Nush en 1946 lui inspira « Le temps déborde«  en 1947. Les idées de la paix, de l’indépendance des peuples et de la liberté sont devenues ses nouvelles passions. Il faisait partie du Congrès des intellectuels pour la paix à Wroclaw, avec Picasso en 1948. Eluard a rencontré sa dernière femme, Dominique, au Congrès de la paix de Mexico en 1949. Ils se sont épousés en 1951 la même année qu’Eluard a publié « Le phénix« , un recueil dédié à Dominique. Il continua ses voyages politiques jusqu’à la fin de sa vie.


 

Le 18 novembre 1952 à neuf heures du matin, Paul Eluard succombe à une crise cardiaque à son domicile de Charenton-le-Pont. Les obsèques ont lieu le 22 novembre au cimetière du Père-Lachaise.


 

Il a participé à l’une des plus dynamiques périodes artistiques et littéraires depuis la renaissance. 


 

Source : http://www.bacdefrancais.net/bioeluard.htm et divers.


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André Breton, Paul Eluard, Dora Maar à Saint Jean aux Bois

 

Album de voyage 


Saint Jean aux Bois, juillet 1935 à la Bonne Idée : Jacqueline Lamba-Breton et André Breton, Paul Eluard, Nusch Eluard jouant aux cartes et Dora Maar avec un livre.

(Nous n’avons pas les droits pour la reproduction des documents)

 

Voir la photo par un clic sur l’adresse ci-dessous ou faite un copier/coller sur Google.


http://www.andrebreton.fr/fr/item/?GCOI=56600100758980

 

Une fois l’album ouvert, la photo est l’avant dernière, image 26.


Cette photo a été authentifiée par Michel Royer qui précise que les bâtiments que l’on voit à l’arrière plan étaient dans cet état lorsqu’il a repris l’établissement. Ce que l’on voit étaient les écuries qu’il a lui-même utilisé, et la partie dans le prolongement du bâtiment le bûcher. La table sur laquelle se déroule la partie de cartes était placée dans le jardin.

 

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Le bâtiment, transformé depuis la photo de 1935, conserve toutefois des éléments qui nous permettent de le reconnaître. Pierres de taille, et arc en briques au dessus de la porte-fenêtre. La position du photographe d’aujourd’hui se situe à l’emplacement de la table des joueurs de cartes de 1935.

 

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André Breton à Saint Jean aux Bois

 

Parmi les nombreux artistes provenant de différentes disciplines artistiques et ayant séjournés à Saint Jean aux Bois, du moins y étant passés, nous avons eu la surprise d’en découvrir plusieurs dont la visite nous était totalement inconnue.


André Breton-1C’est la découverte d’une photo des archives de la B.N.F. représentant André Breton couché sur l’herbe à Saint Jean aux Bois, prise au mois de septembre 1935, qui a attirée notre attention. Nous avons eu la surprise de découvrir qu’il avait séjourné à plusieurs reprise à Saint Jean, chose qui nous était totalement ignorée.


Cette photo a été prise par la célèbre photographe Dora Maar (Henriette Théodora Markovitch de son vrai nom). Nous avons pensé un instant que cette photo avait pu être prise à La Moussière, mais sur des photos de cette propriété datant des années 1936/37 nous n’avons pas trouvé d’endroit correspondant.


Dora Maar avait également photographiée, toujours à Saint Jean et à la même époque, Jacqueline Lamba. Sur les archives de la B.N.F. la photo est signalée (Jacqueline Lamba à la fenêtre Saint-Jean-aux-Bois) mais est absente.


Jacqueline Lamba, épouse d’André Breton, peintre, décoratrice et plasticienne, a laissé de nombreuses toiles, depuis les années 1935 jusqu’à sa mort en 1993.


Nous ignorons combien de fois André Breton a séjourné à Saint Jean, mais au moins trois fois si nous nous référons à cette photo (septembre 1935), à celle que nous publions demain (juillet 1935) et au manuscrit préparatoire à une interview du journal Combat signé ; « André Breton Saint Jean aux Bois, 24 mai 1947 ». 


Voir la copie de ce manuscrit par un clic sur :


http://www.andrebreton.fr/fr/item/?GCOI=56600100485700


Photo. André  Breton couché  sur l’herbe,  Saint-Jean-aux-Bois .  Septembre 1935 .  Auteure Dora Maar photographe.  Epreuve gélatino-aegentique 6×6.  Inv. : AM 2004-163. Avec l’aimable autorisation de monsieur J.D. Pariset, directeur de la médiathèque de l’architecture et du patrimoine.


André Breton est né le 19 février 1896 à Tinchebray, dans l’Orne et mort à Paris le 28 septembre 1966.


Andre_Breton1.jpegLa vie de Breton se confond pratiquement avec celle du mouvement dont il est sans doute le principal représentant littéraire: le surréalisme. Fortement influencé par Paul Valéry, dont il fait la connaissance en 1914, Breton rencontre successivement Jacques Vaché (1916) puis Apollinaire. En 1919, il publie ses premiers poèmes.


C’est alors qu’il fonde avec Louis Aragon et Philippe Soupault la revue Littérature, et y publie (en collaboration avec Soupault) le premier texte surréaliste, Les Champs magnétiques . De 1919 à 1921, il participe au mouvement Dada, et étudie (influencé par Freud, qu’il rencontre en 1921) « l’automatisme psychique ». En 1924 paraît le premier Manifeste du surréalisme . Breton et ses amis fondent en même temps un « Bureau de recherches surréalistes » et une revue appelée La Révolution surréaliste.


andre-breton-copie-1En 1930 paraît le Second Manifeste. Breton définit ainsi le terme « surréalisme » : « Automatisme pychique pur par lequel on se propose d’exprimer soit verbalement, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée… « .     Définition qui ne rend qu’imparfaitement compte du « programme » surréaliste, lequel, pareil en cela au romantisme allemand aspire à « réconcilier » le rêve et la réalité et à promouvoir une « libération totale » de l’être humain. Bien que Breton ne soit pas le seul surréaliste, il est la figure de proue du mouvement. Figure discutée, parfois autoritaire et sectaire perpétuellement en lutte contre les « déviations » : ainsi successivement de Tzara (I’un des fondateurs du mouvement Dada) d’Artaud (qui prône une « révolution » plus métaphysique) d’Éluard et d’Aragon, qui se rallient au programme révolutionnaire marxiste. Jusqu’à sa mort, Breton incarnera « l’orthodoxie » surréaliste avec une fougue et une passion qui lui sont propres. Entre-temps il aura su donner à son mouvement une ampleur quasi mondiale, tout en le dégageant des équivoques de l’engagement politique (le poète, en 1935, met fin à son « idylle » avec le parti communiste français et s’oriente vers une pensée libertaire).

Source : extraits du Nouveau dictionnaire des auteurs, Laffont, 1994

 




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Le blaireau

 

Depuis plusieurs mois déjà, mon voisin Didier remarquait chaque jour sous son grillage, le passage d’un animal, près du pilier de sa porte d’entrée. Il rebouchait chaque matin ce passage, mais le lendemain la terre était de nouveau fouillée.

 

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De par la taille de ce passage, il ne pouvait s’agir d’un petit animal mais plutôt d’un bestiau de bonne taille.


Il avait bien sa petite idée sur la question, mais de là à affirmer qu’il s’agissait plus de tel ou tel animal sans l’avoir vu, restait hasardeux.


Il a donc investi récemment dans ‘un piège photographique » TROPHYCAM qui a rendu son verdict et comme il s’y attendait, et comme vous le constaterez sur le petit film joint, le fautif est un joli blaireau. On le voit en pleine action pour créer son passage.


Habitué qu’il est de passer par cet endroit, nous aurons certainement l’occasion de le revoir.


Tel que nous le voyons ici, il vient de l’intérieur du village pour aller faire son tour en forêt.


 

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Eugène Lefèvre-Pontalis

 

Voutes-de-l-eglise-1-1.jpgAussi loin que nous pouvons remonter dans le temps, et que le permettent les archives, nous constatons que des personnages plus ou moins célèbres sont venus à Saint Jean aux Bois. Parmi les nombreuses personnalités du monde artistique, littéraire, scientifique et autre qui, sans forcément y avoir séjourné longtemps, y sont néanmoins passés, en figurent un certain nombre plus où moins connus et célèbres. Afin de connaître ces hommes et ces femmes qui sont passé à Saint Jean et qui ils sont , nous nous proposons de publier une galerie de portraits de certains d’entre eux. Nous allons vous permettre de faire leur connaissance.

 

Eugène Amédée Lefèvre Pontalis


Le hasard nous amène à commencer par monsieur Eugène Lefèvre-Pontalis, lui qui venait en voisin, puisqu’il possédait une résidence à Vieux Moulin. Nous lui devons plusieurs clichés de Saint Jean, en particulier de l’abbatiale.


Né le 12 février 1862 à Paris, Eugène Lefèvre-Pontalis fut un brillant élève du lycée Condorcet, puis il entre à l’école des Chartes, où il suit les leçons de Robert de Lasteyrie, le maître de l’archéologie médiévale. Plus particulièrement intéressé par l’architecture il suit, parallèlement à ses études, un stage chez Simil, architecte en chef des Monuments historiques, afin de mieux connaître les principes de construction. Il soutient sa thèse sur l’architecture religieuse dans l’ancien diocèse de Soissons au XIe et au XIIe siècle, en 1885. Publiée en deux volumes quelques années plus tard (1894-1896), elle lui vaut le prix Fould de l’Académie des Inscriptions et Belles-lettres. 

Voutes-de-l-eglise-2-1.jpgNommé bibliothécaire de la bibliothèque des Sociétés savantes, il entreprend la publication de monographies d’églises. En 1990, il devient président de la Société française d’Archéologie et se consacre à l’organisation des Congrès annuels, à la publication de Bulletin monumental, tout en enseignant l’archéologie médiévale à l’école des Chartes, comme suppléant de Robert de Lasteyrie, à partir de 1894 puis comme professeur, à partir de 1911. Il projette des photographies qu’il a réalisées au cours de ses nombreuses excursions archéologiques. La photographie complète idéalement les dessins schématiques tracés à la craie sur le tableau. Elle vient également illustrer ses articles et ses conférences.

 

Voutes-de-l-eglise-3-1.jpg Voutes-de-l-eglise-5-1.jpg


Ce pédagogue qui souhaitait faire comprendre l’évolution de l’architecture afin de mettre en lumière les progrès de la civilisation d’un grand peuple devient, en 1911, membre de la commission des Monuments historiques ; il fut également président de la Société nationale des Antiquaires en 1916. Profondément affecté par les destructions des églises de Picardie et de Champagne, il fonde, au lendemain de la guerre, la Société des amis de la cathédrale de Reims. Il meurt dans sa propriété de Vieux Moulin en 1923, sans avoir eu le temps de publier un livre sur l’architecture romane qu’il préparait depuis plusieurs années.


Voutes-de-l-eglise-4-1.jpgEugène Lefèvre-Pontalis a légué son fond de près de 14 000 plaques de verre à la Société française d’Archéologie. Ces photographies qui représentent principalement des monuments français mais également des édifices de la péninsule ibérique aident à lire et à comprendre l’architecture de chaque édifice. Ce fonds a été mis en dépôt aux Archives photographiques (Médiathèque de l’architecture et du patrimoine), en 1930. (Source Médiathèque de l’architecture et du patrimoine).

 

Eugène Lefèvre-Pontalis décède le 31 octobre 1923 dans sa propriété de Vieux-Moulin. Le service religieux est célébré à Paris le 7 novembre, au milieu d’une foule considérable.


Les photos que nous publions dans cet article proviennent de ce fonds.

 

 

Légendes des photos :

Saint Jean aux Bois. Eglise : intérieur, partie haute d’un croisillon.  Ministère de la culture.  Auteur : Lefèvre-Pontalis Eugène (historien).  Négatif noir et blanc Support verre. ; Gélatino-bromure. ; Réf. APLP007532

Saint Jean aux Bois. Eglise : intérieur, partie haute d’un croisillon.  Ministère de la culture.  Auteur : Lefèvre-Pontalis Eugène (historien).  Négatif noir et blanc Support verre. ; Gélatino-bromure. ; Réf. APLP007533.

Saint Jean aux Bois. Eglise : intérieur, voûtes de la nef.  Ministère de la culture.  Auteur : Lefèvre-Pontalis Eugène (historien).  Négatif noir et blanc Support verre. ; Gélatino-bromure. ; Réf. APLP007534 .

Saint Jean aux Bois. Eglise : intérieur, voûtes de la nef.  Ministère de la culture.  Auteur : Lefèvre-Pontalis Eugène (historien).  Négatif noir et blanc Support verre. ; Gélatino-bromure. ; Réf. APLP007535 .

Saint Jean aux Bois. Eglise : intérieur, voûtes de la nef.  Ministère de la culture.  Auteur : Lefèvre-Pontalis Eugène (historien).  Négatif noir et blanc Support verre. ; Gélatino-bromure. ; Réf. APLP007536.

Avec l’aimable autorisation de M. J.D. Pariset, directeur de la médiathèque de l’architecture et du patrimoine.

 

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