Mois : janvier 2012

Le chemin du Ru de 1958 à aujourd’hui

 

Quelques vues du chemin prises entre 1958 et après la dernière coupe des arbres de bordures. Le paysage a beaucoup changé.

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Mes remerciements Michel Théveniault pour m’ avoir confié les photos anciennes du chemin.



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Les chênes qu’on abat…

 

Roman d’André Malraux…


Le chemin du Ru vient de perdre sa bordure de chênes et de hêtres pour la plupart centenaires. Nous ne pouvions pas les laisser partir sans leur exprimer notre tristesse et sans leur dire adieu.


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Le mariage et l’âge de la majorité

 

 

Avant 1563, le mariage se faisait en droit canonique, par le simple échange des consentements et la présentation du couple à la famille et à la communauté paroissiale.

 

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Il est à noter que, à toutes les époques, la présence des parents à la célébration du mariage, qu’il fût religieux ou civil, valait consentement exprès.

 

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Sans le consentement parental (père prédominant jusqu’en 1927, les femmes n’interviennent que par les maris), il faut :

 

De 1556 au 19 septembre 1792, que l’époux ait plus de 30 ans et l’épouse plus de 25 ans.

 Du 20 septembre 1792 au 19 ventôse an XII, que lui et elle aient plus de 21 ans.

 Du 2 ventôse an XII au 20 juin 1907, que lui ait 25 ans et elle plus de 21 ans.

 Du 21 juin 1907 au 4 juillet 1974, que lui et elle aient plus de 21 ans.

 Depuis le 5 juillet 1974, que lui et elle aient plus de 18 ans.

 

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Arbres sur rochers

 

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Face au poteau du carrefour Desbouis, anciennement du Hourvari, se trouve à votre gauche un chemin forestier. Après avoir parcouru une cinquantaine de mètres sur celui-ci vous trouverez sur votre droite des rochers, en particulier deux blocs, sur lesquels deux arbres ont poussé.

 

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L’un deux est caractéristique, le grès sur lequel il a poussé étant comme serti dans les racines, telle une pierre précieuse sur une bague.

 

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C’est une curiosité à voir


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L’inventaire des biens de l’église (4)

 

sap01_mh009229_p.jpegLe mur de la face nord était orné au début du XXe siècle, d’un très grand tableau représentant « Le triomphe de notre seigneur ». Par la suite il avait été remisé dans les combles en raison de son mauvais état. Il a fini au rebut au moment de la réfection de la toiture dans les années 1990.


Le chemin de croix n’est plus en place.


A l’époque les fonts baptismaux sont situés au fond de la nef. Dans une des arcatures aveugles du mur du pignon sud se trouve un tableau ou fresque qui n’apparaît pas dans l’inventaire et qui a disparu de nos jours.


Les chaises ont fait place à des bancs remplacés à leur tour par les actuels.

 

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Les tableaux des quatre évangélistes ont disparus. Celui de Saint Jean-Baptiste par contre se trouve dans le croisillon sud du transept. S’y trouve également un tableau de Saint-Hubert non porté à l’inventaire. Par contre sa statue n’est plus en place. Ne se trouvent plus les statues de Saint-Joseph, de la Vierge et de Notre Dame de Lourdes. Se trouve par contre une statue de Sainte-Euphrosine non inventoriée.


Les bannières de la Vierge et de Saint-Hubert ont elles aussi disparues. La bannière conservée en mairie portant le nom de Saint-Hubert est celle de la société de secours mutuels.

 

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Il est difficile de dire si le banc d’œuvre qui se trouve au fond de la nef est celui porté à l’inventaire ; c’est possible. Il en est de même pour ceux situés dans le transept. Quant à la « table en chêne pour poser les burettes » est-elle celle qui se trouve face aux fonts baptismaux ?


Nous souhaiterions que ceux qui ont d’autres idées sur le sujet nous éclaire, nous pourrions ainsi compléter cet inventaire.

 

Photo . Saint Jean aux Bois. Église Nef, partie.  Ministère de la culture.  Auteur : Durand  Eugène.  Photographe. Négatif noir et blanc ; Support verre.  Réf. APMH 00009229. Avec l’aimable autorisation de monsieur J.D. Pariset, directeur de la médiathèque de l’architecture et du patrimoine.

 


 



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L’inventaire des biens de l’église (3)

 

De l’inventaire de l’église nous n’avons retenu que les chapitres concernant les meubles et les objets de décoration.

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Sur l’ancienne photo ci-dessus, nous apercevons dans le croisillon nord du transept, l’autel à la vierge. Nous n’avons pas de vue sur l’autel du croisillon sud. L’autel d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celui que nous voyons sur cette ancienne photo. L’actuel semble de la même facture que le maître-autel, sans que nous puissions dire si c’est le même artiste qui l’a sculpté et à quelle époque il fut mis en place. Celui que nous apercevons est certainement l’un des deux autels secondaires en bois portés à l’inventaire.

 

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Les multiples tableaux accrochés au mur ont disparus, sauf un seul figurant à l’inventaire. Sa place a changée, nous le retrouvons aujourd’hui, au-dessus du confessionnal accompagné au fil du temps par quelques araignées qui y ont tissé le leur.

 

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Dans les archives du docteur Bresset, nous l’avons trouvé photographié dans les  années 1920. C’est donc un rare survivant de cette époque. 

 


En tant que relique patrimoniale je lui verrai une place plus honorable dans l’église, plus lumineuse mais suffisamment haute, pour que personne n’ait l’idée de le décrocher.

 

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Outre les 107 années que nous lui connaissons, de quand date t-il ? Peut-être qu’au dos de son vieux cadre une indication figure-t-elle dont chacun se réjouirait d’en connaître le secret, si par bonheur il en existe une.


Quant au confessionnal, bien que sa place ait changée, il reste présent dans l’église.

 

La vierge dorée qui figure à l’inventaire est également présente.


Les fonts baptismaux qui se trouvaient au fond de la nef ont trouvé une place dans le croisillon nord.

 

(Sur le mur derrière la vierge nous remarquons bien les traces des anciennes peintures murales que les moines avaient recouvertes d’un lait de chaux.)

 

Photo « vers 1900 » . Saint Jean aux Bois. Église Intérieur Chœur et transept nord.  Ministère de la culture.  Auteur : Durand  Eugène.  Photographe. Négatif noir et blanc ; Support verre.  Réf. APMH 00009230. Avec l’aimable autorisation de monsieur J.D. Pariset, directeur de la médiathèque de l’architecture et du patrimoine.


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Inventaire des biens de l’église (2)

 

Intéressons nous en premier lieu au maître autel qui est la pièce la plus importante du mobilier.

 

Le maître-autel de l’église abbatiale.

 

 

C’est à l’occasion de la messe de la St Hubert du 5 novembre 1955, que présidait monseigneur l’évêque de Beauvais, invité par M. de Rothschild, que fut béni le nouvel autel majeur de l’abbatiale, œuvre du sculpteur local, Georges Muguet*.

 

sap01_mh009228_p---copie-copie.jpgL’installation de ce nouvel autel, dont nulle délibération ou discussion n’est fait mention dans les conseils municipaux de l’époque, résultait sans doute de l’initiative personnelle du chanoine Coulaud, comme il lui arrivait souvent de le faire.

 

L’ancien autel, à défaut d’un passé prestigieux, avait néanmoins une histoire que l’on ne peut passer sous silence.

 

Courant août 1822, le maire M. Leduc, reçoit de  » La maison du roi, Conservation de Compiègne « , une lettre datée du 5, ainsi rédigée :

 

« Monsieur le maire,

Son excellence le ministre de la maison du Roi a bien voulu accorder pour l’église de votre commune l’autel qui se trouve dans la chapelle de St Nicolas de Courson.

Je suis chargé de vous en faire la délivrance et aurai l’honneur de vous prévenir du jour où elle aura lieu.

Veuillez donner avis à M. le curé de la décision de son excellence.

J’ai l’honneur… « 

 

sap01_lp007531_p.jpegÉvidemment cet autel, pour trouver des dimensions dignes de l’église dut subir quelques transformations. Ce furent des entreprises de la région qui furent chargées par le maire d’exécuter ces travaux.

 

L’entreprise Drolin, marbrier à Compiègne, la facture nous apprenant que l’autel est de marbre blanc, le rallonge de 1 pied 6 pouces (environ 0 m 50) et effectue divers autres travaux.

 

La fabrique de l’église commande à M. Poisson, sculpteur à Noyon, quelques embellissements, entre autre une frise et des fleurs de lys.

 

M. Boivier, serrurier à Pierrefonds, effectue de menus travaux.

 

Nous trouvons ensuite des « ouvrages de menuiserie que nous Hermerie menuisier à Pierrefonds avons fait et livré pour le grand autel de l’église de St Jean, en l’année 1823 « 

 

Il s’agit notamment de « deux retours du devant de l’autel de chacun trois pieds carrés, en bois de chêne avec des plinthes en marbre, pour le tabernacle en bois de chêne, derrière et côtés d’assemblage affleuré en devant avec ses tours en corniche« . Travaux payés par M. Le Roi, marguillier trésorier de la fabrique de l’église.

 

Enfin, toujours au compte de la fabrique M. Héritier façonna, posa et scella les pierres destinées à supporter l’autel.

 

Ces travaux pour la somme globale de 418 francs 50 c.

 

C’est ainsi que cet autel de 1823 à 1955, présida aux nombreuses messes et cérémonies célébrées dans l’église.

 

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Qu’est-il ensuite devenu ? Nous n’en trouvons pas trace et c’est bien dommage. A-t-il fini, comme de nombreux objets qui ont fait leur temps dans une décharge publique ? Reste toute la question.

 

C’est vers époque que disparue la grille de séparation du chœur et de la nef. 

 

* Monsieur Muguet avait son atelier à Saint Nicolas de Courson.

 

Photo « vers 1900 » . Saint Jean aux Bois. Eglise Intérieur Chœur vers le nord est.  Ministère de la culture.  Auteur : Lefèvre-Pontalis Eugène.  Négatif noir et blanc ; gélatino-bromure Support verre.  Réf. APLP 007531. Avec l’aimable autorisation de monsieur J.D. Pariset, directeur de la médiathèque de l’architecture et du patrimoine.


L’auteur de la photo, Eugène Lefèvre-Pontalis, historien de l’architecture et archéologue, né à Paris en 1862, est mort dans sa propriété de Vieux-Moulin le 31 octobre 1923.

 



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Inventaire des biens de l’église (1)

 

En examinant d’anciennes photos prises à l’intérieur de l’église, en les comparant avec des vues actuelles et en s’appuyant sur l’inventaire fait le 15 décembre 1904, nous constatons que si un nombre de meubles, tableaux et objets sont toujours présents dans l’église, d’autres par contre ont disparus.


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Après le vote le 9 décembre 1905 relative à la séparation des églises et de l’état, une circulaire émane du ministère de l’instruction publique, des beaux-arts et des cultes, en date du 10 décembre, en vue d’assurer la conservation des meubles et objets d’art renfermés dans les édifices religieux.


Puis une circulaire de l’enregistrement en date du 2 janvier 1906, peu évoquée à propos de la loi du 9 décembre, intime aux agents de l’administration la consigne, au moment de procéder aux inventaires des biens ecclésiastiques spécifiés par cette loi, de demander aux « prêtres présents l’ouverture des tabernacles ». Non prévue par la loi, cette décision est perçue comme offensante par les catholiques, ce qui provoque des résistances de leur part.


A Saint Jean l’inventaire des biens de l’église dressé, avant la loi, au mois de décembre 1904 avait été certifié exact par l’adjoint au maire Alexandre Contant. 

 

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Le 23 février 1906 des représentant des domaines se présentent pour vérification.


Voici ce que nous rapporte le « Progrès de l’Oise » de cette visite dans son édition du dimanche 25 février 1906.

 

« L’inventaire de l’église de Saint-Jean-aux-Bois devait avoir lieu vendredi.

Des fidèles étaient venus dans l’église et chantaient des cantiques.

Les portes de l’église étaient fermées lorsque les fonctionnaires se présentèrent au presbytère.

Très courtoisement, ils exposèrent le but de leur mission.

M. le curé lut une protestation contre l’acte de spoliation.

M. Paul de Royer, maire de Saint Jean, remit aux envoyés du fisc l’inventaire fait en 1904.

Les fonctionnaires des domaines étaient eux-mêmes en possession du double de cet inventaire qui leur avait été envoyé par le Préfet. Ils s’en contentèrent et se retirèrent sans être entrés dans l’église« .

 

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Le mercredi suivant 28 février une rectification du maire de St Jean, est publiée dans le même « Progrès de l’Oise » :

 

« L’article du Progrès de l’Oise sur l’inventaire à Saint-Jean-aux-Bois, contient une grave inexactitude.

Il est dit en effet, que c’est moi qui ai remis aux envoyés du fisc l’inventaire fait en 1904.

Je n’ai rien remis aux envoyés du fisc.

J’étais à Saint Jean, auprès de notre curé, pour protester, en ma qualité de conseiller municipal et de catholique.

L’attitude correcte du représentant de l’enregistrement qui ne s’est pas rendu à l’église, a seule empêché les protestations de se produire en public. Mais il n’a pu se méprendre sur la tristesse et l’indignation que nous causent ces mesures inquiétantes qui, dans la plupart des contrées, ont revêtu un caractère particulièrement odieux.

Mon nom et mes opinions bien connues auraient suffi, je pense, à rectifier l’erreur que je vous signale. Mais dans les temps incertains et douloureux que nous traversons, où les compromissions et les lâchetés paraissent aussi honteuses, mais moins invraisemblables, il est bon et salutaire que chacun tienne son drapeau, encore plus haut, et toujours plus ferme, pour Dieu et pour la Patrie« .

 

Ce sont les seuls échos que l’on trouve concernant cet inventaire à Saint Jean. Celui de 1904 reste le seul valable.


 

Photo « vers 1900 » . Saint Jean aux Bois. Eglise Chœur.  Ministère de la culture.  Auteur : Durand Eugène.  Négatif noir et blanc Support verre.  Réf. APMH 00009228. Avec l’aimable autorisation de monsieur J.D. Pariset, directeur de la médiathèque de l’architecture et du patrimoine.


 

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Evelyne Sullerot

 

Evelyne sullerot

 

C’est au mois d’avril dernier que madame Sullerot est venue nous présenter et dédicacer son livre « Nous avions 15 ans en 1940 ».


La discussion qui avait suivie avait permit un échange de souvenirs communs à certaines personnes de l’assistance.


Aujourd’hui, pour nous permettre de poursuivre cette rencontre nous vous offrons la possibilité d’écouter un enregistrement qu’elle a fait devant le micro de France culture, « Les matins 7h-9h » animés par Marc Voinchet le 12 novembre dernier. 


 

 

 

N’oubliez pas de couper la musique d’ambiance en bas en appuyant sur le haut-parleur pour entendre madame Sullerot.

 

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