Mois : août 2011

Rosée matinale

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Dame araignée toute la nuit s’est affairée, 


Au matin, tel un grand maître, sa toile nous a présentée,


Devant telle beauté dame rosée ne put résister,


Et de perles parsemées s’empressa de la parer,


Devant un tel spectacle le soleil émerveillé,


D’une touche de l’un de ses rayons la fit briller.

 


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Rues des Plaideurs et du Parquet

4 P1010171.gifLa rue des Plaideurs

 

A St Jean il existe deux rues dont les noms laissent à penser à de nombreuses personnes qu’elles ont un rapport entre elles.


La rue des Plaideurs et la rue (on l’appelle aussi route) du Parquet. La  seconde, que nous avons citée dans l’article précédant.


Pourtant aucun lien n’existe entre elles  de quelque façon que ce soit.


La première, qui traverse le village, fait partie du chemin des Plaideurs, qui d’Est en Ouest, reliait  à travers la forêt Pierrefonds à La Croix St Ouen. Ce chemin a des origines très anciennes.

 

Aujourd’hui la route qui relie Pierrefonds à La Croix St Ouen ne suit que par endroit et sur de courtes distances, le tracé de cet ancien chemin. P1010133.gifDe nos jours, outre St Jean nous le retrouvons dans la traversée de La Brévière. Au delà, en direction de La Croix St Ouen, il est impraticable en certains endroits.


Ce chemin était, à une époque, emprunté par les habitants de Pierrefonds et des alentours qui allaient plaider leur cause pour tous les litiges de la vie courante (d’ou son nom de plaideurs) auprès d’une juridiction qui siégeait à La Croix St Ouen. En dehors de cette utilisation, il n’était guère fréquenté.

 

A part quelques rares promeneurs, de tous il est à présent ignoré.

 


La rue du Parquet (ou route)


Un  « parquet » était un lieu où se pratiquait l’élevage de faisans.


11 24Cette route donnait donc accès à ce parquet qui se situait sur le lieu-dit « La Landeblin », dépendant de St Jean aux Bois. Il fut bâti sous Louis XV et était très important. Un mur, dont il existe encore des vestiges, 7 La Landeblinl’entourait.

 

Les bâtiments furent transformés par la suite en maison forestière.

 

 

 

 


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Coupes en tous genres

Comme il a déjà été écrit, Saint Jean aux Bois a été, durant plus de deux siècles, un village où l’activité essentielle des habitants était liée au bûcheronnage. Manier les divers outils de tronçonnage et de façonnage du bois n’avait de secret pour personne.


A l’époque où se situe l’anecdote qui va suivre, la tronçonneuse avait depuis des lustres remplacé le passe-partout, la hache et les scies les plus diverses.


Mais de là à utiliser cet engin à tout propos… !


P1010073.JPGRue du Parquet habitaient monsieur G… et son épouse qui étaient de nos amis. Ils habitaient une maison assez vaste dont la pièce principale s’étendait en longueur avec en bout une partie à l’équerre, communément dite pièce en L.


Celle-ci très grande, à l’image de la demeure, avait été aménagée de telle façon qu’une partie servait de salle à manger et l’autre de salon.


Cet espace avait reçu un meuble exécuté sur mesure qui occupait deux pans de murs dont les fonctions étaient multiples ; rangement, bibliothèque, etc.


Nous étions à un moment ou le prix du fioul commençait sa montée vertigineuse.


Aussi, nos deux amis décidèrent-ils, par économies, de faire installer un insert à bois, compte tenu des facilités d’approvisionnement dans ce pays de forêt.


Mais l’endroit où ils décidèrent de le faire installer, sur le milieu du mur au fond du salon, nécessitait le déplacement du fameux meuble. Ceci n’était pas insurmontable et les travaux furent exécutés.


P1010074Ne restait plus qu’à remettre le meuble à sa place. Le problème c’est que la partie du meuble qui occupait le mur du fond ne pouvait plus aller au même endroit puisque l’insert en occupait une partie.


Qu’à cela ne tienne. Notre ami G… avait tout prévu. Il suffisait de couper la partie devenue inutile.


A quelques jours de là, un midi, notre voisine T…, qui faisait le ménage chez eux, entra comme une bourrasque chez nous et me dit : ça y est le père G… a coupé son meuble et tu ne devineras jamais comment !


Devant mon air en point d’interrogation elle s’écria : « à la tronçonneuse! ».


Après les mots rituels que l’on dit dans ces cas là : « Pas possible ! », un fou rire nous pris.


Voulant voir le résultat de cet exploit technique digne du parfait bricoleur, l’après midi même je me rendis là où l’exigeait ma curiosité.


Je fut accueilli par un chaleureux : « Ca y’est, venez voir ! ». En effet c’était un spectacle qui valait le déplacement. Je n’étais pas déçu.


De la partie coupée du meuble pendaient de chaque côté de la saignée, des échardes énormes. La coupe était de biais, pas d’équerre. Comme travail c’était splendide, pour du bois de chauffage. Mais là !!!


Devant mon air perplexe et prenant sans doute conscience que quelque chose n’allait pas Monsieur G… pris la sage décision de faire appel, quelques jours plus tard, à l’excellent menuisier d’un village voisin.


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Imitations

A regarder ces arbres on se met à penser qu’il en est un peu dans la nature comme chez nous les humains.


P1010117 P1010119Il y a ceux qui, après après avoir pesé le pour et le contre, prennent sans hésiter la bonne décision.

 

Et puis il a ceux qui hésitent longuement ne sachant jamais se décider, tantôt à droite, tantôt à gauche. Comme on dit, ils ne savent pas « à quels saints se vouer ».


Ce fut certainement le cas de cet arbre, qui au lieu de choisir immédiatement comme ses congénères la direction la plus simple et la plus normale, c’est-à-dire la verticale, hésite quelque temps avant de faire comme eux.


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Il monte, puis redescend, réfléchi un bon moment, puis décide enfin de prendre la bonne décision.

 

Il en devient même ridicule semblant avoir un tronc suspendu. Il ressemble à ces tourelles en cul-de-lampes accrochées aux angles de certains édifices.

 

 

 

 


P1010137.JPG P1010140Et puis il y a les tordus. Ceux qui sont prêt à mener tous les coups possibles et inimagi-nables.

 

Ainsi la nature a ses nombreux imitateurs.

 

Ou bien ne se moquerait-elle pas de nous quelques fois ?

 

 

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La salamandre

P1010003.JPGRegardez cette petite salamandre, un matin sur la terrasse rencontrée.


Comme elle est belle avec sa robe noire vernissée, parsemée de taches jaunes négligemment jetées.


Elle paraît bien inoffensive malgré ses allures de petit dinosaure.


A petits pas, après quelques poses pour la photo, histoire de se faire admirer, elle est partie comme elle est venue.


Et je ne l’ai jamais revue.


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Page d’histoire

Pendant plus de six siècles, St Jean aux Bois est intimement lié à la présence et à la prospérité de son abbaye.


15-copie-1.gifCouvent de femmes, ordre de Saint Benoît, fondé en 1152 par la Reine Adélaïde, veuve de Louis VI le Gros, sur l’emplacement d’une ancienne maison royale, (certains parlent de l’ancien Palais de Cuise), jusqu’en 1634 date à laquelle elles échangent leur abbaye avec celle des chanoines de Royallieu, devant l’insécurité qu’elles éprouvent, seules au milieu de la forêt.

Peu après leur arrivée, les chanoines adoptent l’ordre de Saint Augustin.

Les habitants laïcs, alors peu nombreux, sont exclusivement au service des religieux (domestiques, fermiers…)


2 L’exploitation forestière se développant, notamment après la réforme Colbert, le métier de bûcheron devint progres-sivement l’activité principale des habitants. L’apport de nouveaux arrivants, attirés par ce métier, fait que la population prend de l’importance et que bientôt naît le village de St Jean aux Bois.

  

Parallèlement d’autres métiers se développent (tisserand, potier, tailleur d’habits, menuisier, marchand de bois, vacher …) La culture du chanvre prend de l’importance.

En 1761, le nombre restreint de religieux, ne permet plus à l’abbaye de fonctionner normalement. Rattachée à celle de Saint Léger de Soissons, son extinction est prononcée.

 

 4Jusqu’à la révolution, n’apparaissent pas de notables changements. Le village compte alors 26 maisons groupées autour de la ferme. Entre 1791 et 1793 elles sont vendues comme biens nationaux, avec le moulin et les bâtiments conventuels très dégradés.

 

En 1792, les habitants de St Jean et du hameau de La Brévière, qui jusqu’alors était totalement indépendant ayant sa propre municipalité, décident de ne former qu’une seule commune. Malassise, alors simple lieu-dit, prend de l’expansion.

En 1794, le village prendra, pour une courte période, le nom de « La Solitude ». D’où le nom de solitaires qui, encore aujourd’hui, reste pour désigner ses habitants.

Cet ensemble se développe et ceux-ci sont jusqu’à 450 vers 1850.


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Le village aura son école publique, son lavoir communal et plusieurs lavoirs individuels, un four banal, deux fermes, ses étables, ses « toits à porcs ». Plus tard, ouvriront pour quelque temps, une école religieuse de filles et un bureau de poste.


Le moulin de l’ancienne abbaye deviendra dans les années 1880 la boulangerie du village, point de rencontre des habitants jusqu’à sa fermeture en 1984.

 

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Des auberges et des estaminets, certains forts anciens, sont des points d’assemblées. Des sociétés se créent (Société de secours mutuel, Société musicale avec fanfare, une brigade de sapeurs pompiers, des sociétés de tir, de gymnastique, de boules). Une bibliothèque est créée.


Toutes ces activités, ainsi que les métiers traditionnels perdureront jusqu’au milieu du 20e siècle. Aujourd’hui la vie associative continue d’y être très active.


De nos jours les activités professionnelles et scolaires des 350 habitants les appellent hors de la commune. Le village n’est plus que le lieu où ils résident. Cela n’enlève rien aux charmes du pays, et ses habitants sont heureux de vous accueillir et de vous souhaiter la bienvenue.

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Alors ça mort?

P1010122.JPGAlors que je revenais par la piste cyclable, j’ai croisé un pédaleur qui m’a lancé un retentissant « Alors ça mord ?».

Vu son allure, il était déjà loin, je n’eus pas le temps de lui répondre que je ne revenais pas de la pêche mais des champignons.

Mais, bigre je me suis dit, si maintenant il faut que j’ailles aux champignons avec des gants de travail par crainte des morsures où allons-nous ?

Si le « réchauffement climatique » déjà responsable de pas mal de maux, d’après certains, devait faire pousser des champignons carnivores, alors oui c’est bientôt la fin du monde !

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Restes ici

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— Mais arrête de tirer comme ça, à la fin !

— J’te dis que je veux aller par là !

— Et moi j’te dis de rester à côté de moi ! Sinon tu vas te perdre dans les bois ! J’te tiens et j’te lâche pas !

— Et arrête de tirer que j’viens d’te dire !


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Cette curiosité peut-être vue du chemin qui mène au carrefour de la Ruine.

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Le chêne et le hêtre

 

Le Chêne et le hêtre


Ils étaient nés ensemble voilà plus d’un siècle.

 

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L’un d’un gland l’autre d’une faîne. Qu’importe s’ils n’étaient pas de la même famille. Ils avaient grandi côte à côte et avaient décidé de ne plus se quitter, en amis fidèles qu’ils étaient devenus.

Le temps faisant, se sentant si bien ensemble, ils s’étaient enlacés. Leurs troncs épousant réciproquement les formes de l’un et de l’autre.


P1010007 P1010009Leurs branches formant un houppier commun.

Leur amour fraternel dura le temps que dure une vie. L’un deux, le chêne, hélas mourut.

Depuis le hêtre le soutient ne voulant pas laisser chuter son ami de toujours.

Pour lui une façon de montrer au monde qu’une amitié n’est pas vaine quand elle est partagée et sincère.

 

P1010013On peut les voir, discrets, à droite du chemin qui mène au gros chêne de St Jean à une cinquantaine de mètres dans le sous-bois.

 


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Tour du village

  

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 La rue des Abbesses. Cette rue épouse le fossé qui sur l’extérieur enserrait l’abbaye.  


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La petite cour, la place du village, la mairie, la rue du Parquet, le cimetière et le lavoir.


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