Mois : décembre 2011

Le bisou

 

En voilà deux qui n’ont pas pu attendre les


douze coups de minuit du 31 décembre pour

 

se faire un petit bisou.


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Poème de M. Ségouin-Pierrard

207 - copie

 

 

 

 

Maurice Ségouin-Pierrard, poète, publie en 1931 un recueil de poèmes dans lequel nous en trouvons un intitulé : « À la vieille porte de Saint-Jean-aux-Bois ».

 

Ce poème fut édité en carte postale.

 

Nous vous offrons à la fois le texte de l’édition disponible à la bibliothèque de France et la carte postale.


Ce poème est accompagné d’une gravure de l’auteur représentant la vieille porte fortifiée.

 

 

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Epidémie de 1832

Une grande épidémie de choléra asiatique arrive avec le printemps de l’année 1832 et frappe cruellement le canton de Compiègne. 


8.gifDe la ville elle gagne successivement toutes les communes alentour, et pénètre à Saint Jean aux Bois le 6 mai. 


Par arrêté préfectoral du 26 avril 1832, toutes les écoles primaires des communes atteintes par la maladie sont fermées.


D’après le registre d’état civil, il y a 9 décès qui sont enregistrés entre le 5 mai et le 22 juillet, date probable à laquelle se situe le dernier mort dû à cette épidémie. Trois femmes : Marie Louise Maxence Ménage, 60 ans ; Charlotte Leleux, 43 ans et Marie Thérèse Victoire Langelez, 68 ans. Six hommes : Jean Louis Magniant, 65 ans, Jean Baptiste Laissaint ; 58 ans, Pierre Irénée Camus, 21 ans ; Jean Baptiste Boutanquoi, 55 ans ; François Leleux, 41 ans et Jean Louis Toussaint, 64 ans.


Toujours d’après le registre d’état civil, il apparaît que le pic des décès se situe au mois de juillet. Entre le 10 et le 22 de ce mois, il est enregistré 5 décès au rythme d’environ un tous les deux jours.


137---copie.gifOn remarque que les décès ne concernent que des adultes, et pour la plupart des personnes âgées (pour l’époque). Pas un seul décès d’enfant n’est enregistré durant cette période.


Le Conseil municipal, lors d’une réunion tenue le 20 mai, fait état de 30 malades. Cette assemblée se tient suite à un don de 176 francs que le Roi fait à la commune pour secourir les malades indigents, tant en médicaments qu’en secours en nature. 


Les autorités avaient sans doute pressenti les risques d’épidémies dues aux conditions d’hygiène et de salubrité qui régnaient alors dans la plupart des villages du canton.

 

Le 8 avril 1832, le Préfet prend un arrêté, dans lequel il pointe du doigt toutes sortes de manquements aux règles d’hygiène et indique les précautions à prendre afin d’améliorer la situation. Il cite pêle-mêle les tas de fumiers devant les maisons, les fosses où croupissent les immondices pour former de l’engrais, le curage des fossés à la suite de quoi on laisse les boues sécher au soleil, etc. autant de risques pour la santé des habitants. Le rouissage du chanvre est également montré comme une opération dangereuse pour la salubrité publique. Il était courant de rouir le chanvre dans la mare située au centre du village où dans le fossé d’alimentation du moulin.

 

Le Préfet recommande la mise en place dans les communes de commissions chargées de veiller à l’abandon de telles pratiques et demande aux maires de prendre des arrêtés à ce sujet.

 

Mare-de-la-cour-commune.jpgC’est ce que fera le maire de Saint Jean qui, le 12 avril 1832 « nomme pour les hameaux de La Brévière et Malassise, le sieur Mismacq François Denis, conseiller municipal, marchand de bois, résidant au hameau de La Brévière, et Renard, Jean Michel, membre du conseil municipal, habitant le hameau de Malassise, aux fonctions de commissaires municipaux, et les charge de surveiller l’exécution de toutes les mesures prescrites et à prescrire pour les règlements concernant la salubrité publique et la police sanitaire, chacun dans leur résidence« . 


Le 19 juillet, le Préfet recommande d’éloigner des habitations le rouissage du chanvre et de ne le pratiquer que dans des eaux courantes.

 

Le 8 août 1832 le maire prend l’arrêté suivant : « Nous, maire de la commune de Saint Jean aux Bois, vu les arrêtés de M. le préfet des 2, 5, 9 avril et 19 juillet derniers, qui prescrivent des mesures d’assainissement et de salubrité, et notamment celui du 19 juillet qui signale le rouissage du chanvre comme métier très insalubre, et par lequel il prescrit de choisir les lieux les plus éloignés possible des habitations où il sera permis de le faire rouir ainsi que ceux où on le pourra faire sécher. Considérant le peu de temps que la maladie ne règne plus dans cette commune et craignant son retour, car elle règne encore dans les communes voisines : arrêtons en conséquence, qu’on ne pourra faire rouir le chanvre qu’à l’étang de Saint Jean et dans les ruisseaux des prés dits de Malassise, il est expressément défendu d’en faire ramener sécher dans aucun autre lieu auprès des habitations, les délinquants seront poursuivis devant les tribunaux compétents« . 


Cet arrêté sera approuvé par le Préfet le 20 août suivant. 


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En attendant le printemps

Gazouillis du ru des Planchettes


En attendant le gazouillis des oiseaux du printemps prochain, il nous reste, cet hiver, celui du ru des Planchettes.

 

Goûtez cette minute de repos et de calme et repassez là même plusieurs fois si pour vous la journée a mal commencée.

 

 

Pour entendre ce gazouillis, n’oubliez pas de couper le son de la musique d’accompagnement en bas de la page à gauche

 

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Album de Noël

Devant la satisfaction manifestée par la publication des photos de l’arbre de Noël de la municipalité nous publions, ci-contre, l’album avec l’ensemble des photos prises ce jour là.

 


 


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Pièce de monnaie

Trouver sur un chemin de forêt une pièce de monnaie ; c’est assez courant lorsqu’il s’agit de centimes d’euro ou même plus rarement d’euros. Une pièce en anciens francs, c’est moins fréquent de nos jours, mais ça se trouve encore. J’ai ramassé un jour une pièce de vingt centimes sur la butte d’une taupe !

 

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Mais trouver une pièce à l’effigie de Louis XVI sur le chemin qui mène du carrefour du Grand maître à la route de Vieux Moulin, ce n’est vraiment pas banal.


Bien qu’ayant été perdue voilà plus de deux siècles, la personne qui l’a égarée la cherche peut-être encore. Elle peut venir me la réclamer, je la tiens à sa disposition. Bien qu’en mauvais état elle peut encore lui servir.


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Le ramassage des faînes (suite)


 

Les habitants semblent obtenir satisfaction au sujet de la journée de travail, mais ils devront verser leurs 12 litres de faînes.

 

03-Petition-a-l-empereur.jpgC’est ainsi que l’inspecteur des forêts de la couronne s’adresse au maire par une lettre du 5 décembre 1853: « Afin d’assurer autant que possible la rentrée de la faîne qui est due à l’administration, je viens vous prier d’avoir l’obligeance de faire publier immédiatement dans votre commune, à son de caisse, que les permissionnaires qui n’ont pas encore livré leurs 12 litres de faînes à l’administration sont invités de le faire dans le délai de deux jours à partir de la présente publication, et que ceux qui n’auront pas obtempéré à cette invitation dans le délai précité, seront privés à l’avenir de toute concession de l’espèce« .

 

En 1857, en raison de la faible quantité de fruits, les permissions ne sont données qu’à condition de ne les ramasser qu’à la main. D’autre part, les habitants devront s’abstenir de ramasser et d’enlever la faîne un jour avant l’arrivée de l’empereur et durant tout son séjour à Compiègne. Cette année-là ce 50 centimes sont demandés à chaque permissionnaire.

 

3 novembre 1897En 1877 pour une permission de ramassage à la main, ce sont 15 litres de bonnes faîneset pour une permission à la vannette, 30 litres qu’il faut donner à l’administration.

 

En 1881, pour le ramassage à la vannette, chaque permissionnaire principal, doit donner 30 litres « de bonne faîne vannée » et pour chaque auxiliaire, 20 litres. Quant au ramassage à la main, chaque personne doit remettre 15 litres « de bonne faîne vannée« .


Chaque demande de ramassage devait être faite sur papier timbré. Pendant plusieurs années les autorisations semblent suspendues par l’administration forestière.

 

Il faut attendre 1893 pour voir une délibération du Conseil municipal de St Jean appuyer une lettre du maire de Béthisy St Martin qui :  » l’informe que le Conseil municipal de cette commune demande à l’administration des forêts d’autoriser le ramassage de la faîne, de réduire dans la plus grande mesure du possible, la quantité de faînes à lui fournir, et qui prie le conseil municipal de St Jean aux Bois de vouloir appuyer cette demande. PAGE 237À l’unanimité des membres présents le Conseil de St Jean s’associe pleinement à la demande formulée par le conseil de Béthisy St Martin, et prie M. le sous-préfet de bien vouloir user de toute son influence auprès de l’administration des forêts pour donner satisfaction à nos populations« .

 

En 1897, nous trouvons une lettre du député Noël au maire, qui l’informe que sur sa demande l’administration des forêts a bien voulu lever l’interdiction du ramassage des faînes et que celui-ci sera autorisé de nouveau dans les mêmes conditions que par le passé.

 

Le ramassage de la faîne disparaîtra progressivement, des produits de substitution à l’huile de faînes étant apparus. 


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Le ramassage des faînes

 

P1000159Le ramassage des faînes était une pratique très ancienne qui se pratiquait le plus souvent en famille. Pour certaines tous les membres y participaient.

 

Si les droits d’usages ne font pas explicitement référence au ramassage de la faîne, le droit de la glandée en forêt pour les porcs s’entendait pour les glands et les faînes.

 

Les plus anciennes archives de la commune concernant le ramassage des faînes remontent à l’année 1815. Ce droit était particulièrement réglementé et chaque autorisation était accordée en contrepartie d’une quantité de faînes que chacun devait fournir à l’administration.

 

1Ainsi pour 1815 (31 familles de La Brévière et 30 de St Jean sont inscrites sur les listes), chaque ramasseur doit  » fournir de la faîne à raison d’un pichet rendu à La Muette le 31 décembre 1815« . Les habitants fourniront 126 pichets cette année-là.

 

Le ramassage des faînes s’est pratiqué de nombreuses années. Nous trouvons trace des listes établies par le maire jusqu’en 1869. Mais cette pratique s’est poursuivie bien plus tard, disons jusqu’au début de la guerre 1914/1918 puisque nous retrouvons une affiche de l’administration des Eaux et Forêts datée de 1912. Chaque année le maire adressait au Conservateur des forêts la liste des habitants qui souhaitaient en ramasser, et celui-ci fixait, suivant la récolte, la quantité que chacun devait fournir à l’administration.

 

Des permissions collectives n’étaient attribuées que pour les personnes d’une même famille. Les enfants au-dessous de 12 ans ne payaient que la moitié de la rétribution demandée. Tous ceux qui avaient encouru des condamnations forestières, ne recevaient aucune permission avant qu’ils n’aient préalablement justifié du paiement des amendes et de la restitution P1000171des biens pour lesquels ils avaient été condamnés.

 

En 1853, des protestations s’élèvent en raison de la quantité demandée à chaque ramasseur qui s’élève à 12 litres de faînes. De plus une journée de travail devait être consacrée à l’administration au moment où cela lui convenait. Par une lettre datée du 10 octobre, les maires de La Croix St Ouen, St Sauveur, St Jean aux Bois et Pierrefonds s’adressent à l’Empereur et lui font remarquer que cette « redevance paraît exorbitante à tous, eu égard de la faible quantité de faînes à ramasser ; elle sera même onéreuse pour beaucoup de familles, car généralement ce sont les pauvres qui ramassent ce fruit« . Ils demandent « en considération de la cherté des denrées alimentaires, que Votre Majesté daignera donner des ordres pour qu’ils leur soit fait cette année remise de toute rétribution, ou au moins de la journée de travail« .

 

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