Catégorie : Patrimoine

Une biche très curieuse

Hier matin, sur les sommets de « La Fortelle » (les petits monts), au détour d’un chemin, je tombe sur une biche, et m’immobilise aussitôt. Ayant l’appareil à la main, je le monte lentement à la hauteur des yeux. Un premier cliché, puis un deuxième,… l’animal reste au milieu du chemin. Il semble même intrigué par cette chose immobile en face d’elle. La biche fait un pas dans ma direction, puis prudemment s’approche encore, s’arrête, regarde, et s’avance toujours, mais pas trop près tout de même, je ne dois vraiment pas ressembler à un arbre. J’ai le temps de faire une douzaine de photos, puis sans doute lassée, d’un bond elle s’élance dans les fourrés, ne laissant d’elle qu’une furtive tache brunâtre.


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Un marronnier en forêt

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Un marronnier, ce n’est pas le type d’arbre que l’on rencontre le plus souvent en forêt. Qu’est venu y faire celui-ci ? Pourquoi est-il là ?

Voilà l’histoire de ses origines.

La place du village est ornée en son milieu d’un superbe marronnier plus que centenaire. Il étale sa ramure sur une bonne partie de celle-ci.

Lorsqu’à l’automne il perd ses marrons, ceux-ci jonchent le sol en très grande quantité et doivent être enlevés par brouettes entières.

Il y a maintenant une quarantaine d’années, le garde champêtre et cantonnier, monsieur R…, qui était chargé de ce travail, avait l’habitude de venir vider ses charretées de marrons à une quinzaine de mètres en bordure de forêt.

Et un jour l’un deux, se sentant bien à cet endroit, a germé donnant un arbre qui d’année en année est devenu celui que nous connaissons aujourd’hui.

Il y a quelques années un garde forestier, pensant sans doute qu’un marronnier parmi les chênes, les hêtres et autres charmes faisait désordre voulu le couper. Les riverains tenant déjà à ce moment là à leur marronnier, l’engagèrent sans mal à ne pas le faire.

Depuis, année après année en cette saison, il se pare de fleurs blanches coniques, qui à leur tour donneront à l’automne de superbes marrons.

 

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André Philippe

Depuis plusieurs jours référence est faite à André Philippe dans plusieurs citations. Faudrait-il situer le personnage de façon que vous sachiez de qui il s’agit.

 

André Philippe

 

Grand ami du docteur Bresset, lui-même citoyen de Saint Jean aux Bois dont il fut maire et dont nous parlerons ultérieurement, André Philippe, décédé à Eaubonne le 2 novembre 1949, était entré à l’école des chartes après avoir pensé se consacrer à la peinture. S’il fit siennes les disciplines archéologiques, s’il suit les enseignements de Robert de Lasteyrie et d’Eugène Lefèvre-Pontalis, il ne renonçe pas à la pratique des arts. Il ne se bornait pas à disséquer un édifice pour en déterminer la date et le caractère, il en fixait la pittoresque silhouette en des aquarelles vigoureuses. Il se plaisait à dessiner un objet, appréciant mieux ainsi le travail de l’artisan qui l’avait conçu. Artiste, il l’était dans son port, dans sa manière de concevoir l’existence, dans le choix du décor des lieux où il vivait, dans une certaine fantaisie qui ne nuisit jamais d’ailleurs à la rigueur de ses recherches.


Rue des Plaideurs par André Philippe 1931Né à Clamecy le 29 mai 1875, il fit ses études à Paris. Après avoir consacré sa thèse d’école (1901) aux églises romanes de l’ancien diocèse d’Auxerre, qu’il imprima partiellement dans le bulletin monumental, il choisit la carrière d’archiviste départemental. Il fut d’abord nommé en 1901 aux archives de la Lozère qu’avait quittées, l’année précédente, Charles Porée, dont il suit l’exemple et qui fut son ami. Le Gévaudan était une pittoresque contrée, faite pour lui plaire. Il s’attacha au classement des archives notariales dont il tira une étude sur la baronnie de Tournelle. Il commença l’examen des monuments du pays et en donna quelques monographies.


Mais un poste devint bientôt vacant qui devait satisfaire à la fois ses goûts d’érudit et d’artiste. Ch. Chevreux, qui avait fait une longue carrière à Epinal comme archiviste et conservateur du Musée départemental, venait d’être transféré en 1905 à Rouen, peu avant d’être désigné pour l’inspection générale. Philippe fut chargé de le remplacer. Ainsi demeura-t-il jusqu’en 1937 le dépositaire des riches fonds des abbayes vosgiennes, des belles archives de la ville d’Epinal. Il classa et inventoria les documents des Archives départementales, de même que les séries anciennes et le fond révolutionnaire des Archives municipales. Il dressa, en outre, l’inventaire des sceaux des séries ecclésiastiques de son dépôt (1919). On lui doit la publication de documents extraits de ces séries, notamment des chartes-parties (1924). Il prépara aussi l’édition des plusieurs obituaires d’abbayes vosgiennes.


Conservateur du Musée des Vosges, il ne se contenta pas d’en faire connaître les collections en améliorant leur présentation, il consacra à certaines parties d’entre elles, aux sculptures, aux peintures, aux matrices des sceaux, un inventaire très soigné (1929). Il eut la joie d’exposer, à côté des fameuses collections des Salm et du duc Claude-Antoine de Choiseul, les charmants dessins de maîtres du XVIIIe siècle qui furent légués en 1917 à la ville d’Epinal par le docteur Oulmont.


Promeneur infatigable, André Philippe connaissait à fond son département, il en scruta tous les édifices : il fut un conservateur d’objets d’art accompli. Que de souvenirs a-t-il pu sauver ! Il a composé de nombreuses monographies d’églises, notons spécialement celle de Saint Maurice d’Epinal, ou celles qu’il a publiées dans le volume du Congrès archéologique de 1933. Il a inventorié les armoiries eucharistiques (1926) et les retables aux douze apôtres, déniché dans les tours des églises toutes les cloches anciennes sur lesquelles il a beaucoup écrit. Il savait apprécier sous les voûtes des sanctuaires vosgiens les peintures de saveur populaire, telles les œuvres de Claude Bassot. Aussi, lorsqu’on lui demanda de donner pour la collection Letouzey le répertoire des églises des Vosges, il n’eut qu’à ouvrir ses dossiers pour l’établir.


Au reste, il ne bornait pas ses curiosités au seul département des Vosges et ses voyages furent l’occasion d’études intéressantes : il a profité de ses séjours dans la forêt de Compiègne pour réunir les éléments de son travail sur l’église de Saint Jean aux Bois (1931).


Très mêlé à la vie, d’un naturel accueillant et obligeant, André Philippe a su donner une vive impulsion aux sociétés savantes. Il a été l’animateur du Comité départemental pour la publication des documents économiques de la révolution. Il l’a doté d’un périodique : La Révolution dans les Vosges, publié de 1907 à 1939, où il a édité maints travaux notamment sur les subsistances, sur les représentants en mission. Après la guerre de 1914-1918, il devint président de la vieille Société d’émulation des Vosges, dont il a célébré le centenaire (1924).


Bref, André Philippe peut être cité en bonne place parmi les nombreux archivistes qui, pendant ce demi-siècle, mirent inlassablement au service d’un département dans lequel ils s’enracinèrent leur science, leur talent.


Les rapports entre André Philippe et Saint Jean étaient suffisamment étroits pour que sa fille Simone y épousa le 28 décembre 1931, Jacques Roullet, artiste peintre, lui-même habitant du village, dont l’un des témoins à ce mariage n’était autre que Pierre Bresset.


 

Source : Pierre Marot Bibliothèque de l’école des chartes Année 1950 Volume 108 pages 197-198. Archives municipales de Saint Jean aux Bois.

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1950_num_108_1_460284

 

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Eugène Lefèvre-Pontalis

 

Voutes-de-l-eglise-1-1.jpgAussi loin que nous pouvons remonter dans le temps, et que le permettent les archives, nous constatons que des personnages plus ou moins célèbres sont venus à Saint Jean aux Bois. Parmi les nombreuses personnalités du monde artistique, littéraire, scientifique et autre qui, sans forcément y avoir séjourné longtemps, y sont néanmoins passés, en figurent un certain nombre plus où moins connus et célèbres. Afin de connaître ces hommes et ces femmes qui sont passé à Saint Jean et qui ils sont , nous nous proposons de publier une galerie de portraits de certains d’entre eux. Nous allons vous permettre de faire leur connaissance.

 

Eugène Amédée Lefèvre Pontalis


Le hasard nous amène à commencer par monsieur Eugène Lefèvre-Pontalis, lui qui venait en voisin, puisqu’il possédait une résidence à Vieux Moulin. Nous lui devons plusieurs clichés de Saint Jean, en particulier de l’abbatiale.


Né le 12 février 1862 à Paris, Eugène Lefèvre-Pontalis fut un brillant élève du lycée Condorcet, puis il entre à l’école des Chartes, où il suit les leçons de Robert de Lasteyrie, le maître de l’archéologie médiévale. Plus particulièrement intéressé par l’architecture il suit, parallèlement à ses études, un stage chez Simil, architecte en chef des Monuments historiques, afin de mieux connaître les principes de construction. Il soutient sa thèse sur l’architecture religieuse dans l’ancien diocèse de Soissons au XIe et au XIIe siècle, en 1885. Publiée en deux volumes quelques années plus tard (1894-1896), elle lui vaut le prix Fould de l’Académie des Inscriptions et Belles-lettres. 

Voutes-de-l-eglise-2-1.jpgNommé bibliothécaire de la bibliothèque des Sociétés savantes, il entreprend la publication de monographies d’églises. En 1990, il devient président de la Société française d’Archéologie et se consacre à l’organisation des Congrès annuels, à la publication de Bulletin monumental, tout en enseignant l’archéologie médiévale à l’école des Chartes, comme suppléant de Robert de Lasteyrie, à partir de 1894 puis comme professeur, à partir de 1911. Il projette des photographies qu’il a réalisées au cours de ses nombreuses excursions archéologiques. La photographie complète idéalement les dessins schématiques tracés à la craie sur le tableau. Elle vient également illustrer ses articles et ses conférences.

 

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Ce pédagogue qui souhaitait faire comprendre l’évolution de l’architecture afin de mettre en lumière les progrès de la civilisation d’un grand peuple devient, en 1911, membre de la commission des Monuments historiques ; il fut également président de la Société nationale des Antiquaires en 1916. Profondément affecté par les destructions des églises de Picardie et de Champagne, il fonde, au lendemain de la guerre, la Société des amis de la cathédrale de Reims. Il meurt dans sa propriété de Vieux Moulin en 1923, sans avoir eu le temps de publier un livre sur l’architecture romane qu’il préparait depuis plusieurs années.


Voutes-de-l-eglise-4-1.jpgEugène Lefèvre-Pontalis a légué son fond de près de 14 000 plaques de verre à la Société française d’Archéologie. Ces photographies qui représentent principalement des monuments français mais également des édifices de la péninsule ibérique aident à lire et à comprendre l’architecture de chaque édifice. Ce fonds a été mis en dépôt aux Archives photographiques (Médiathèque de l’architecture et du patrimoine), en 1930. (Source Médiathèque de l’architecture et du patrimoine).

 

Eugène Lefèvre-Pontalis décède le 31 octobre 1923 dans sa propriété de Vieux-Moulin. Le service religieux est célébré à Paris le 7 novembre, au milieu d’une foule considérable.


Les photos que nous publions dans cet article proviennent de ce fonds.

 

 

Légendes des photos :

Saint Jean aux Bois. Eglise : intérieur, partie haute d’un croisillon.  Ministère de la culture.  Auteur : Lefèvre-Pontalis Eugène (historien).  Négatif noir et blanc Support verre. ; Gélatino-bromure. ; Réf. APLP007532

Saint Jean aux Bois. Eglise : intérieur, partie haute d’un croisillon.  Ministère de la culture.  Auteur : Lefèvre-Pontalis Eugène (historien).  Négatif noir et blanc Support verre. ; Gélatino-bromure. ; Réf. APLP007533.

Saint Jean aux Bois. Eglise : intérieur, voûtes de la nef.  Ministère de la culture.  Auteur : Lefèvre-Pontalis Eugène (historien).  Négatif noir et blanc Support verre. ; Gélatino-bromure. ; Réf. APLP007534 .

Saint Jean aux Bois. Eglise : intérieur, voûtes de la nef.  Ministère de la culture.  Auteur : Lefèvre-Pontalis Eugène (historien).  Négatif noir et blanc Support verre. ; Gélatino-bromure. ; Réf. APLP007535 .

Saint Jean aux Bois. Eglise : intérieur, voûtes de la nef.  Ministère de la culture.  Auteur : Lefèvre-Pontalis Eugène (historien).  Négatif noir et blanc Support verre. ; Gélatino-bromure. ; Réf. APLP007536.

Avec l’aimable autorisation de M. J.D. Pariset, directeur de la médiathèque de l’architecture et du patrimoine.

 

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Les chênes qu’on abat…

 

Roman d’André Malraux…


Le chemin du Ru vient de perdre sa bordure de chênes et de hêtres pour la plupart centenaires. Nous ne pouvions pas les laisser partir sans leur exprimer notre tristesse et sans leur dire adieu.


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